Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
4 novembre 2010 4 04 /11 /novembre /2010 22:19

1735801681.jpg

 

 

 

Après un week-end plutôt calme, si ce n'est notre participation samedi soir à la "touze" organisée par Etienne à Suresnes dont j'ai déjà parlé dans un billet précédent, sur le thème d'Halloween cette fois, slips ou chaussettes rouges s'imposaient, et avant vendredi soir d'aller avec des amis au restaurant le "vagabond", haut lieu du paris gay dans les années de folie de la rue Saint Anne et où se retrouvait une clientèle branchée tandis que de jeunes gens, on les appelait des gigolos en ces temps qui ne connaissaient pas la police de la langue, maintenant des escorts, attendaient que des monsieur moins jeunes les invitassent, vingt ans que je n'y ai mis les pieds, je m'apprêtais  à passer une partie de la semaine à Toulouse où va se tenir un congrès sur la maladie d'Alzheimer, mais voilà qu'un nouveau préavis de grève des syndicats d'Air France fait planer une incertitude sur mon retour vendredi. Rien à  voir avec les retraites cette fois-ci, une revendication purement corporatiste après le vote d'un amendement du projet de loi sur le financement de la sécurité sociale qui considère désormais les billets d'avion à tarif réduit qui sont octroyés par les autres compagnies qu'Air France comme des avantages en nature. On peut discuter de la pertinence d'une grève pour amendement imprudent qui n'est pas définitivement voté et qui a toute les chances de pouvoir être modifié au Sénat.
La loi sur les retraites, elle, est votée et sera sans aucun doute promulguée quoiqu'en dise le facteur qui croit encore à une "réplique" du mouvement de protestation. Je ne saurais le regretter puisque j'étais plutôt d'accord sur le fond (dans la mesure où on a pas eu le courage d'engager tout de suite une réforme bien plus ambitieuse en allant comme le souhaitait la CDFT vers une retraite à "points"), et surtout parce qu'on a enfin donné le dernier mot au parlement sans céder à la rue, comme cela était devenu une habitude depuis le retrait de la loi Savary sous Mitterrand et presque une règle du temps de Chirac. Mais j'ai été accablé par la façon dont le pouvoir a mené son affaire en allant s'enferrer, avec l'aide de notre nouveau Saint-Just, Edwy Plenel,  dans la pantalonnade juridique et financière provoquée par une vieille dame souffrant d'une maladie d'Alzheimer. Le mouvement de rejet qu'a suscité et suscite encore cette loi, me semble être moins lié au contenu de la réforme qu'à un ras le bol de Nicolaparte  exacerbé par la crise, crise qui met en position difficile tous les dirigeants, Merkel, Zapattero, Obama (Le bouffon italien coureur de jeunes chattes, "il vaut mieux ça qu'être gay" vient il de proclamer, est hors cadre), et seul l'anglais, tout juste élu, échappe encore à la colère populaire. Ce qui m'a le plus attristé c'est l'attitude du parti socialiste, ancré, à l'exception de quelques individualités, dans une position négativiste et schizophrène, et incapable de proposer une alternative. "Nous sommes dans un moment de creux historique très grave. Le gauche conserve des positions très fortes sur le plan des valeurs de notre société, mais elle a perdu la main sur la perspective de l'avenir ; elle est devenue un parti complètement défensif contre les méfaits d'un monde dont elle a perdu le secret. Elle est donc le parti des perdants." disait il y a quelques temps Marcel Gauchet. Il pourrait bien l'être toujours, le parti de perdants, au lendemain de l'élection de 2012, en dépit du boulevard que semble lui tendre Sarkozy, surtout s'il prend le risque insensé de nommer, comme on nous l'annonce, l'obsessionnel des "Grenelle", au poste de premier ministre. au moins on ne s'ennuiera pas à compter ses "bourdes", comme en son temps lorsque ce cher Mitterrand eut l'idée saugrenue de nommer Edith Cresson!

Pendant ce temps là on continue à profaner des tombes en France, et l'on sait peu que ce sont les tombes catholiques qui sont de loin les plus touchées, mais, allez donc savoir pourquoi (pas politiquement correct?),  l'indignation ne s'exprime que lorsqu'elles sont musulmanes ou juives, tandis qu'on continue à massacrer allègrement les chrétiens en pays musulman.

Repost 0
Published by limbo - dans politique
commenter cet article
19 octobre 2010 2 19 /10 /octobre /2010 13:22

Vendredi dernier, j’aurais du me rendre à Bordeaux mais j’en ai été dissuadé par le mouvement de grève larvée de certains personnels des aéroports parisiens, le départ de mon avion ayant été finalement annulé après avoir été repoussé de demi-heure en demi-heure. J’ai constaté avec surprise que ces retards qui touchaient la plupart des vols étaient pris avec une relative bonne humeur par une clientèle dont j’ai pu constater par le passé, dans des circonstances similaires, qu’elle pouvait manifester son mécontentement plus que bruyamment. Compréhension implicite des motivations des grévistes ? Ces perturbations aériennes, dont j’ai appris qu’elles duraient en fait depuis mardi, sont étrangement passées sous silence par les médias. On peut s’interroger sur cette minimisation de l’étendue du mouvement de grève actuel, alors que ces mêmes médias ont plutôt eu tendance à suivre les syndicats dans leur surestimation du nombre de manifestants.
On peut se demander aussi pourquoi les syndicats appellent à poursuivre un mouvement alors qu’ils savent pertinemment que le gouvernement ne peut plus reculer et qu’ils risquent de se retrouver sans porte de sortie honorable ? Peur d’être débordés et que le recul du pouvoir ne puisse advenir que dans le contexte d’une dé-corrélation du mouvement protestataire du problème des retraites, dé-corrélation dont l’entrée en lice de lycéens qui n’ont jamais songé qu’ils seraient vieux un jour pourrait être le signe avant coureur, qui emporterait tout sur son passage (le petit facteur, qui commence à vieillir lui aussi, rêvant même tout haut de mai 68, oubliant qu’en mai 68 la France était prospère, en pleine expansion et qu’il s’est alors agi d’un mouvement libertaire dans une France « culturellement » sclérosée) ? On comprend mieux par contre l’attitude du parti socialiste qui a intérêt à ce que la réforme se fasse (un boulet de moins pour lui s’il arrive à revenir aux affaires), mais avec le plus de dégâts possibles pour que le coût politique en soit considérable pour le pouvoir actuel. Car c’est bien l’élection de 2012 qui est en train de se jouer, que le PS puisse gagner même sans leadership et sans programme (François Hollande s’y essaie bien, en faisant sur le plan fiscal des propositions d’une cohérence telle qu’on en regretterait presque qu’il ne soit plus à la tête de ce parti).
Je ne sais pas qui sera le candidat du PS en 2012, mais il se pourrait bien que Renaud Camus le fût, s’il arrive à obtenir, ce qui me semble improbable, les signatures nécessaires. C’est par hasard que je suis tombé l’autre soir sur une interview de lui, dans une émission où je m’attendais le moins à le trouver, « Bienvenue chez Basse », animée par un journaliste, Pierre Louis Basse, dont la pensée me semblait bien ancrée dans le conformisme de gauche le plus répandu. L’interview, menée sans agressivité, autre surprise, portait sur la sortie de son livre « L’abécédaire de l’in-nocence », qui reprend des communiqués du parti qu’il a fondé, « le parti de l’in-nocence », interview pendant laquelle il a confirmé qu’il était possible qu’il soit candidat en 2012. Cette annonce a même provoqué quelque émoi, prendre le risque du ridicule,  sur le site de la « Société des lecteurs », site pourtant bien aseptisé depuis que des interventions intempestives ont conduit à une censure préalable qui en fait un cercle des adorateurs. On peut imaginer la stupéfaction que pourrait provoquer l’apparition dans la « lucarne » de ce sexagénaire gay, pionnier de la liberté sexuelle, au look d’un autre temps, parlant un langue que l’on pourra bientôt qualifiée de morte, pestant contre la disparition des valeurs de la grande bourgeoisie, l’impolitesse, la dislocation de la syntaxe, l’islamisation de la France, la perte des bonnes manières et du sens civique, l’état de l’éducation nationale et le saccage des paysages.
Cette grande « déculturation » dont parle Renaud Camus est sans doute aussi le reflet d’un monde qui est passé du traitement de texte à « powerpoint», de la phrase au « bullet point », « formatage par le bas de la pensée » (je renvoie à l’article du Monde de ce week-end « Powerpoint c’est du cinéma »), ce monde qui a donné naissance à « Facebook », dont un film magistral, au premier plan d’anthologie saisissant la tachypsychie du héros, nous montre comment l’impossibilité à communiquer, la blessure d’amour propre provoquée par une rupture sentimentale et la jalousie vont amener un surdoué à devenir le plus jeune milliardaire de notre temps.
Jacques Julliard lui aussi, dans des numéros récents du Nouvel Observateur, s’émouvait de la disparition de la langue française et du silence assourdissant qui occultait le fait que la religion chrétienne était devenue la plus persécutée au monde, notamment en Orient et de l’impossibilité à mobiliser les intellectuels sur cette chasse aux chrétiens. Jacques Julliard y voit un Yalta culturel, à l’Orient le monopole d’une religion de plus en plus intolérante, à l’Occident celui de la tolérance et de la laïcité ? On pourrait mettre en doute ce monopole de la tolérance en occident, parler plutôt là aussi d’un formatage de la pensée aux normes du « politiquement correct », formatage dont nous avons l’illustration de samedi en samedi à l’émission de Ruquier où l’on tente de plus en plus souvent, samedi dernier c’est Samuel Benchetrit qui s’y est essayé, de priver de parole ceux qui pensent autrement.
La flèche du temps n’est réversible que dans les équations de la mécanique quantique. Renaud Camus retiré dans son château du Gers fait de plus en plus penser à Don Quichotte. S’il peut m’arriver d’avoir telle ou telle nostalgie, douce et non douloureuse, je ne me sens pas mal du tout dans le monde tel qu’il advient. Quelque soit l’intérêt jamais démenti que je porte l’œuvre de Renaud Camus, je ne voterai donc pas pour lui. Je ne sais encore pour qui. Qui sait, François Hollande sera peut être le candidat socialiste !

 

"Les Lumières ont versé, si l'on ose l'écrire, des torrents de larmes, que le romantisme se garda bien de sécher, quoiqu'il ait modifié la matière des mouchoirs, et réduit quelque peu leur format. Ces pleurs si naturels, si l'on en croit leur immémoriale ancienneté parmi nous - qu'attestent à l'envi la littérature, qui sait tout, et la peinture, qui voit tout, pour ne rien dire de la musique, qui bruit de bout en bout de leur débordement -, ces pleurs directement tombés des yeux de la nature, il ne fallut rien moins que le naturalisme pour commencer à les tarir, l'urbanisme haussmannien, la science, les mardis de la Salpêtrière et la grande industrie. Nous ne sanglotons à peu près plus, sauf, et ce n'est même pas sûr, aux pires débâcles de l'histoire, de la grande et de la nôtre. Or qu'en serait-il pourtant de décennies à la chaîne qui ne sauraient plus ce que c'est que le rire ? Nous ne savons presque plus ce que c'est que les larmes."
(Renaud Camus, Le Bord des larmes, P.O.L., 1990)

Repost 0
Published by limbo - dans politique
commenter cet article
22 septembre 2010 3 22 /09 /septembre /2010 13:20

 

On sait comment est née la crise des « subprimes », de l’exploitation par le monde de la finance de la pauvreté et de l’ignorance. La mondialisation freinant la hausse des salaires et donc la consommation « intérieure » indispensable à la poursuite de la croissance, on a incité les pauvres, c’est à dire ceux qui sont les plus nombreux et qui « ne savent pas », à s’endetter en achetant la maison de leur rêve, rêve dont il n’avait pas les moyens. Le film « Cleveland contre Wall street », docu-fiction qui met en scène « fictivement » le procès contre les banques que les habitants de Cleveland n’ont toujours pas réussi à mettre en œuvre, éclaire de façon lumineuse le mécanisme de cette escroquerie, et notamment celui de la « titrisation », un peu obscur pour moi, qui consistait à placer en bourse ces crédits pourris.
Un autre film, « Krach », démonte le mécanisme des bulles boursières en mettant en scène les agissements d’un super trader (à côté duquel Jérome Kerviel apparait comme un enfant de chœur) qui met au point un système qui ne marche que si quelques uns seulement « savent ».
Si, dans ces deux cas, le système s’est diaboliquement retourné contre ses protagonistes c’est parce que l’appât du gain les a rendus aveugles à leur propre savoir.
Les mécanismes économiques et financiers devraient faire l’objet d’un enseignement obligatoire ce qui donnerait à un plus grand nombre les moyens de déjouer les pièges que leur tendent les conseillers financiers et la possibilité pour ceux qui le peuvent de faire fructifier leur épargne sans que cela soit réservé à une petite minorité d’initiés. Une meilleure éducation « économique » de nos concitoyens permettrait peut être aussi à nous gouvernants de ne pas se précipiter et s’enferrer dans des impasses comme celle du « bouclier fiscal ». Certes, la faute à « pas de chance », Nicolaparte ne pouvait prévoir la survenue de la crise financière quand il a imaginé ce mécanisme subtil pour le substituer à une suppression de l’ISF jugée « psychologiquement » impossible. Un minimum d’effort pédagogique aurait néanmoins été souhaitable, comme cette parabole qui circule sur internet (voir en fin de billet), qui certes force le « trait » mais n’en est pas moins éclairante, telle celle de Fernand Raynaud sur le boulanger « étranger ». On peut même s’étonner devant tant de maladresses politiques que, selon un récent sondage, 37% des français soient contre la suppression du bouclier alors que seuls une infime minorité d’entre eux en bénéficient ! On peut supposer (je n’ai pas les détails du sondage) qu’il s’agit de sympathisants de droite qui espèrent un jour en bénéficier...
Pourtant ceux qui « savent » et notamment les dirigeants socialistes, sont bien conscients que si la supression du bouclier fiscal est inéluctable, le temps de la pédagogie est passé, elle doit s’accompagner d’une refonte globale de la fiscalité. Nombre d’entre eux prônent la suppression simultanée de l’ISF (ou du moins sa refonte) et la création d’une tranche supplémentaire de l’impôt sur le revenu. Un syndicat des impôts, tablant lui aussi sans doute sur l’ignorance, dans une logique purement comptable a calculé que cette double suppression, même accompagnée d’une tranche d’imposition de 45% pour les plus hauts revenus, aboutirait à un manque à gagner important pour l’état, faisant semblant d’oublier que la mise en œuvre d’une fiscalité conforme à ce qui pratique ailleurs en Europe devrait réduire fortement l’évasion fiscale et donc permettre des rentrées significativement supérieures dans les caisses de l’état.




« Un classique a méditer : Supposons que tous les jours, 10 collègues se retrouvent pour boire une bière et que l'addition se monte à 50$ (normalement, 5$ chacun). Dans un souci d équité, ils payaient la note de la façon que l'on paie les impôts, selon les revenus de chacun, on a la répartition suivante: Les quatre premiers, les plus pauvres, ne paieraient rien, zéro cent. Le cinquième paierait 50 cents. Le sixième paierait 1,50$. Le septième paierait 3,50$. Le huitième paierait 6$. Le neuvième paierait 9$. Le dernier, le plus riche, devrait payer 29,50$ à lui tout seul. On arrive donc bien à 50$. Ils décidèrent de procéder comme décrit. Les dix se retrouvèrent chaque jour pour boire leur bière et semblèrent assez contents de leur arrangement. Jusqu'au jour où le tenancier du bar les plaça devant un dilemme: «Comme vous êtes de bons clients, dit-il, j'ai décidé de vous faire une remise de 10$. Vous ne paierez donc vos dix bières que 40$.» Le groupe décida de continuer à payer la nouvelle somme de la même façon. Les quatre premiers continuèrent à boire gratuitement. Mais comment les six autres, les clients payants, allaient-ils diviser les 10$ de remise de façon équitable? Ils réalisèrent que 10$ divisés par 6 faisaient 1,66$. Mais s'ils soustrayaient cette somme de leur partage, alors le cinquième et le sixième homme allaient être payés pour boire leur bière (1,16$ et 16 cents). Le tenancier suggéra qu'il serait plus judicieux de réduire l'addition de chacun selon le même barème et fit donc les calculs … Alors … Le cinquième, comme les quatre premiers, ne paya plus rien, Un pauvre de plus ... Le sixième paya 1$ au lieu de 1,50$ (33% de réduction). Le septième paya 2,50$ au lieu de 3,50$ (28% de réduction). Le huitième paya 4,50$ au lieu de 6$ (25% de réduction). Le neuvième paya 7,50$ au lieu de 9$ (17% de réduction). Le dixième paya 24,50$ au lieu de 29,50$ (16% de réduction). On arrive bien à un total de 40$.
Chacun des six clients payants paya moins qu'avant, et les quatre premiers continuèrent à boire gratuitement. Mais une fois hors du bar, chacun compara son économie. «J'ai seulement eu 50 cents sur les 10$ de remise», dit le sixième et il ajouta, montrant du doigt le dixième: «Lui, il a eu 5$!!!» «C'est vrai», s'exclama le septième. «Pourquoi il aurait eu 5$ de rabais alors que moi je n'ai eu que 1$? Le plus riche a eu la plus grosse réduction!» «Attendez une minute, cria le premier homme. Nous quatre n'avons rien eu du tout. Le système exploite les pauvres». Les neuf hommes cernèrent le dixième et l'insultèrent, le tabassère même … Le jour suivant, le dixième homme ne vint pas, il avait déménagé aux Bahamas ou il avait déjà des amis plus agréables à fréquenter. Les neuf autres s'assirent et burent leur bière sans lui. Mais quand vint le moment de payer, ils découvrirent quelque chose d'important: ils n'avaient pas assez d'argent pour payer ne serait-ce que la moitié de l'addition. Et cela est le reflet de notre système d'imposition. Les gens qui paient le plus d'impôts tirent le plus de bénéfice d'une réduction de taxe et, c'est vrai, ils resteront plus riches. Mais malgré tout, en valeur comme en proportions, ce sont eux qui payent le plus, et si vous les taxez encore plus fort et les condamnez à cause de leur richesse, ils risquent de ne plus se montrer. Pour ceux qui ont compris, aucune explication n'est nécessaire. Pour ceux qui n'ont pas compris, aucune explication n'est possible. »

Repost 0
Published by limbo - dans politique
commenter cet article
25 août 2010 3 25 /08 /août /2010 23:07

624383_3_bec7_on-peut-discuter-de-ce-que-l-on-veut-sur.jpg

 

"On peut discuter [de] ce que l'on veut sur l'affaire des Roms, mais pas un pape allemand", a dit Alain Minc.
"J'ai envie d'exploser un peu. Ce pape allemand ? Parler comme il a parlé ? En français ?", a dit Alain Minc sur France Inter. "On peut discuter [de] ce que l'on veut sur l'affaire des Roms, mais pas un pape allemand", a dit l'économiste, essayiste et conseiller politique. Son prédécesseur "Jean-Paul II peut-être, pas lui".


"Alain Minc, conseiller officieux de Nicolas Sarkozy, a laissé entendre que, de par sa nationalité, Benoît XVI était "un héritier" du régime nazi. "Son insensibilité qu'on a mesurée quand il a réinstallé un évêque révisionniste, son insensibilité à l'Histoire, dont il est comme tous les Allemands un héritier, non pas un coupable mais un héritier", a-t-il dit."


J'ai du mal à croire qu'un conseiller de Nicolas Sarkozy puisse tomber si bas

Repost 0
Published by limbo - dans politique
commenter cet article
20 juillet 2010 2 20 /07 /juillet /2010 18:03

subprime.gifPour avoir oublié ce principe élémentaire, que le bon sens commun traduit par « on ne prête qu’aux riches », les banques se sont tirées une balle dans la nuque et ont mis le monde dans une situation dont on ne sait toujours pas quand, ni surtout dans quel état, il en sortira. L’idée de base était cynique mais réaliste : il y a beaucoup plus de pauvres que de riches, donc prenons leur le peu d’argent qu’ils ont en leur faisant miroiter de devenir propriétaire…D’autant plus facile que les taux d’intérêt aux USA étaient tombés proche de zéro, ce qui en accordant des emprunts à très long terme (plus de 20 ans) permettait de leur faire miroiter des mensualités supportables. Mais ce que ces cyniques n’ont pas dit, c’est que les prêts accordés étaient à taux variable, pratique commune dans les pays anglo-saxons. Quiconque est tant soit peu informé des mécanismes financiers sait qu’il ne faut emprunter à taux variable que lorsque la probabilité de baisse des taux est importante, c'est-à-dire quand les taux sont hauts (ce que je fis en 91, lors de l’achat de mon appartement alors que les taux étaient à 10%, ils sont tombés rapidement à 4% et j’ai gagné 7 ans de remboursements), mais jamais quand les taux sont bas et qu’ils ne peuvent qu’augmenter ce qui risque de se traduire par une augmentation drastique des mensualités (n’empruntez surtout pas à taux variable en ce moment !)….Mais les pauvres ne savent pas ça, et on ne leur a pas dit. L’on sait ce qui arriva, les taux sont remontés, les mensualités avec, les pauvres n’ont pu continuer à payer…Et l’on n’a pas pu compenser ce défaut de paiement en saisissant leurs maisons car la valeur de celles-ci avait notablement baissée du fait de l’éclatement de la bulle immobilière….Tout cela est déjà immoral, mais s’il ne s’était jamais agi que de cela, les banques auraient évité de côtoyer el pire et seuls les pauvres auraient été plus pauvres. Mais nos banquiers US, jamais rassasiés, ont eu la géniale et fatale idée de « titrariser » les crédits consentis, autrement dit les mettre en bourse, et en plus, cerise sur le gâteau, de faire assurer le risque par ce qu’on appelle les « rehausseurs de crédit » (je ne maîtrise pas encore tout cela, aussi ai-je placé en fin de billet une petit résumé du mécanisme en cause). D’où la catastrophe en cours qui s’est propagée selon le mécanisme de la théorie du chaos.
Le plus drôle de l’histoire fût d’entendre ce petit plaisantin qu'est Alain Greenspan, ancien directeur de la Réserve fédérale, déclarer n’avoir jamais vu une chose pareille, alors qu’il est un des principaux responsables de ce qui est arrivé : c’est lui qui, lors de l’éclatement de la bulle internet en 2001, suivie par les attentats du 11 septembre et la guerre en Irak, qui, pour venir au secours de l’économie américaine menacée de récession, a baissé les taux de façon si inconsidérée qu’il a créé la bulle immobilière…
Les bourses se sont alors effondrées, et il n’y a que les « diseuses de stupidité », telles Edith cresson en 91, pour dire « La bourse je n’en ai rien à cirer », car chaque fois qu’une entreprise s’effondre en bourse elle devient la cible des prédateurs qui licencient à tour de bras. Il s’en est suivi, en dépit du sauvetage « d’état » des banques et assureurs par l’administration Bush (qui rappelait à une échelle démultipliée le sauvetage du crédit lyonnais par l’état français), sauvetage indispensable pour éviter la faillite générale, une récession massive avec destruction d’un nombre incalculable d’emplois dans le monde. Les plans de relance qui ont été mis en œuvre pour freiner et inverser cette récession ont accru massivement le déficit des états, ce qui nous amène à la phase actuelle de « rigueur » pour éviter une faillite de plusieurs d’entre eux. Le pire n’est peut être encore à venir et pour faire passer la « pilule » aux peuples concernés devant les sacrifices à venir, on peut s’attendre à une montée des tensions et des conflits dans le monde (on se souvient de ce qui a suivi la crise de 29….).


PS : Mécanisme des « subprime » :
1. La banque accorde un crédit
2. La banque titrise cette créance
3. Elle vend le titre à un hedge fund [un fonds d’investissement à risques, ndlr]
4. Ce fonds emprunte auprès de la banque pour acheter encore plus de titres émis, profitant à fond de l’effet de levier [qui permet d’emprunter plus pour gagner plus, ndlr].
5. Quand le débiteur fait défaut ou même qu’on considère que le risque qu’il fasse défaut augmente, la valeur de la créance titrisée dégringole, mettant en péril le hedge fund.
6. Celui-ci doit financer des pertes et se trouve en situation délicate vis-à-vis de la banque qui le finance.
7. La banque doit déprécier sa créance sur le hedge fund et lui refuse les nouveaux crédits dont il a besoin pour financer ses pertes et assurer la continuation de son activité.
8. Le hedge fund fait faillite.
9. A son tour, la banque elle aussi peut se retrouver en difficulté. Elle a tout à coup besoin d’argent et se tourne vers d’autres banques ; mais ces dernières se méfient car elles estiment que la situation de leur homologue est très dégradée étant donnée la nature de ses engagements. Elles refusent de lui prêter ou alors à des conditions très dures

Repost 0
Published by limbo - dans politique
commenter cet article
11 juillet 2010 7 11 /07 /juillet /2010 21:34

hopital.jpg

 

Une polémique quant à la possible fermeture de certains services hospitaliers à l’activité limitée a remis l’accent sur le problème du coût de la santé. J’aborde rarement le problème de la santé, notamment celui du médicament, dans ce blog, car travaillant pour l’industrie pharmaceutique, je ne manquerai pas d’être accusé de partialité. Lorsque l’heure de la retraite viendra (à 65 ans, peu concerné donc par la réforme des retraites, si je ne suis pas victime (ou l’heureux bénéficiaire ?) avant d’un « plan social »), et si je tiens encore ce blog ou un autre…c’est un sujet que j’aborderai volontiers de front, d’autant plus que je me sentirai plus lié par un quelconque « devoir de réserve ». Quoiqu’il en soit, depuis plus de 20 ans que j’exerce dans l’industrie, je ne me souviens pas d’avoir été une seule fois confronté à une situation où j’aurais été conduit à malmener le serment passé il y a une trentaine d’années.
Les sujets qui ont enflammé l’opinion et la presse ces dernières années sont légions? Déremboursement de certains médicaments, hausse importante de certains médicaments non remboursés, franchises médicales, fermeture et restructuration d’hôpitaux. En arrière plan de l’annonce de ces mesures, le déficit de la sécurité sociale. Il n’y a, à ma connaissance, que 4 façons de réduire ce déficit : augmenter les impôts, diminuer les dépenses, restructurer l’hôpital et diminuer les arrêts maladie de complaisance. Jusqu’à maintenant les derniers gouvernements ont choisi avant tout de diminuer les dépenses (il est parfois amusant de constater que ceux qui protestent le plus contre cette approche, sont les mêmes qui se plaignent le plus des impôts…). C’est ça le populisme, il se mord souvent la queue. Le « dé remboursement » de certains médicaments et l’instauration des franchises médicales visent à cette diminution des dépenses. Le « dé remboursement » entraînant une diminution de la prescription, certains laboratoires ont décidé d’en augmenter les prix pour compenser la perte de prescription. Ceci peut sembler regrettable mais il faut d’abord bien comprendre ce qui a justifié cette éviction du remboursement. Il faut pour cela connaître le mécanisme qui conduit au remboursement en France. Le parcours est le suivant : il faut d’abord que le médicament obtienne son A.M.M (autorisation de mise sur le marché), ce qui se fait maintenant au niveau européen, après que le dit médicament a démontré dans des études cliniques souvent longues et coûteuses qu’il était efficace ( en comparaison à un placebo) et d’un niveau de tolérance suffisant compte tenu de son efficacité (on accepte d’autant plus des effets indésirables parfois graves que l’efficacité est majeure alors qu’un médicament d’efficacité marginale n’aura son autorisation que s’il est parfaitement toléré et sans risque). L’essentiel de mon travail consiste à mette au point et à conduire de telles études. Mais une fois que le médicament a eu son AMM, il doit passer en « Commission de transparence » qui va lui attribuer 2 notes en fonction de son « utilité médicale » en comparaison de ce qui existe déjà (cela s’appelle « service médical rendu » et « amélioration du service médical rendu »). Cette note va déterminer le remboursement ou non (si le service médical rendu est jugé nul ou insuffisant le médicament ne sera pas remboursé) et aussi, s’il est remboursé, son prix qui sera déterminé par le « Comité économique du médicament ». Mais il se trouve que cette longue procédure n’a pas toujours existé et que dans le passé certains vieux médicaments ont eu leur AMM sans répondre aux conditions aujourd’hui nécessaires. Ils ont donc été « réévalués » par la Commission de Transparence qui leur a donné la note la plus faible « efficacité insuffisante ou jamais démontrée. Ils ont donc été retirés du remboursement, ce qui peut aisément se comprendre. Il devrait en être de même pour les médicaments homéopathiques qui n’ont jamais prouvé la moindre efficacité. Certains de ces médicaments, même s’ils n’ont jamais montré leur efficacité (parfois tout simplement parce que les études n’ont pas été faites !), n’en ont pas moins une action. Ainsi, par exemple, il n’est pas contestable que l’ « humex », qui est utilisé dans ce que les concierges appellent « rhume de cerveau », diminue les sécrétions nasales et donc apporte un certain confort, sans agir le moins du monde sur le mal lui-même. La sécurité sociale considère qu’elle n’a pas à rembourser de tels médicaments. Quant à la soudaine augmentation de prix de certains d’entre eux, elle pourrait être limitée si des dispositions (dont certaines sont conseillées par le rapport Attali) étaient adoptées : liberté d’installation des pharmaciens, vente libre des médicaments sans ordonnance, etc…).
J’étais plus réservé sur les franchises médicales. Pas sur le principe, responsabiliser le malade (et le médecin !) et ne pas recourir systématiquement au médecin ou au médicament (il faudrait ici faire référence à Ivan Illich et son œuvre, mais ce serait trop long) pour des maladies qui guérissent toutes seules (80% d’entre elles…), mais sur leur application systématique. Il ne me parait pas en effet acceptable d’appliquer ces franchises aux maladies graves ou chroniques.
Les hôpitaux enfin. Ils constituent une des causes majeures du déficit. La réforme de leur gestion est nécessaire et la fermeture de certains services hospitaliers inévitable et dans ce cas, pas seulement pour la question du coût du maintien de structures non rentables, mais aussi parce que les services de chirurgie qui n’opèrent pas suffisamment ont un risque de décès ou de complications bien plus élevé....

 

Repost 0
Published by limbo - dans politique
commenter cet article
20 juin 2010 7 20 /06 /juin /2010 23:43

mitterrand_1.gif

 

 

Je suis rentré de Buenos Aires pour trouver à Paris un temps assez semblable à celui que je venais de quitter, mas là bas c'était l'hiver...Ce sera sans doute ma dernière destination lointaine de l'année, j'ai en effet renoncer à me rendre à Honolulu en juillet pour le plus important des congrès sur la maladie d'Alzheimer, c'est vraiment un voyage trop long, plus de 20 heures, pour seulement 3 ou 4jours sur place (j'avais trouvé très pénible mon périple pour la même destination en 1993, à l'occasion de l'American Neurology, pendant la 2è guerre du golf, ce qui nous avait valu un accueil plutôt mitigé de la part des autochtones qui ne comprenaient pas la position de la France) et ce d'autant plus que je devrais très probablement m'y rendre à nouveau en avril 2011.

Durant mon vol de retour j'ai pu lire le court essai de Raphaëlle Bacqué, "Le dernier mort de Mitterrand". Ce mort c'est François de Grossouvre qui s'est suicidé à l'Elysée en avril 1994, dernier car il faisait suite aux morts tragiques de Patrice Pelat et de Pierre Berregovoy. Ce récit, bien écrit, se lit comme un roman, c'est l'histoire d'une passion amoureuse, celle qu'éprouvait François de Grossouvre pour François Mitterrand, dépourvue de tout désir physique bien sûr, mais avec tous les symptômes du délire amoureux et des dérives de la jalousie, jalousie féroce à l'encontre de quiconque pouvait lui faire de l'ombre auprès de Mitterrand, notamment Michel  Charasse  et Roland Dumas. Il nous est narré comment cet homme a été broyé par cette passion jusqu'à livrer à la presse et à quelques journalistes complaisants prêts à tout pour salir Mitterrand ( on n'est pas étonné de voir surgir le nom d'Edwin Plenel) des informations sur les affaires, dont le secret de la 2è famille de Mitterrand, qui ont assombri son second septennat. Suicide, le livre ne laisse aucun doute. Ce "roman" est aussi le récit des amours parallèles, passionnels aussi, qui rapprochaient encore les deux hommes, tous les deux avaient un amour clandestin.

Ce livre n'est pas un livre partisan, loin de là, mais donnant un éclairage nouveau sur certains épisodes qui ont constitué la "part d'ombre" de Mitterrand, il en  renforce l'image. On est notamment fasciné par l'aura qu'il avait sur tous ceux qui l'approchaient, comme cet interprète avouant au soir de sa retraite : "J'ai aimé passionnément cet homme..."

J'ai lu ce livre avec une certaine nostalgie d'une époque révolue, celle où la France avait un président....

 

"....Lui, en revanche, ne s'améliore pas : ces deux journées outre-Manche s'étaient bien passées, sa femme avait surmonté l'épreuve de cette première sortie officielle avec beaucoup de grâce et d'à propos, il a fallu qu'il aille tout gâcher en soulignant ce succès, en déclarant, lors d'un discours, que Carla avait fait honneur à la France, comme s'il s'agissait d'un enfant de cinq ans ou d'une pouliche qui aurait gagner le Grand Prix. Je suppose que cet homme est très intelligent, pour être arrivé là où il est en ayant triomphé de tant de redoutables rivaux. Mais en même temps, et de toute évidence, il est très bête. C'est lui l'enfant de cinq ans, qui parade de ses jolis jouets, vérifie qu'on les a bien remarqués et insiste pour qu'on reconnaisse que, décidément, ce sont les plus beaux. Et tous ces mamours étalés sont déplaisants au possible."

( Renaud Camus, Au nom de Vancouver, journal 2008, Fayard)

Repost 0
Published by limbo - dans politique
commenter cet article
6 juin 2010 7 06 /06 /juin /2010 17:25

Zizek-42896.jpg

 

Plusieurs penseurs de gauche ont depuis quelques temps, Pierre Rosanvallon (« La contre-démocratie ») et Marcel Gauchet («L’avènement de la démocratie ») notamment, fait état d’une crise de la démocratie : « anémie galopante », « perte d’effectivité », « démocratie éléctive érodée ». Il ne s’agissait cependant pas pour ces auteurs, plus ou moins proches de ce qu’on a appelé sous Mitterrand la « 2è gauche », de remettre en cause ce système qui reste pour eux, si ce n’est « l’horizon indépassable de l’humanité », au moins, pour reprendre les termes de Marcel Gauchet « l’horizon indépassable de la séquence historique à laquelle nous appartenons ».
On assiste depuis peu à l’émergence d’une pensée bien plus radicale, à laquelle Libération vient de consacrer un dossier, dont témoigne le livre à succès du philosophe Alain Badiou « De quoi Sarkozy est il le nom » ou encore celui du slovène Slavoj Zizek « Robespierre : entre vertu et terreur ». Pour ces auteurs la démocratie élective ne marque pas « La fin de l’histoire », et ils en appellent à sa remise en cause : « Tout le monde voit que la démocratie électorale n’est pas un espace de choix réel ». Face à la « corruption » par l’argent l’heure serait venue de définir « une nouvelle pratique de ce qui fut nommé dictature (du prolétariat). Ou encore, c’est la même chose : un nouvel usage du mot « vertu ».». Il s’agit bien du retour à un marxisme radical, stalinien, nourri par toutes les actions qui visent actuellement à saper les fondements de la démocratie et à remettre en cause en permanence le verdict des électeurs ( on pourrait donner en exemple les fameux « tribunaux citoyens » de Ségolène Royal ou l' incroyable appel à la « vigilance républicaine »). On assiste ainsi à une réhabilitation de Robespierre et St Just, à un éloge de Chavez. La cible, bien sûr, derrière tout cela, c’est le Capitalisme. Tout cela reste marginal, mais ne manque pas d’inquiéter.
Marcel Gauchet souligne l’irréalisme de ces positions « Elles témoignent de la décomposition politique de la gauche extrême…Je suppose que psychologiquement elles font du bien à ceux qui s’y rallient, mais, politiquement, elles ne pèsent rien, ne dérangent personne et surtout pas le pouvoir.. ». Selon Gauchet, elles arrangeraient même ce dernier qui les favoriserait par la politique d’ouverture et la promotion de l’extrême gauche, « avec Besancenot tous les soirs à la télévision », «Brandir le mot de communisme comme une espèce de surmoi sans base, c’est faire du bruit avec la bouche pour impressionner les gogos ». Gauchet a montré dans d’autres livres comment la démocratie était « la forme de sortie de la religion » ( et en ce sens on peut bien parler de racines chrétiennes du monde occidental), mais qu’elle souffrait d’une crise de croissance qui s’expliquerait en partie par l’hypertrophie de ses fondements post-chrétiens « les droits de l’homme ». « C’est la poussée ininterrompue et généralisé des droits individuels qui déstabilisent l’édifice. Si la démocratie peut être définie comme le pouvoir d’une collectivité de se gouverner elle-même, la sacralisation des libertés de la dite collectivité a pour effet de vider ce pouvoir de sa substance ».
Cette action de sape, souvent inconsciente des bases la démocratie par montée d’un hyper individualisme, parfois « à plusieurs » (communautarisme, corporatisme, et) se voit partout, y compris dans de nombreux blogs, ce que j’appelle, peut être improprement, le « Nouveau Poujadisme », celui de Marianne.

http://www.syti.net/Topics2.html

Repost 0
Published by limbo - dans politique
commenter cet article
31 mai 2010 1 31 /05 /mai /2010 23:07

419QQRKKTZL__SL500_AA300_.jpg

 

Dans l’avion qui me ramenait de Toulouse, j’ai terminé le roman de William Frederik Hermans, « La chambre noire de Damoclès ». Je l’avais acheté il y a deux ans environ, mes retards de lecture concernent des dizaines de livres, à la suite d’un article enthousiaste de Milan Kundera dans le monde des livres. Il est de plus en plus rare de refermer un livre avec cette sensation d’avoir entre les mains une très grande œuvre. Hermans est un écrivain hollandais, très connu dans son pays, mais peu chez nous, d’autant plus qu’il en a interdit la parution dans les années 60 car il jugeait la traduction insatisfaisante. Sa sortie en 2006 serait passée presque inaperçue sans Kundera. Il n’est pas facile de parler de ce livre inclassable, qui se passe en Hollande durant la 2è guerre mondiale, et décrit des évènements « réels » mais sur un mode à la limite du fantastique, quasi surréaliste. De quoi s’agit-il ? Le personnage principal, Osewoudt, jeune homme falot, imberbe, petit, à la voix de castrat, dont la mère, folle, vient de tuer son père, rencontre dans les premiers jours de l’occupation , un inconnu, Dorbeck, qui lui ressemble comme un sosie. Ce « double de lui-même » va le mettre en contact avec la résistance et lui faire accomplir les missions les plus dangereuses, jusqu’au meurtre. Il lui remet une pellicule photographique, qui telle « la lettre volée » d’Edgard Poe, va constituer le fil rouge de cette histoire sans jamais livrer tout son sens. A la libération, arrêté par les libérateurs et livré à la résistance, il va être pris pour un collaborateur des allemands, sans qu’il arrive à prouver ses actions héroïques qui se retournent contre lui, Dorbeck ayant mystérieusement disparu. Le livre se présente comme un thriller psychologique, et se lit comme tel, mais son propos est tout autre que celui d’un thriller. Il traite de l’ambiguïté morale des situations, des actes et des comportements. Les meurtres que le héros commet sans remords sont « juste et bons » car ils lui sont dictés comme tels, mais ils ne le sont pas « en soi ». Une photo prise en compagnie de Dorbeck, pourrait le disculper, une fois développée dans une chambre noire, équivalent de l’épée de Damoclès….Les épisodes absurdes, voire burlesques, tel celui-ci où, en fuite et déguisé en infirmière, il apparaît comme la première femme « désirable » pour un officier allemand homosexuel, se succèdent ajoutant encore à l'étrange. L’auteur, plusieurs années après la publication du roman a rajouté cette phrase en épilogue : « Je puis le chercher s’il n’est pas là, mais je ne puis le prendre s’il n’est pas là ».
Je n’éprouve plus que rarement ce plaisir de lecture avec les œuvres françaises. Le roman qui m’a le plus marqué ces 20 dernières années est celui d’un autre auteur Hollandais, Harry Mullisch (paraît-il nobélisable), un roman « métaphysique » éblouissant - « La découverte du ciel ».

Repost 0
Published by limbo - dans politique
commenter cet article
27 mai 2010 4 27 /05 /mai /2010 21:54

 

 

Alain-Propos.jpg« Ce que serait « ma gauche » » est le titre d’un article qu’Edgar Morin a publié dans le Monde ce week-end. Il y a bien des années de cela il fût un de ceux qui ont puissamment contribué à ma façon de voir et de comprendre le monde. Je l’ai suivi pas à pas dans l’élaboration de sa gigantesque méthode, 6 volumes qui constituent un véritable encyclopédie du paradigme de « complexité » dont il a cherché à établir les fondements. Pourtant c’est avec perplexité que j’ai découvert cet article où il appelle « les » gauches à suivre un nouvelle voie : « La voie nouvelle conduirait à une métamorphose de l'humanité : l'accession à une société-monde de type absolument nouveau. Elle permettrait d'associer la progressivité du réformisme et la radicalité de la révolution »… « Préparons un nouveau commencement en reliant les trois souches (libertaire, socialiste, communiste), en y ajoutant la souche écologique en une tétralogie. Cela implique évidemment la décomposition des structures partidaires existantes, une grande recomposition selon une formule ample et ouverte, l'apport d'une pensée politique régénérée». Comment un tel penseur peut il être si naïf et faire l’économie de la problématique du « Mal » ? Irrité aussi par certains dérapages « voir Israël traiter le Palestinien comme le chrétien traitait le juif » : on aimerait savoir, comme un lecteur du Monde l’a souligné en commentaire, en quoi les juifs ont jamais menacé la chrétienté d’anéantissement ?
Mais revenons au sujet « ma gauche ». Si je devais me poser cette question, peut être devrais je d’abord me résoudre à répondre à une autre, « suis je encore de gauche? » et cela à condition qu’elle ait encore un sens. Jacques Julliard rappelait dans un ancien numéro du Nouvel Observateur cette phrase célèbre du philosophe Alain dont, adolescent, je dévorais les "propos" :"Lorsqu'on me demande si la coupure entre partis de droite et partis de gauche a encore un sens, la première idée qui me vient à l'esprit est que l'homme qui pose cette question n'est certainement pas un homme de gauche". J'ai très longtemps adhéré à cette opinion. Elle reste, sans doute, en partie vraie, mais une révolution "culturelle", salutaire, me semble en marche. Les bases théoriques ( et schématiques !)de la pensée de droite (le mal est dans l'homme) et de la pensée de gauche (le mal est dans "l'organisation sociale") sont en train de s'affaiblir. Je suis depuis longtemps convaincu que le mal est dans l'homme (en bon girardien) et pourtant, du moins je feins de le croire encore, de gauche. Je me reconnais tout à fait, une fois n’est pas coutume, dans les propos tenus par Fabrice Luchini (qui a pourtant plutôt le don de m’exaspérer…et dont dans le même article l’enthousiasme pour la psychanalyse, le vote écolo et la haine de Rousseau ne devraient pas augmenter mon maigre capital de sympathie ) : « je ne suis pas de gauche parce que je pense que l’homme n’est pas ce que les gens de gauche pensent qu’il est. Je n’aime pas dans la gauche l’angélisme, l’enthousiasme. Je ne suis pas de droite parce qu’elle a oublié qu’il y eut une droite qui n’était pas affairiste, parce qu’elle a oublié les hussards : Antoine Blondin, Roger Nimier, Jacques Laurent… ».
Je n’ai jamais voté à droite ou pour mes intérêts « de classe » mais c’est avec effarement que j’ai découvert les propositions du PS sur les retraites. Je ne pourrai certainement pas voter pour un parti qui défendrait cette ligne absurde en 2012. Fabrice Luchini, s’appuyant sur Nietzsche « Malheur à moi, je suis nuances », semble croire que la « gauche différente », celle de DSK, de Delors, de Rocard, n’a aucune chance. Il est peut être exagérément pessimiste. La spéculation financière, « le marché », vont peut être nous obliger enfin à nous rendre compte que nous allons dans le mur et à s’occuper des déficits ? Quoiqu'il en soit de très difficiles années nous attendent.

Repost 0
Published by limbo - dans politique
commenter cet article

Présentation

  • : Regard d'un gay
  • Regard d'un gay
  • : regard d'un gay sur les évènements de ce monde, sa vie personnelle, etc...
  • Contact

Recherche

Liens