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26 septembre 2019 4 26 /09 /septembre /2019 17:11

Rejoindre en voiture notre Compostelle gay, Sitges, en marquant plusieurs étapes dans un village français ou des sites d’intérêt, est maintenant de tradition chaque mois d’août. Après une brève visite de Moulins, Souvigny, récent compétiteur malheureux au titre de plus beau village français, marqua le début de notre périple. Dans son célèbre prieuré Saint-Pierre-et-Saint-Paul, non loin des gisants de Cluny, mon regard fut attiré par la présence de trois charmants scouts, deux en méditation et le troisième dans un mystérieux travail d’écriture, dont on se demandait ce qu’ils faisaient en cet endroit, seuls, peut-être sur le chemin de la vraie Compostelle? Le lendemain, nous devions rejoindre la route Napoleon, qui débute au sud de Grenoble, afin d’atteindre le petit village de Corps dans les Alpes du sud, non sans avoir pris un, trop court, moment pour flâner dan le splendide parc du château de Vizille. Notre hôtel, surplombant Corps, comme perché sur le toit du monde, ne pouvait s’atteindre que par une route de montagne si étroite qu’on imaginait mal pouvoir croiser sans effroi le moindre autobus. Pas d’autre solution que de diner sur place plutôt que de prendre le risque d’affronter à nouveau et de nuit cette aventure routière. Nous étions si près de Notre-Dame de La Salette, dont j’ai appris qu’elle était le deuxième lieu de pèlerinage de France après Lourdes, qu’il était tentant d’y faire un saut au petit matin, avant la horde des pèlerins, pour quelques photos dans un panorama montagneux spectaculaire et histoire de nous faire pardonner d’avance nos futurs péchés de luxure à Sitges. Il ne nous restait plus qu’à emprunter à nouveau la route Napoléon, visiter tranquillement le château de Sisteron que je n’avais pas revu depuis une lointaine étape gastronomique à Château-Arnoux en 1985 avec mon ex-ami, avant d’arriver à Castellane, sur les bords du Verdon, le temps de découvrir enfin ses splendides gorges, d’une baignade glaciale (pour Bertrand) dans la rivière qui longeait l’hôtel et de s’offrir en fin de journée l’escalade du Roc qui surplombe la ville, l’occasion d’aller quémander un autre pardon préventif  à notre deuxième madone du séjour, Notre Dame du Roc. Après une nuit réparatrice, l’hôtel du château, dans le vieux village de Cagnes-sur-Mer,  nous attendait pour la fin de ce périple sur une route chargée d’histoire, mais bien peu propice aux aventures sexuelles, les quelques contacts que l’on pouvait repérer sur Grindr se situant le plus souvent à plus de 20 kms. Vivre « gay » dans ces contrées, une fois épuisés les quelques contacts locaux possibles et, durant l’été, les touristes de passage, c’est sans doute se résoudre souvent à la musculation de sa main…

 

La transition avec Sitges pouvant s’avérer un peu brutale, nous avions prévu une étape de mise en bouche à Saint-Tropez où je n’avais pas séjourner depuis au moins 30 ans. Une maison d’hôte, « La Bastide Sainte Anne », sur la route des plages et à quelques minutes en voiture du centre ville, avec ses chambres joliment décorées, sa grande piscine, sa tranquillité, la gentillesse de son hôtesse et son coût relativement modéré, du moins pour Saint-Tropez, s’est révélée un point de chute fort agréable. J’avais le souvenir d’une vie nocturne très gay friendly, du moins aux abords de « Chez Maggy » qui s’animaient avec une faune très colorée dès la fin de l’après midi. L’établissement n’ouvre plus qu’à 21 heures et étais toujours fort désert lorsque nous avons décidé de rejoindre notre chambre. Les bars signalés comme « gay » ou « gay friendly » sont en fait des bars restaurants où l’on s’imagine mal s’éclater. Peut-être aurait il fallu patienter jusqu’à une heure plus avancée de la nuit…Même la plage naturiste de Pampelone m’a semblé bien morne. Cela dit, loin de la foule qui s’agglutine sur le port autour de monstrueux yachts , flâner dans le labyrinthe des rues de la vielle ville n’a rien perdu de son charme.

 

Sitges donc, où nous avions décider de séjourner non plus dans la semaine précédant le 15 août, mais en deuxième quinzaine, anticipant une moindre affluence et possiblement une clientèle gay moins « parisienne ». J’ignorais que nous allions tomber en pleine  Festa Major, pendant laquelle la ville rend hommage à son saint patron, Saint Barthélémy et qui attire des hordes de touristes. La population gay n’était pas moins dense, loin de là, mais nettement plus âgée que début août et dans laquelle les  habitués du « Marais » parisien se faisaient rares.  Expérience interessante mais que nous ne renouvellerons probablement pas à ces dates. Pour le reste, depuis deux ou trois ans, la  « topologie » des lieux gays s’est stabilisée, définitivement confinée aux alentours immédiats du Parrots.  Seule surprise, le déclin du règne sans partage de « Lady Diamond » qui partageait la vedette des spectacles  transformistes dans les bars avec une  Leona Winter (ancien candidat de The Voice ) peu convaincante.

 

Une route du retour plus classique, avec une étape de quelques jours à Bordeaux pour profiter de la plage du Porge encore plus belle en cette période de grande marée et  aller déguster quelques huîtres au village de l’Herbe près du Cap-Ferret

 

 

 

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