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5 mai 2017 5 05 /05 /mai /2017 22:10
La campagne de France... vue d'italie

En arrivant à Pavie le dimanche 23 avril, première étape de mon voyage en Italie du Nord, les sondages sortis des urnes, disponibles sur certains sites, avaient commencé à me rassurer sur l’issue du premier tour, éloignant le cauchemar d’un second tour Mélenchon/Le Pen, qui m’aurait conduit à l’abstention (enfin possiblement, j’aurais peut-être fini par glisser, le mal au ventre, un bulletin Mélenchon dans l’urne). La première place d’Emmanuel Macron m’a bien sûr réjoui, même si, en dépit de son rapport pathologique à l’argent, la présence au second tour de François Fillon aurait permis une vraie confrontation, d’une autre tenue que celle qui s’annonçait. Mais était peut-être préférable, voire salutaire, que les deux France que représentent les finalistes s’affrontent au grand jour et non dissimulées dans les chapelles des partis traditionnels. Au-delà des descriptions sociologiques qui ont été faites de ces deux France (villes/milieux ruraux, centre ville/banlieue, perdants/gagnants de la mondialisation, européens/antieuropéens, etc…), la réparation géographique des votes en fonction des deux candidats m’a vaguement rappelé celle de La France libre et de la France occupée. Intuition pas si farfelue, car j’ai eu la surprise de voir cette hypothèse émise par un sociologue, expliquant que dans la France occupée les maquis étaient dominés par les communistes (et l’on sait que le FN a pris racine dans les anciennes terres communistes), ce qui n’était pas le cas en France libre…

Je pouvais donc, au lendemain du premier tour, rasséréné, me mettre « en marche » avec mon ami (dénomination que je continue à préférer à « mon mari »), pour notre périple en Italie du Nord. De Pavie que nous avons quitté sans pouvoir visiter le Chartreuse, fermée le lundi comme beaucoup de monuments en Italie, nous avons rejoint Mantou, puis successivement, pour une nuit ou deux, Bologne, Ferrare et Padoue avant de faire une halte bien méritée dans les Dolomites - parcourues de Cortina d’Ampezo à Bolzano, bien loin des vociférations de la bête et de son nouveau batard ( nous venions d’apprendre le ralliement de Dupont-Aignan). De là nous sommes redescendus sur Vérone, puis avons pris la direction de Bergame en passant, sur le lac de Garde, par Saló - symbole de la fin cauchemardesque du fascisme italien et souvenir du très beau film, éprouvant, de Pasolini. Une étape au bord du lac de Come, à Lenno, à côté du village d’Azzano oú fut fusillé Mussolini, marque, ce jour, la fin de ce voyage inoubliable. Il serait quelque peu vain d’essayer de dresser la liste des innombrables merveilles qu’offrent les villes d’art que nous avons visitées, et encore plus d’essayer d’établir une hiérarchie, à l’instar de celle, pas toujours convaincante, établie par les guides. Tout au plus livrer quelques coups de cœur : la Chartreuse de Pavie, finalement visitée depuis Bergame ; le palais Ducale et sa chambre des époux à Mantoue ; les 4 églises de la basilique San Stephano à Bologne ; la cathédrale de Ferrare ; La Chapelle delli Scrovegni et la basilique Saint Antoine à Padoue (même si le tombeau est un peu « too much ») ; les basiliques San Zeno et Sant’Anastasia à Vérone ;

la basilique Santa Maggiore à Bergame.

Demain samedi nous repartirons sur Paris, à temps pour apporter notre modeste contribution à un écart le plus important possible entre Emmanuel Macron et celle qui, dans une confrontation dont je n'ai pu voir que quelques extraits, combien édifiants, depuis Bergame, a, je l’espère , révélée le hideux visage du régime - si semblable à celui dont je viens d’évoquer la fin dramatique autour des grands lacs italiens - que sa victoire pourrait annoncer.

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Published by limbo
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