/image%2F0885597%2F20260721%2Fob_b791dc_img-6022.jpeg)
Mon récent voyage au Montenegro, à la mi-mai me donne l'occasion de reprendre ce blog, depuis longtemps délaissé, plus par manque de motivation que par l'absence de sujets qui auraient pu mériter quelques lignes. J'avais renoncé, à mon retour de vacances de l'été dernier, à publier mon billet annuel sur mon périple vers Sitges, à quoi bon continuer à y décrire le déclin progressif de cette destination gay, dont les deux seuls points notables auront été la découverte de la plage gay de Barcelone à l'aller, et les retrouvailles, après des années, d'anciens amis parisiens, maintenant installés à Sète. A quoi bon aussi commenter une situation politique désatreuse depuis la dissolution et dont la seule issue pourrait être l'an prochain, tel Ulysse dans le spectaculaire film de Christopher Nolan, d'aller affronter Scylla pour éviter Charybde ( je vous laisse mettre un nom de parti politique sur ces personnages de la mythologie).
La richesse de l'offre culturelle gay particulièrement riche ces derniers mois, aurait du m'inspirer des billets pourtant jamais écrits. Non pas le décevant dernier roman de Philippe Besson, " Une pension en Italie", à peine sauvé par sa chute , histoire d'un amour refoulé qui échoue à susciter l'émotion, contrairement au très beau film d'Oliver Hermanus, "le son des souvenirs", ni la mièvrerie romantique de la série gay à succès "Heated Rivalty", mais bien plus la sulfureuse romance sadomaso, Pillion, de Harry Lighton ou encore la traumatisante série "Half Man" sur HBO avec Jamie Bell qui interpréta jadis Billy Elliot ainsi que le bouleversant "Maspalomas" contant le brutal passage en EHPAD d'un retraité gay qui continuait, en dépit de son âge, à mener une vie sexuelle très active à Maspalomas.
Le choix du Montenegro dont on m'avait vanté la beauté des paysages me semblait pouvoir complétéer mon périple en Croatie il y a 3 ans, même si ce n'est certes pas une destination gay. La discrimination envers les homosexuels y est interdite depuis 2010 mais l'homosexualité y reste mal vue et la scène gay est quasi inexistante. Pas étonnant donc de ne trouver aucun bar gay, mais une fréquentation très active de Grindr, révélant un nombre de visites ou de demandes de contact sur mon profil très inhabituel à mon âge...
Notre première étape fut pour Perast, petite ville cotière de la baie de Kotor qui offre une vue spendide sur la petite ile artificielle de Notre Dame du Rocher. De là nous pûmes visiter la vieille ville médiévale de Kotor et notamment sa cathédrale Saint Tryphon, envahie par des flots de touristes déversés par des cathédrales fottantes, puis entreprendre la viste du Mausolée de Petar Njegos/Lovcen qui se mérite après la montée de ses 450 marches ( bon exercice pour la maladie de parkinson de mon conjoint, diagnostiquée il y a 3 ans, préparé par un juste timing de sa prise de dopa) et surtout celle du col (1700m) par une route étroit, en double sens, à déconseiller à tout débutant au volant.
Après trois heures de route et une longue attente à la frontière, Mostar, ville martyre de la guerre civile, fut notre courte étape Bosniaque , le temps de découvrir le Stari Most, son célèbre pont et de parcourir les rues da la vieille ville envahies par une foule qui leur donnent un petit air de Mont Saint Michel.
/image%2F0885597%2F20260721%2Fob_9d25dc_img-6159.jpg)
Retour au Montenegro le lendemain pour la destination de Ulcinj, cité balnéaire proche de la frontière avec l'Albanie, après une halte d'une nuit à Herceg Novi pour réduire le temps de trajet ( le Montenegro est un petit pays, mais les routes sont sinueuses avec une limitation de vitess au maximum à 80 kmh..., pas de gilets jaunes ici...). Etonnamment désertée par les touristes le coeur historique de la ville, Stari Grad, véritable forteresse avec sa citadelle et sa tour qui la domine, mérite de parcourir ses ruelles étroites et sinueuses chargées de vestiges.
Deux jours plus tard, sur la route de Petrovac, notre nouvelle étape hotelière, la visite de la ville médiévale de Stari Bar, ou plutôt de ses ruines ottomanes, est incontournable. Petrovac est un point de départ idéal pour aller visiter le très beau monastère orthodoxe de Rezevici, apercevoir depuis la corniche le célèbre village insulaire de Sveti Stephan dont la visite est malheuresement réservée aux clients du complexe hotelier et parcourir les ruelles de la ville médiévale de Budva, plus forte concentration de touristes avec Kotor, sa citadelle et son Eglise de la Sainte Trinité.
Dernier jour de repos sur le port et la marina de Tivat, le Saint Trop du Montenegro avant de reprendre l'avion pour Paris où sévissait la première canicule alors que nous avions bénéficié, tout au long du séjour d'une température fort clémente avec des soirées parfois bien fraiches...