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2 avril 2010 5 02 /04 /avril /2010 00:20

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Ne cherchez pas, il ne s’agit pas d’une fable de La Fontaine que vous auriez oubliée, mais ce titre m’a traversé l’esprit à l’écoute des propos lus ou écoutés sur les actes de pédophilie dans l’église. N’avons-nous pas vu mettre en cause, apparemment par des gens sains de corps et d’esprit, le célibat des prêtres! De qui se moque t’on? Faut il rappeler à ces éminents penseurs que les « pédophiles » (je prends ce mot dans l’acception de ma concierge qui est celle des médias : relation avec un mineur, et non pas dans son sens originel de relation avec des enfants impubères) se rencontrent bien plus souvent là où on le plus de chances de trouver des enfants, écoles, institutions religieuses, internats, orphelinats , et au premier chef dans la famille! C’est entre père et enfant qu’il y a le plus d’actes pédophiles! Avoir fait l’expérience de « la chatte » n’est donc sûrement pas un remède contre la pédophilie. Alors pourquoi cette affirmation absurde, même pas du niveau d’une psychanalyse de bazar? La réponse est malheureusement assez simple, elle est apparue en plein jour quand les derniers développements de cette « crise » médiatique ont éclaboussé Benoît 16. La cible c’est lui. Ah si l’on pouvait trouver, on s’y acharne sûrement, un individu qui proclame qu’enfant , dans une institution allemande, il y a longtemps, un certain prêtre du nom de Ratzinger avait eu un comportement équivoque, ce serait le couronnement suprême….Il ne s’agit certes pas d’une fable ai-je dit en commençant ce billet, mais son illustration pourrait tout de même en être la morale…
Cette affaire aux dimensions disproportionnées aura au moins eu le mérite de mettre l’accent sur le problème de l’omerta, la loi du silence qui est la règle dans l’église, cela bien au-delà de la question pédophile et qui s‘est souvent trouvé appliquée en dehors du périmètre strict de la confession. Souvenez vous, Hitchcock, 1953, où plus récemment « Priest » d’Antonia Bird. Le pardon et la rédemption, le jugement de Dieu plutôt que celui des hommes, en sont-ils les racines?

Une occasion peut être de relire « La ville dont le prince est un enfant » de Montherlant, de voir « Doute », ce film récent qui montre l’acharnement de la mère supérieure d’un collège, interprétée par Meryll Strrep, contre un prêtre soupçonné de pédophilie, de revoir « La mauvaise éducation » d’Almodovar, ou de découvrir ces amours interdites dont il est question dans le livre de l’écrivain écossais Andrew O’Hagan, « Sois près de moi », dont j’ai fait mention dans le dernier billet, et pourquoi pas lire le livre de René Guitton, « Ces chrétiens qu’on assassine », sur cette autre omerta qui n’intéresse nullement les médias, celle qui concerne les chrétiens persécutés en territoire arabo-mulsuman (on y apprend ainsi qu’il y a bien plus de tombes chrétiennes que juives ou islamistes, profanées en France , mais de cela on n‘en parle pas…..)

 

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