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12 mars 2013 2 12 /03 /mars /2013 22:10

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«Moi je dis, et ça pourra m'être reproché, (...) que le monde gagnerait à avoir beaucoup de dictateurs comme Hugo Chavez puisqu'on prétend que c'est un dictateur», s'est exclamé un de nos ministres. Les résultats des élections italiennes n’étaient déjà pas particulièrement réjouissants, mais les déclarations récentes de certains de nos hommes politiques laissent pantois. On aurait pu croire Mélenchon satisfait, point du tout si l'on en croit ce qu'il s'est exclamé - "Quelle arrogance ! Quel mépris ! Quelle insulte !" - à ce que Victorin Lurel a ajouté : "Il était tout mignon, frais, apaisé comme peuvent l'être les traits de quelqu'un mort".  Les clowns ne sont pas tous italiens.
Cette phraséologie ne serait elle pas le révélateur de « l’inconscient » d’une certaine extrême gauche qui ne conçoit la démocratie que «populaire» et pour laquelle le sacrifice de certaines de nos libertés serait le prix à payer pour se débarrasser de l’économie de marché...? On imagine déjà le futur comité de « salut public » animé par Edwy Plenel et la rédaction de Mediapart s’appuyant sur Jean Luc et ses nouveaux hébertistes pour  traquer les solferinistes : "On met en garde : ceux qui ne votent pas la loi d'amnistie, on les pourchassera jusque dans le dernier village de France."
Il va devenir urgent pour François Hollande de couper cette branche pourrie….

 

A droite aussi, mais c’est plus habituel, ça ne sent pas très bon. Voilà que Nicolaparte qui espère nous refaire le coup de l’île d’Elbe (il devrait savoir que la fin en est tragique), tient sur le mariage gay des propos indignes. Mais qu’attend donc Carla pour divorcer…

 

Dans quelques jours je m’envolerai pour la troisième fois vers San Diego où se déroule cette année encore le congrès de L’American Association of Neurology. Je ne peux pas dire que cette ville californienne ait réussie à me séduire en dépit d’un imposant palais des congrès donnant sur sa baie et de la douceur de son climat. Je n’ai jamais réussi à identifier un véritable centre « d’animation », ni où se situait la « vie gay » qui doit probablement correspondre à ce que Fréderic Martel décrit comme « l’étalement » dans la cartographie qu’il propose et dont j’ai rendu compte dans l’avant dernier billet. Il est vrai que lors de mes précédents séjours je n’avais pas encore lu le thriller de Don Winslow, « La patrouille de l’aube » qui conte l’enquête de son détective privé, Daniels Boone, dans cette ville décrite comme un véritable Eden, paradis des surfeurs, et surtout cette fois « Grindr » sera avec moi…Ce sont les aventures d'un autre détective, Bernie Gunther, qui m'accompagneront lors de ce long vol, Philippe Kerr venant de publier un nouvel opus faisant suite à sa célèbre trilogie berlinoise. J'espère ne pas éprouver la même déception que celle que m'a procuré le dernier roman de Dennis Lehane, "Moonlight Mile", qui a imaginé une suite à l'excellent "Gone Baby, Gone" porté à l'écran par Ben Afleck. Je n'ai pas réussi à m'intéresser à cette histoire de trafic d'enfants - je dois même avouer un profond ennui - dans laquelle Patrick Kenzie , son héros récurrent,  semble avoir perdu son humour en se mariant et en abandonnant son métier de détective. Dennis Lehane avait manifestement besoin de souffler après son monumental "Un pays à l'aube".

 

Je ne peux terminer ce billet sans témoigner de l'immense plaisir que j'ai eu à voir le film de Jaoui et Bacri, "Au bout du conte". La virtuosité des dialogues et de l'interprétation fait vite oublier les quelques longueurs dans les scènes de théâtres d'enfant qui rythment ces tranches de "choses de la vie", toutes  plus ou moins en rapport avec la croyance (à l'amour, à Dieu, aux voyantes, à la psychanalyse....),vues sous l'angle des contes de notre enfance. Lors de la scène du film où Bacri, commentant les propos de la fiancée de son fils, prêtant foi aux propos d'une voyante, se retourne vers son ex femme pour lui dire "je crois qu'elle est folle", Bertrand m'a glissé à l'oreille "c'est un peu toi ce type de réflexion...".  Sans doute assez bien vu, mais je me suis demandé si je n'avais pas été parfois aussi, il y a bien des années, ce "grand méchant loup" (épatant Benjamin Biolay dans le rôle) se souciant bien souvent trop tard des dégâts que son comportement séducteur pouvait infliger à certaines de ses victimes.

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