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29 juillet 2022 5 29 /07 /juillet /2022 16:55

Pendant cette longue période qui a séparé le deuxième et le soi-disant troisième tour des présidentielles, un voyage en Italie, dans la région des Pouilles, a marqué le retour de nos escapades de printemps, interrompues par ces deux années de privations. Depuis l’aéroport de Brindisi, nous avons rejoint Locorotondo, petit village authentique, point d’étape pour parcourir la région d’Ostuni - Alberobello et ses Trulli, Marina Franca et sa basilique, Poligno a Mare et ses falaises - sans pouvoir toutefois profiter de la piscine de l’hôtel, la vague de chaleur qui s’abattait sur la France ayant manifestement contourné le sud de l’Italie…Après un détour pour une courte visite à la Cathédrale d’Altemura, accéder  à notre hôtel, dont les chambres étaient creusées à flanc de roche, dans la stupéfiante vieille ville de Matera, relevait presque de la randonnée. La figure du Christ est étroitement associée  à cette ville, depuis le roman de Carlo Levi, puis les films de Pasolini et de Mel Gibson, ainsi que le récent ( et désastreux) remake de Ben Hur. Moins christique (quoique, vu la scène finale sacrificielle…), le dernier James Bond donne à voir une poursuite spectaculaire dans les rues de la ville. Depuis Otrante, notre étape suivante, dont je retiendrai surtout l’émouvante chapelle des martyres de sa cathédrale - les crânes de 800 otrantais, décapités par les turcs en 1480 pour avoir refusé de se convertir, y sont exposés - nous avons exploré Leuca et surtout Galipoli, son centre historique et sa cathédrale, ville superbe qui aurait mérité une étape à elle toute seule tant elle est séduisante et dont on soupçonne une vie nocturne animée, ce qui était loin d’être le cas de nos étapes précédentes. Lecce allait constituer le point culminant de ce séjour, ville-église au patrimoine d’une richesse inouïe qui ne se limite pas à sa basilique, chef d’oeuvre du baroque, ou à sa Piazza del Duomo, et dont la vie nocturne, envahie par les étudiants, est particulièrement festive. Les restrictions annoncées quant au port du masque FFP2 obligatoire se sont révélées d’application plutôt fantaisiste, notamment dans les musées ou autres lieux culturels, puisqu’il nous fut dit à chaque fois que c’était selon notre « bon vouloir », souplesse qui ne s’appliquait pas au personnel des restaurants systématiquement masqué. Incontournables par contre les restrictions de circulation, réservée aux résidents, dans les centres villes historiques, obligeant à faire communiquer aux autorités de police notre numéros d’immatriculation pour pouvoir accéder aux hôtels, nous donnant une idée de ce que nous réserve notre chère maire 1,5% pour le quartier du Marais à Paris.

 

De retour en France à temps pour suivre les péripéties de cette campagne législative surréaliste où les médias, « hypnotisés » par la tornade rouge des insoumis qui aspirait et asservissait ce qui reste de la gauche sur son passage,  en oubliaient  le Front National qui faisait tranquillement son nid. Je me suis demandé quel aurait été mon choix si dans ma circonscription, ce qui ne fut pas le cas, je n’avais eu le choix qu’entre un candidat de la Nupes, s’il s’était agi d’un Insoumis, ou du Front National, probablement l’abstention… Le résultat ne fût pas, pour notre Hebert du 21è siècle, à la hauteur de l’imposture, non seulement il ne serait pas premier ministre mais le score de sa coalition se révéla inférieur au total des gauches au premier tour,  suffisant tout de même pour, avec l’aide des lepenistes, rendre cette assemblée imprévisible et y faire siéger les pires avatars du wokisme. La première revendication  fut de faire entrer le droit à l’avortement dans la constitution, comme si c’était l’urgence du moment…La rentrée de septembre s’annonce passionnante…

 

La fête de la musique arrivait à point pour un retour à un peu d’insouciance et redonner au Marais son ambiance des grands jours en dépit de la fermeture imminente de l’Open Café ( fermeture qui fait suite à tant d’autres : limbo.over-blog.org/article-une-melancolie-gay-47494201.html), avant goût de la soirée de la gaypride quelques jours plus tard, gaypride que je n’avais jamais manqué depuis plus de 30 ans que j’habite Paris, même si sa politisation, puis sa « wokisation » progressive, transformée en « Marche des Fiertés » avait largement contribué à l’atténuation  de son côté festif. Ce n’est toutefois pas par lassitude, ou du moins pas principalement, que je n’y étais pas présent cette année, mais parce que je ne voulais pas manqué la « Fête du vin » bordelaise, organisée sur les quais  de la Garonne , fête  annulée ces 2 dernières années en raison de la pandémie. Plaisir renouvelé de parcourir les onze stations de dégustation  qui faisaient face aux 4 grands voiliers à quai, avant de finir attablé au « Café de l’espérance » sur les hauteurs de Bouliac, retour nostalgique vers un lieu qui fût avec le « Bistroy », le rendez vous quasi hebdomadaire de mes sorties  du temps où la cuisine de Jean-Marie Amat, dans mes années bordelaises, régnait sur ce petit village. Notre séjour avait été précédé d’une étape dans une des plus beaux villages de France, Saint Leonard de Noblat, pour visiter sa splendide église romane avant de nous arrêter à l’EHPAD, sans reproche, du CHU l’Angoulême où réside la mère de Bertrand, émue jusqu’aux larmes de voir son fils mais  qui malheureusement ne se souviendrait sans doute plus, dès le lendemain, de notre passage.

 

Après une dernier bière parisienne aux VendrediX sur Seine, sur les quais en face de la conciergerie, ce sera la départ samedi pour notre périple d’été, impatient de voir si Sitges aura retrouvé son attrait pré-covid, tout en abordant avec prudence sa vie nocturne, n’ayant pas encore eu l’occasion de me faire vacciner contre la variole du singe, semble-t-il très présente en Espagne.

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