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22 juillet 2014 2 22 /07 /juillet /2014 21:53
Aux mains des hommes

Lorsque les djihadistes de l'Etat islamique (EIIL) ont annoncé, il y a peu, le rétablissement du califat, pour l’instant de l’Irak à la Syrie, je n’ai pu m’empêcher de penser au roman de science-fiction de Dan Simmons, dont j’avais dit quelques mots il y a plusieurs mois : « Le dernier roman, controversé, de Dan Simmons (l’auteur d’Hyperion et de l’Echiquier du mal), Flashback, nous décrit également un univers apocalyptique, allant au-delà des pires cauchemars de Renaud Camus : un monde partagé entre un Califat Global ayant thermo-nucléarisé Israël et qui s’étendrait du Pakistan au Canada, en englobant l’Europe et la suprématie d’un Japon gouverné par des castes à l’organisation médiévale et qui, à la suite de l’effondrement de la Chine, est devenu le tuteur d’une Amérique en proie au chaos intérieur et à l’invasion des Etats du Sud par le Mexique. La description d’une Amérique en faillite financière et morale, conséquence des politiques désastreuses de l’administration Obama - dépenses sociales inconsidérés, soumission aux délires écologistes sur le réchauffement climatique et tolérance à l’égard de l’Islam…….. ».

La situation actuelle - conflit israélo-palestinien, décomposition de l’Irak et de la Syrie, tension entre Chine et japon, guerres aux portes de l’Europe, risque nucléaire iranien, émeutes pro-islamiques en France – jointe à la faiblesse et l’indécision de l’administration Obama, président qui ne s’est pas montré à la hauteur des espoirs mis en lui, peut amener à se demander si cette vison romanesque, diversement accueillie (http://www.huffingtonpost.fr/philippe-kieffer/dan-simmons-flashback_b_1651533.html ; http://www.causeur.fr/science-fiction-dan-simmons-une-decadence-19764.html) de Dan Simmons relève du délire paranoïaque ou de la prémonition….Jacques Attali ne disait-il pas récemment que nous étions en 1914 « Il y a eu 1914 et les 75 ans de barbarie qui ont suivi. Nous nous trouvons aujourd’hui à une étape semblable».

Hasard de parution, vient de sortir le deuxième tome d’un autre roman de science-fiction, «Silo». A l’origine nouvelle publiée sur internet, qui, plébiscitée, s’est progressivement étoffée, par suites successives, jusqu’à la dimension d’un roman. Le premier volume décrit un monde post-apocalyptique où les êtres humains vivent dans d'immenses silos enterrés, construits en étages hiérarchisés en fonction des classes sociales, autour d’un interminable escalier central, pour se protéger des conditions de vie mortelles qui règnent à la surface de la planète. Ceux qui régulièrement se révoltent, enfreignent les lois du silo et surtout mettent en doute la réalité de ce qui se passe à la surface, en sont immanquablement expulsés et envoyés à une mort certaine retransmise en direct par des caméras extérieures.

Le deuxième volume de ce roman qui appartient à la catégorie des « contre-utopies »,tels les mythiques « Monde inverti » de Christopher Priest ou « Delirium Circus » de Pierre Pelot, plus maitrisé et passionnant que le premier tome dont on sent qu’il a été artificiellement étiré - Hugh Howey n’a pas le talent littéraire de Dan Simmons – nous révèle peu à peu l’origine de la création des silos : une décision de l’administration démocrate pour faire face à la menace imminente d’une arme nano-bactériologique mise au point par l’Iran en guerre larvée avec les Etats-Unis…mais aussi la planification criminelle d’une « nouvelle (in)-humanité ». Le troisième tome, attendu avec une certaine impatience pour la rentrée, devrait nous révéler quelques surprises quant à ce que vont découvrir les « révoltés ».

La frontière entre l’humanité et l’inhumanité, c’est ce qu’explore, sous forme d’allégorie, le fascinant film de science-fiction de Jonathan Glazer, « Under the skin ». Un être féminin (ou une machine ?), qui a pris forme humaine à son arrivée sur terre, dépourvue de toute sensibilité ou sentiment humain, découvre un monde dont elle ne comprend pas le sens et dont le comportement des hommes qu’elle aborde ne semble motivé que par leur pulsions sexuelles sur lesquelles elle va s’appuyer pour les éliminer un à un ( dans de sidérantes scènes visuelles et sonores) conformément à la mission qui lui a semble–t’il été assignée et dont un mystérieux motard se fait le gardien vigilant et impitoyable. Jusqu’à ce qu’un homme dont les difformités du visage le rendent inhumain, étranger au désir sexuel, la « contamine » de son humanité, la rende accessible aux « sentiments » et la conduise à sa perte…

Frontière encore entre l’humanité et l’inhumanité, dans ce terrible film de Katrin Gebbe, « Aux mains des hommes », tiré d’une histoire réelle et qui a fait l’objet d’une véritable boycott en France ( refus de programmation dans certaines salles, interdiction aux moins de 16 ans sous prétexte de violence extrême, alors qu’elle est essentiellement suggérée, hors champ, et rarement visible à l’écran). J’ai pu le voir, attiré par la lecture d’une critique positive dans libération et le Nouvel Observateur, dans une des deux seules séances par jour où il était programmé, au MK2 Beaubourg. Qu’est ce qui, dans cette histoire d’un adolescent chétif en rupture sociale, enrôlé dans une secte chrétienne dont il prêche la bonne parole avec un sourire béat, recueilli dans une famille menée par un père tyrannique, dont il va devenir le souffre-douleur jusqu’à la séquestration et actes de barbarie, a pu susciter tant de répulsion ? Serait-ce la dimension christique du film (Télérama n’ a pas aimé…), les humiliations et tortures que subit Tore s’apparentant et étant vécues comme un chemin de croix jusqu’à cette magnifique scène finale où, laissé pour mort, il répond à son bourreau qui lui demande «où il est ton christ ?» : « il est ici» ?

Ces visions quelque peu pessimistes de l’humanité, variations sur le problème du Mal, m(ont donné l'envie de me changer les idées… Ce fut le cas avec ce show télévisé de Nicolaparte après sa garde à vue, même si l’envie d’en rire était contenue par le spectacle donné par un membre de droit du Conseil Constitutionnel et ayant occupé les plus hautes fonctions…Et puis j’ai fini par aller voir «Qu’est-ce qu’on a fait au bon Dieu» : plutôt sympathique , moins pire que prévu en tous cas.

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commentaires

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