
En début de semaine j'ai visionné une docu-fiction de France 2, enregistrée il ya plusieurs semaines. Il s'agissait de la reconstitution du procès pour infanticide de Véronique Courjault. Mon propos n'est pas ici de parler du téléfilm lui même, remarquable avec une interprétation éblouissante du rôle de l'accusé, faisant honneur au service public, mais des discours "psychiatriques" qui ont été tenus par trois des experts convoqués à la barre, le psychiatre universitaire, la psychanalyste et la psychologue clinicienne (en rappelant qu'il s'agit de propos qui ont réellement été tenus). Les deux premiers étaient au delà de la caricature. Le psychiatre, hautain, sûr de lui, disséquant le "cas Courjault" comme il s'il autopsiait un cadavre en salle d'anatomie, le "mandarin" dans toute sa superbe; la psychanalyste enferrée dans son délire d'interprétation si extravagant qu'on en aurait éclater de rire si le sujet le permettait (elle reliait la déclaration de la mère selon laquelle elle avait étrangler ses enfants (ce que l'autopsie a d'ailleurs invalidé) avant de les congeler, au fait qu'à sa naissance elle avait faillit mourir étouffé par strangulation due au cordon ombilical!). Heureusement il y eut le témoignage émouvant de la psychologue, la seule qui me semble avoir réussi à approcher ce qui avait du se passer dans l'esprit de Véronique Courjault, sans tenter de faire entrer la réalité dans des schémas théoriques.
Je termine péniblement le dernier Dan Brown. J'avais lu dans l'avion, d'une seule traite, le Da Vinci, pourtant déjà bien nul mais se référant à une mythologie chrétienne quelque peu familière, l'envie au moins d'en connaitre la chute, alors que pour "Le symbole perdu" j'ai l'impression de nager en plein ésotérisme ce qui m'ennuie profondément. Le succès phénoménal de cet auteur est vraiment un mystère. Quelques pages encore et je pourrais me plonger dans le nouveau volume du journal de Renaud Camus (l'année 2007) qui vient de sortir.