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13 août 2011 6 13 /08 /août /2011 18:08

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Nous avons quitté Paris il y a un peu plus d’une semaine pour rejoindre Orange, que nous atteignîmes après être passé par le Puy en Velay et découvert les splendides paysages du plateau de l Ardèche, une ville quelque peu endormie après ses chorégies. A Avignon, notre destination suivante, Bertrand n'avait pas encore eu l’ occasion de visiter le Palais des Papes et de se remémorer ainsi que le séjour de ces derniers en cette ville ne se résumait pas á la période schismatique, nous eûmes la chance de loger, à moitié du prix affiché dans la chambre grâce au site de réservation "booking.com", dans très bel hôtel cloitre et de faire un agréable dîner dans un bistrot, "Mama Corsica", tenu par une mégère faisant marcher à la baguette son personnel comme ses clients. Villeneuve les Maguelones, un village des environs de Montpellier dont je n'avais jamais entendu parler, mais où réside maintenant un couple d'amis gays (presque un pléonasme, nous avons si peu d amis qui ne soient pas gays.....) autrefois parisiens, fut notre dernier étape avant d atteindre Sitges, ville qui fût l'objet du premier billet de ce blog, deux ans déjà... 


Sitges bouge, le temps qui passe, la crise qui touche si durement l'Espagne. "Pepe", le vieux vendeur ambulant qui arpentait la plage gay du centre ville depuis toujours et dont nous avions encore dans l' oreille, bien après notre retour, les "cerveza, coca-cola, aqua", n' est plus là, des restaurants que nous aimions bien ont fermé, des commerces de fringues "branchées" ont été remplacés par les inévitables magasins d’ optique, mais les gays sont au rendez vous, aussi nombreux sinon plus, avec semble t’ il un retour en force des corps sculptés. La tendance, déjà amorcée depuis deux ou trois ans, d'un abandon progressif des lieux "historiques" du circuit des bars, le Candil depuis quelques années, puis plus récemment le Mediterraneo, s'amplifie. Tout se concentre maintenant à proximité du Parrots, le café où ceux qui veulent être vus se retrouvent à l'heure de l'apéritif, entre deux rues parallèles, la Calle Bonnaire et la Calle Bonne Aventure, où le flux nocturne qui semble suivre à la trace "Lady Diamond", la reine de ces lieux où elle fait spectacle, n'a que quelques mètres à parcourir pour aller du Privilège, au Queenz, et au XXL dont la backroom rappelle de plus en plus le RER A aux heures de pointes. 

Le soir de la "White party", tous les mardis dans une discothèque à l'extérieur de la ville, alors que nous étions à la terrasse du restaurant du Parrots, mon attention fût attirée à la table voisine par un individu à l'embonpoint notable qui dînait avec un jeune homme, à n'en pas douter le propriétaire des lieux à la façon dont il réglait d'un mouvement des doigts les déplacements des serveurs, objet d'une véritable "cour" de la part d'un nombre incalculable de passants qui venaient le saluer et qui distribuait, selon son bon plaisir, des entrées gratuites pour la "Party". Véritable "Parrain" d'un empire qui s'est étendu autour du Parrots, au gré des défaillances des commerces voisins probablement emportés par la crise - restaurants, cafés, bars, discothèques se succèdent, drainant le tout Sitgés gay. Bertrand s'esclaffa " c est "Jaba the Hut".

Cette concentration satisfait sans doute aussi ce besoin de la jeune génération de tout avoir à portée de main, ou de pas, comme en témoigne le succès foudroyant du logiciel de rencontres pour iPhone, "Grindr", qui vous indique au mètre près qui est connecté et où («à 7 mètres seulement, seriez vous dans ma baignoire ?» fût un des premiers messages que je reçus en arrivant à notre hôtel !), jusqu'à redécouvrir peut être un jour que le plus proche il partage déjà votre lit...... *

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