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10 mars 2010 3 10 /03 /mars /2010 21:53

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La question de savoir si le sujet des " bienveillantes" était le nazisme ou l'homosexualité, a déjà était l'objet d'un billet de ce blog et d'un de ses commentaires. Il y avait, entre autres, plusieurs passages, dont un a été précédemment cité, où le héros, Max Aue, donnait une description saisissante de la pratique de la sodomie. Jonathan Littell a également écrit un essai, "Le sec et l'humide" (tout un programme...), où il analyse les textes du nazi belge Léon Degrelle. Il ne semble pas le modèle de Max Aue puisqu'il n'est pas homosexuel, mais (extraits trouvés dans libération) Littell parle encore des rapports entre homosexualité et nazisme : "le pouvoir de déterritorialisateur de l'anus est bien trop corrosif, la sodomie menace les limites d'une manière fondamentale, que le fascisme ne saurait supporter". Et il ajoute à propos du nazi belge "Peut être ne lui manquait il justement pour devenir un être humain, qu'un bon coup de pine au cul"....
Je ne sais si Littell est gay, mais ce pouvoir " déterritorialisateur" de l'anus, on ne peut le contester, chez l'hétéro bien sûr (d'où son malaise devant cette pratique) mais chez bien des gays aussi.
J'ai toujours eu du mal à comprendre la façon dont était vécu la sodomie. elle n'est pour moi qu'une des variations sexuelles possibles, il m'arrive certes de la pratiquer, mais elle ne m'a jamais "déterritorialisé"...

 

Une autre description étonnante de la sodomie dans ce roman : " Je descendis vers Pigalle et retrouvai un petit bar que je connaissais bien : assis au comptoir, je commandais un cognac et attendis. Ce ne fût pas long, et je ramenai le garçon à mon hôtel. Sous sa casquette, il avait les cheveux bouclés, désordonnés; un duvet léger lui couvrait le ventre et brunissait en boucles sur sa poitrine; sa peau mate éveillait en moi une envie furieuse de bouche et de cul. Il était comme je les aimais, taciturne et disponible. Pour lui mon cul s'ouvrit comme une fleur, et lorsqu'enfin il m'enfila, une boule de lumière blanche se mit à grandir à la base de mon épine dorsale, remonta lentement mon dos et annula ma tête. Et ce soir là, plus que jamais, il me semblait que je répondais ainsi directement à ma sœur, me l'incorporant, qu'elle l'acceptât ou non. Ce qui se passait dans mon corps, sous les mains et la verge de ce garçon inconnu, me bouleversait. Lorsque ce fût fini, je le renvoyai mais je ne m'endormais pas, je restai couché là sur les draps froissés, nu et étalé comme un gosse anéanti de bonheur" 
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commentaires

K
voici mon mails je suis vraiment interesssé
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