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9 novembre 2020 1 09 /11 /novembre /2020 10:07

La complainte des soignants - qui soit dit en passant ne peut se comprendre que pour les services hospitaliers qui sont au « front », réanimation, infectiologie, urgences, et non pour l’immense majorité des autres, plutôt en sous emploi du fait du confinement…) - ayant conduit à une nouvelle assignation à résidence, il m’arrive de repenser avec nostalgie à ces quelques semaines de semi-liberté dont nous avons pu bénéficier cet été.

 

J’ai longtemps hésité avant de me résoudre à annuler, quelques jours avant la date limite, ma réservation annuelle à l’Hôtel Calipolis à Sitges, non par crainte de l’épidémie elle même, mais surtout d’une vie nocturne fortement perturbée par les mesures sanitaires en vigueur en Catalogne. L’expérience de la fréquentation du sauna IDM depuis sa réouverture ( avant qu’il ne referme …) m’avait donné une idée peu encourageante de ces contraintes avec le port du masque, hypocritement obligatoire dans les couloirs mais dont on fait fi dans les cabines ou les backrooms…

 

Notre périple habituel des plus beaux villages ou régions de France, sur le chemin de Sitges, allait donc être plus conséquent en ce mois d’aout 2020, mais certainement beaucoup moins « gay ».

 

Nous partîmes donc, Bertrand et moi, un dimanche 2 aout vers la normandie pour découvrir enfin la spectaculaire Étretat où le port du masque n’était imposé que dans la rue principale. Pour atteindre notre étape suivante, le village fleuri de Rochefort en Terre, nous fîmes une courte halte dans le village médiéval de Josselin, non sans savoir traversé la mythique forêt de Brocéliande. Cette traversée rapide de la Bretagne se termina, après avoir parcouru Guérande où nous fumes rattrapé par le port obligatoire du masque,  à Batz-sur-Mer, dont seule l’église Saint Guénolé et son étonnante nef désaxée nous a paru digne du détour.

 

Bordeaux, pas encore masquée, allait nous offrir l’occasion de nous poser quelques jours dans notre appartement, le temps de profiter des plages gays du Porge et de la Lagune, à distance de la chaleur étouffante de la ville, et de découvrir de nouveaux restaurants, avant de reprendre notre tour de France vers le sud-est, après une brève étape au bord de leur piscine chez des amis en vacances dans les alentours de Montauban.

 

Le château de Rieutort, belle maison d’hôte dotée de deux piscines, dont une naturiste, où nous n’avons pas eu l’occasion de découvrir les corps de deux beaux garçons, probablement en couple, qui choisirent la piscine « textile »,  fût notre point d’ancrage pour aller visiter Saint-Guilhem-le-Desert, petite cité médiévale fort fréquentée.

 

Le Lubéron était notre destination suivante et depuis notre confortable installation, pour 3 nuits,  au « Domaine des Sources » nous avons visité l’Abbaye Notre-Dame de Ganobie et son émouvant cimetière de moines, Forcalquier et sa citadelle,, Manosque, La Montagne de Lure (le temps de faire quelques photos nus pour les sites de rencontre), Rustrel et son soi-disant « Colorado » provençal.

 

Privés de Sitges, Saint-Tropez, elle aussi masquée - mais le protocole sanitaire de l’hôtel était cool - ne pouvait nous en offrir qu’un ersatz, bien pâle, en dépit des sections naturistes de la plage de Pampelone, et de quelques restaurants gayfriendly. En dehors peut-être de soirées privées dont nous n’avons pas eu connaissance, la vie nocturne tropézienne nous a paru se limiter à l’utilisation de Grindr…

 

Une nuit à Gordes, où l’affluence était telle que nous eûmes de grandes difficultés à trouver une table pour diner, avant de rejoindre Paris sans nous douter qu’un mois plus tard nous serions à nouveau privés de bars, de salles de sport et bientôt de cinémas et de restaurants…

 

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