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4 avril 2011 1 04 /04 /avril /2011 21:36

 

Le-monolithe.jpg

La disparition d’Elisabeth Taylor, star légendaire du cinéma américain bien plus que grand actrice, icône gay qui aimait tant les « pd » qu’elle en nouait avec eux des amitiés amoureuses, James Dean, Montgomery Clift, Mickael Jakson, Rock Hudson dont le décès fût à l’origine de son engagement dans la lutte contre le Sida, m’a laissé plutôt indifférent. J’ai toujours été épargné par cette étrange fascination qu’exercent sur  tant d’homosexuels les divas du monde du cinéma ou des variétés.

La mort d’un grand acteur qui ne faisait pas mystère de son homosexualité, Farley Granger, est passée elle presque inaperçue. Il fût le jeune officier autrichien du « Senso » de Visconti, ainsi que le partenaire de John Dall, lui aussi homosexuel, dans le film d’Hitchcock « la corde » que j’ai eu récemment l’occasion de revoir à la télévision. En dépit de la virtuosité de sa mise en scène, le film m’a semblé avoir terriblement vieilli. Le regard que porte le cinéaste sur l’homosexualité, sur son « a-moralisme », ne manque pas de déranger, sorte de version « noire » de la «cage aux folles».

Il y a un peu plus de 10 ans, une autre disparition, celle d’un des plus grands, du plus grand peut être, metteur en scène du 7è art, Stanley Kubrick, m’avait profondément ébranlé. La cinémathèque française lui consacre actuellement une rétrospective. Je me souviens encore de ce jour où, adolescent, j’ai franchi les portes du « théâtre Français », un des plus grandes salles de cinéma de Bordeaux, plus de 1000 places, l’ère des multisalles était encore loin, pour aller y découvrir « 2001, l’Odyssée de l’espace ». Cloué sur mon fauteuil dès les premières notes d’ « Ainsi parlait Zarathoustra », je suis sorti de la projection en état de sidération, n’ayant qu’une idée en tête, revoir ce film. Je n’allais pas cessé de le revoir. Le film est beaucoup moins hermétique qu’on ne l’a dit, même si contrairement au livre qu’en a tiré son coscénariste, l’auteur de SF, Arthur C Clarke, il laisse la place à l’interprétation du spectateur. L’argument en est pourtant limpide, une intelligence supérieure, symbolisée par le monolithe noir, provoque, à l’aube de l’humanité, l’évolution du stade primate au stade humain, puis des millénaires plus tard, une fois que l’homme a atteint le niveau technologique lui permettant de conquérir l’espace et a réussi à s’affranchir de la domination par la machine (la mort du super ordinateur Karl), celle vers un stade supérieur de la conscience : plongé dans l’éternité, passant de l’âge mur, à la sénescence et la mort, il renait sous la forme de « l’enfant des étoiles », maître de l’univers.
Le génie de Kubrick s’est souvent heurté à Hollywood et ses stars. Evincé du tournage de la « Vengeance aux deux visages » par Marlon Brando, en conflit fréquent avec Kirk Douglas sur celui de « Spartacus », il se verra contraint par les producteurs de couper 20 mn de 2001. Ces 20 mn de film viennent d’être retrouvées, sans le son, mais les héritiers s’opposeraient à leur utilisation....
Kubrick, l'enfant des étoiles

Les deux films que j’ai vus ce week-end ne sont certes pas des chefs d’oeuvre mais méritent tout l’intérêt qu’une certaine critique leur a porté. « Easy Money » est un thriller nordique au scénario original qui n’est pas sans faire penser à celui de « Jewish connection » - dans sa recherche « d’argent facile » un jeune étudiant se trouve embarqué dans le milieu de la drogue - mais ici pas de rédemption, un film très noir. Les ravages du capitalisme financier qui conduisent à des licenciements massifs pour préserver les cours de bourse rapprochent « Company men », ici licenciement de cadres supérieurs et « « Ma part du gâteau », là de simples employés. La force de l’interprétation et de la mise en scène du premier laissent loin derrière le second au final invraisemblable.

17338_Buttom_Medium.jpg.

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commentaires

E
<br /> <br /> "Star légendaire plutôt que grande actrice" : là, je vous trouve sévère, et même plutôt injuste ! La dame a tout de même un palmarès impressionnant : Minnelli, Mankiewicz, Losey, Cukor, Nichols,<br /> Brooks, Huston... On est dans le très très haut de gamme !<br /> <br /> <br /> <br />
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L
<br /> <br /> peut être sévère en effet<br /> <br /> <br /> <br />