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12 janvier 2010 2 12 /01 /janvier /2010 22:42

photo.jpgSarkozy nous avait promis l"Union civile". Nous l'attendons toujours, ce qui n'est pas surprenant personne ne semble lui réclamer de tenir cette promesse. Les militants d'aujourd'hui deamndent bien plus, le mariage...A n'en pas douter nous l'obtiendrons un jour, à moins qu'une "catastrophe" ne survienne (voir le billet précédent). Il me semble peu probable que je songe un jour à en bénéficier, je préfèrerais de beaucoup l' Union civile... que l'on nous épargne au moins cette caricature. Mais qui sait si je ne changerai pas d'avis un jour, j'avais déja une certaine réticence vis à vis du Pacs, et j'ai bien fini par me pacser.

En effet je n’avais pas été un fervent défenseur du PACS, dans son principe, lors de son élaboration et de sa discussion au parlement. J’appartiens à la génération 68, celle qui avec Guy hochenguem, proclamait l’homosexualité « fer de lance de la révolution ». Lorsqu’au début des années 80 je participais à la fondation d’un mouvement homosexuel sur Bordeaux, « Les nouveaux Achriens » et à l’animation d’une émission homo, « Framboise et Citron », sur une des radios nouvellement libres de la section locale du
parti socialiste, l’identité homosexuelle que nous revendiquions était bien loin des valeurs dominantes de la société « hétérosexuelle » que nous voulions dynamiter dans ses fondations, la famille. A cette époque là la perspective même d’un « mariage » homosexuel nous aurait fait éclater de rire. Le mouvement homosexuel d'alors était loin de s’imaginer que son rôle essentiel dans la reconnaissance et l’acceptation progressive du fait homosexuel allait aboutir à une déroute de ses idéaux par victoire totale du modèle hétérosexuel qui a fini par nous imposer ses normes. Nous ne pouvions imaginer que nombre de ceux que nous pensions » libérer » de la pression culturelle qu’ils subissaient n’allaient accéder à la « lumière » que pour aussitôt intégrer le modèle qui n’avait cessé de les oppresser . Il fût assez étrange de voir que la revendication du PACS naissait de l’alliance contre nature des nouveaux gauchistes (Didier Eribon, Michel Onfray), disciples de Bourdieu, qui rêvaient toujours sans doute de détruire la famille mais en l’infestant de l’intérieur, et de la majorité « silencieuse » gay, de droite sans le savoir, qui rêvait d’une « reconnaissance sociale « de type hétéro.
Devant la vague homophobe qu’a soulevée l’adoption du PACS, il ne pouvait être question de servir d’alibi à ceux qui s’y opposaient, aussi ai je mis de » l’eau dans mon vin », selon une expression de Patrice Chéreau, et j’ai fini par me rallier. Si je me suis toujours senti bien dans ma peau d’homosexuel et sans aucun besoin d’une reconnaissance « sociale » de cet état, je suis bien conscient que ce n’est pas le cas d’un grand nombre de « gays » qui s’épanouiront mieux dans une société qui reconnaît le couple homosexuel. Je me suis pacsé car il me semblait déraisonnable de priver  Bertrand, qui a 17 ans de moins que moi, des avantages que ce contrat confère s’il venait à m’arriver quelque chose...

 

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commentaires

G
<br /> dis moi JJ ne travaillerai tu pas de midi à minuit ? <br />
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L
<br /> <br /> pourquoi de midi à minuit?<br /> <br /> <br /> <br />