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25 août 2011 4 25 /08 /août /2011 21:09

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Regagner directement Paris depuis Sitgès en voiture est suffisamment éprouvant, je m’y suis risqué deux fois seul au volant puisque Bertrand ne s’est toujours pas décidé à passer son permis, pour que nous ayons pris l’habitude de faire une étape en France. Cette année ce fût Aigues Mortes dont le joli nom pouvait laisser supposer que nos nuits seraient beaucoup plus calmes, elles le furent, sans que le syndrome de sevrage soit trop brutal puisque le village est proche de la plage naturiste dite de « L’espiguette » dont la réputation n’est plus à faire. Bonne occasion peut être de la « défaire ». Tout contribue à vous mettre de mauvaise humeur, la circulation infernale sur les 10 kms qui la sépare de la ville, le parking payant, les 20 minutes de marche dans le sable sous une chaleur torride pour atteindre la section « gay » où vous avez la surprise de retrouver certains de ceux que vous avez déjà aperçu hier à Sitgès et que vous reverrez demain rue des Archives. Si ce n’était que cela ces petits désagréments seraient vite oubliés, après tout, un peu partout, les plages gays naturistes où l’on peut s’adonner au plaisir des rencontres furtives se méritent. Mais à « L’espiguette » vous prenez le risque que les seuls dards qui vous aient pénétré soient ceux des hordes de moustiques ou autres charmantes bestioles qui hantent les dunes. Cela ne semble pourtant pas décourager les stakhanovistes de la drague en plein air dont on peut supposer qu’ils se sont enduits le corps de lotion répulsive, supposition confirmé par Bertrand qui, inconscient de cette invasion avait continué sa progression au cœur du théâtre des opérations, alors que j’avais entrepris une retraite rapide vers le bord de mer, et qui me dit : « ça avait goût de citronnelle ». Le second jour nous sommes sagement restés sur le bord de mer, ne nous aventurant sur la crête des dunes que pour réaliser nos photos suggestives destinées à l’actualisation des « pics » de nos profils sur les sites de rencontres (où il peut arriver qu’on minimise un tant soit peu son âge dans la limite du vraisemblable pour échapper à la censure des filtres de recherche, mais faut il encore que les photos soient récentes pour qu’il n y ait pas tromperie sur la marchandise...).

 

Ceci étant dit la cité médiévale, étonnamment bien conservée, particulièrement animée en ces jours où se déroulaient les fêtes de Saint Louis, fondateur de la cité, ne manque pas de charme. Nous logions à l’hôtel Canal Aigues Mortes, à deux pas des remparts, très gayfriendly, tenu par un « trouple » très accueillant. Un couple de nos amis avait choisi un hébergement dans un maison d’hôtes exclusivement gay à quelques kilomètres de la ville, dont l’agencement, un fort opportun labyrinthe dans le jardin bordant la piscine, leur a permis de s’épargner l’épreuve des dunes pour faire leurs « courses »....

 

De retour sur Paris samedi, le temps de voir quelques films sortis pendant notre absence : «La planète des singes- les origines », série B offrant une plaisante détente neuronale après un long voyage, puis surtout le dernier Téchiné, « Impardonnables », une relative déception devant cette tragicomédie sentimentale dont les multiples trames du récit s’entrelacent de façon quelque peu confuse sans qu’on en décèle la ligne directrice, ni la nécessité de certaines, comme celle qui décrit les comportements homophobes de Jeremy, l’adolescent psychopathe, mais le film n’en est pas moins attachant, comme ses personnages, notamment le dit Jeremy, Téchiné a toujours excellé dans l’art de découvrir de jeunes talents masculins.

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13 août 2011 6 13 /08 /août /2011 18:08

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Nous avons quitté Paris il y a un peu plus d’une semaine pour rejoindre Orange, que nous atteignîmes après être passé par le Puy en Velay et découvert les splendides paysages du plateau de l Ardèche, une ville quelque peu endormie après ses chorégies. A Avignon, notre destination suivante, Bertrand n'avait pas encore eu l’ occasion de visiter le Palais des Papes et de se remémorer ainsi que le séjour de ces derniers en cette ville ne se résumait pas á la période schismatique, nous eûmes la chance de loger, à moitié du prix affiché dans la chambre grâce au site de réservation "booking.com", dans très bel hôtel cloitre et de faire un agréable dîner dans un bistrot, "Mama Corsica", tenu par une mégère faisant marcher à la baguette son personnel comme ses clients. Villeneuve les Maguelones, un village des environs de Montpellier dont je n'avais jamais entendu parler, mais où réside maintenant un couple d'amis gays (presque un pléonasme, nous avons si peu d amis qui ne soient pas gays.....) autrefois parisiens, fut notre dernier étape avant d atteindre Sitges, ville qui fût l'objet du premier billet de ce blog, deux ans déjà... 


Sitges bouge, le temps qui passe, la crise qui touche si durement l'Espagne. "Pepe", le vieux vendeur ambulant qui arpentait la plage gay du centre ville depuis toujours et dont nous avions encore dans l' oreille, bien après notre retour, les "cerveza, coca-cola, aqua", n' est plus là, des restaurants que nous aimions bien ont fermé, des commerces de fringues "branchées" ont été remplacés par les inévitables magasins d’ optique, mais les gays sont au rendez vous, aussi nombreux sinon plus, avec semble t’ il un retour en force des corps sculptés. La tendance, déjà amorcée depuis deux ou trois ans, d'un abandon progressif des lieux "historiques" du circuit des bars, le Candil depuis quelques années, puis plus récemment le Mediterraneo, s'amplifie. Tout se concentre maintenant à proximité du Parrots, le café où ceux qui veulent être vus se retrouvent à l'heure de l'apéritif, entre deux rues parallèles, la Calle Bonnaire et la Calle Bonne Aventure, où le flux nocturne qui semble suivre à la trace "Lady Diamond", la reine de ces lieux où elle fait spectacle, n'a que quelques mètres à parcourir pour aller du Privilège, au Queenz, et au XXL dont la backroom rappelle de plus en plus le RER A aux heures de pointes. 

Le soir de la "White party", tous les mardis dans une discothèque à l'extérieur de la ville, alors que nous étions à la terrasse du restaurant du Parrots, mon attention fût attirée à la table voisine par un individu à l'embonpoint notable qui dînait avec un jeune homme, à n'en pas douter le propriétaire des lieux à la façon dont il réglait d'un mouvement des doigts les déplacements des serveurs, objet d'une véritable "cour" de la part d'un nombre incalculable de passants qui venaient le saluer et qui distribuait, selon son bon plaisir, des entrées gratuites pour la "Party". Véritable "Parrain" d'un empire qui s'est étendu autour du Parrots, au gré des défaillances des commerces voisins probablement emportés par la crise - restaurants, cafés, bars, discothèques se succèdent, drainant le tout Sitgés gay. Bertrand s'esclaffa " c est "Jaba the Hut".

Cette concentration satisfait sans doute aussi ce besoin de la jeune génération de tout avoir à portée de main, ou de pas, comme en témoigne le succès foudroyant du logiciel de rencontres pour iPhone, "Grindr", qui vous indique au mètre près qui est connecté et où («à 7 mètres seulement, seriez vous dans ma baignoire ?» fût un des premiers messages que je reçus en arrivant à notre hôtel !), jusqu'à redécouvrir peut être un jour que le plus proche il partage déjà votre lit...... *

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2 août 2011 2 02 /08 /août /2011 14:46

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Une étude, réalisée par le prestigieux National Institutes of Health auprès d'un millier d'homosexuels, a valu au gouvernement US un flot de critiques. Le rapport intitulé "Le lien entre la taille du pénis et la santé sexuelle chez les hommes ayant des rapports sexuels avec des hommes" établissait un lien entre la taille du pénis et la "passivité" . On y apprenait que  "les hommes gays et bisexuels avec une taille de pénis en "dessous de la moyenne" étaient supposés avoir un position sexuelle  passive, tandis que ceux avec une taille "moyenne supérieure" seraient généralement sexuellement actifs. Ceux qui ont une taille "moyenne" du pénis étaient identifiés comme "versatile"".

Si l' étude ne se limitait pas à cette seule question, qui montre à n'en pas douter la nature hétérosexuelle de son auteur, je ne vois pas en quoi elle est critiquable en tant que telle, seule sa méthodologie pourrait l'être. Elle fait suite à celles qui s'intéressaient à d'autres critères que l'orientation sexuelle. On pourrait citer celle d'un chercheur de l'université d'Helsinki qui a étudié la corrélation entre le PIB d'un pays et la taille moyenne du pénis de ses habitants (http://www.tdg.ch/actu/monde/taille-penis-influerait-pib-2011-07-27). La taille idéale serait 13.5 cm, au delà de 16 (l'Afrique?) ou en dessous de 12 (l'Asie?) on noterait une chute du développement économique .  En effet "Target Map" a publié une cartographie de la taille du pénis en fonction des ethnies (je fais attention à "big brother", je ne parle pas de race!) selon laquelle ce sont les congolais qui l'auraient la plus longue et les asiatiques la plus courte, ce qui correspond bien  à une impression personnelle, fruit d'une longue expérience...Une entreprise européenne  s'est limitée à l'Europe, les français arrivent en tête avec 14 cm en moyenne, l' Irlande et la Grèce ferment la marche avec moins de 12 cm...on comprend mieux pourquoi ils  nous posent tant de problèmes!

La méthodologie de ces études fait cependant sourire, car elle est basée sur "l'automesure", c'est à dire sur le déclaratif des participants, et non sur une mesure par un "tiers"...Les français auraient ils tendance à se surévaluer?  Pas sûr cependant, car dans toutes ces études, indépendantes les unes des autres,  on trouve le même chiffre d'environ 14 cm pour la France. Rassurez vous il s'agit d'hétérosexuels, car il me semble  que la longeur moyenne du pénis chez les gays est significativement supérieure à ce chiffre! mais cette impression soulève un autre problème méthodologique : le choix de l'échantillon. En effet la population gay que j'ai rencontrée est probablement majoritairement représentative de celle qui fréquente les endroits sexe et ces lieux  n'ont ils pas tendance à sélectionner les "bien montés"?

Revenons en à l'étude américaine du  NIH chez les homosexuels. Elle semble basée sur une hypothèse génétique et si je  n'ai pas de doute quant à l'origine "génético-biologique" de l'orientation sexuelle,  je ne crois pas que la façon dont elle s'exprime puisse ignorer l'histoire personnelle  (http://limbo.over-blog.org/article-gay-de-naissance-ou-la-faute-a-maman-44364997.html). Les résultats rapportés ne correspondent pas à mon expérience. On peut identifier plusieurs biais, n'avoir pris comme critère que la longueur du pénis et non son épaisseur,  n'avoir pas pris en compte que nombre de passifs exclusifs compensent ainsi leur absence d'érection,  ignorer que le caractère "passif" ou "actif" peut évoluer avec le temps (on peut ainsi, c'est mon cas, avoir été plutôt passif dans un premier temps, c'est plus reposant pour le paresseux que je suis, puis trouver un certain intérêt à l'autre position quand on s'aperçoit que ses attributs attirent surtout les passifs et que l'on peut ainsi signifiactivement augmenter le nombre de ses contacts...En un mot ce sont les passifs qui concentrent les grosses bites et non celles ci qui  sont, à priori, "actives"...

Ce sujet peut paraître futile tandis que le boucher de Damas continue à sévir, mais le sexe ne gouverne t'il pas ce monde, sans  référence à notre vie politique nationale....? Et puis ce sont les vacances..

La nouvelle revue gay "Friendly" a publié, j'avais fait état de leur proposition précédemment, un de mes billets sur "l'infidélité".  En fait, ils ont fusionné deux billets sur le même sujet, mais pas dans l'ordre de parution, avec une citation de Renaud Camus intercalée entre les deux, ce qui n'en rend pas la lecture pleinement cohérente, mais l'essentiel est préservé. Je dois réfléchir à un nouvel article pour leur numéro 2.

On ne peut évaluer la taille de la  bite de Pierre Niney, plus jeune sociétaire da la comédie française,  dans le délicieux premier film de Frédéric louf "j'aime regarder les filles", mais courrez y, à moins que vous ne préfériez aller voir "Absent", qui pourrait s'appeler "j'aime regarder les garçons", de Marco Berger, premier pris d'un festival gay et lesbien, où l'on ne peut non plus entrevoir les attributs du jeune amoureux, seulement se mourir  d'ennui.

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26 juillet 2011 2 26 /07 /juillet /2011 22:39

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Celui par qui la masse fût. La particule de Dieu, le boson de Higgs, aurait donné des signes de son existence dans le nouvel accélérateur de particules du Cern à Genève. La communauté des physiciens est en émoi, deux équipes ont décelé des perturbations dans des bandes d’énergie entre 120 et 140 milliards d’électrons volts, peut être la signature du boson de Higgs (http://limbo.over-blog.org/article-la-particule-de-dieu-et-le-dieu-des-bars-gays-46950175.html). On espère la confirmation de sa découverte dans les mois qui viennent, l’enjeu est de taille, rien de moins que la confirmation du modèle standard de la mécanique quantique dont tout l’édifice repose sur une particule qui n’a qu’une existence « théorique » car on ne disposait pas jusqu’à maintenant d’accélérateur assez puissant pour atteindre les niveaux énergétiques nécessaires à sa mise en évidence. Sinon tout s’écroule et la physique sera en crise...

Autre découverte scientifique enthousiasmante, celle de l'essai américain sur l'intérêt préventif des traitements antirétroviraux. Chez les couples hétérosexuels sérodifférents, le traitement antiviral se révèle très efficace contre la transmission du VIH : l'essai américain qui portait sur plus de 1700 couples hétérosexuels a été interrompu car les résultats montraient que si une personne vivant avec le VIH était traitée précocement, le risque d'infection pour son ou sa partenaire était réduit de 96 %, aussi bien, sinon mieux, que la capote. En fait un seul couple n’a pas été protégé, probablement parce que le traitement a été entrepris après la contamination, la protection serait donc de près de 100% ! On ne peut encore affirmer que cela peut être complètement extrapolé à la contamination chez les gays le risque de transmission anale étant nettement plus élevé que par voie vaginale, mais il n’est pas douteux que dans ce cas aussi le risque de contagion par une personne à charge virale indétectable est très fortement réduit.

Dans un précédent billet (http://limbo.over-blog.org/article-sida-une-education-de-l-incertitude-49758130.html), alors qu’un premier essai allait déjà dans ce sens, j’avais souligné que nous avions les moyens d’éradiquer cette épidémie : « Un virus, pour se reproduire, a besoin de trouver de trouver un «hôte», et ceci à une relative grand échelle, sinon, il finit par disparaître, «faute de combattants». Il se trouve que si un dépistage à grande échelle (et bien sûr surtout dans les pays en voie de développement) était pratiqué et si tous les patients séropositifs (la plupart....) étaient traités avec les thérapies actuelles qui permettent de diminuer la charge virale dans des proportions telles que la transmission du virus devient improbable, peu à peu, alors que les contaminés vieillissants disparaîtraient, «le réservoir» de virus deviendrait si insuffisant qu'il ne pourrait plus se reproduire.... Ceci est possible, en une ou deux décennies, si l’on y met autant d’énergie que pour le sauvetage du système financier… ».

Mais faudrait il pour cela que les gays se sentent encore engagés par ce combat au lieu de n’avoir plus en tête que le « droit à l’indifférence ». Je partage totalement les propos de Christine le Doaré, présidente du centre LGBT Paris, dans TETU : « Il y a une perte évidente des repères individuels et collectifs sur ce sujet. L’obsession du mariage et de l’adoption a étouffé en partie d’autres luttes....Cette recherche absolue de normalité ne remet pas en question les principes fondamentaux de la société. Ceux qui en font les frais sont les mêmes : les femmes, les malades, les précaires.». A rapprocher de la pensée de deux auteurs, dans le même numéro de Tetu, Judith Butler « pour qui l’empire de la norme sexuelle est inséparable d’un assujettissement, d’un attachement passionné à la norme » et Murray Rothbard, intellectuel américain libertaire dont son ouvrage « L’éthique de la liberté » « débouche sur une critique radicale de l’Etat, dont l’action normalisatrice aurait tendance à uniformiser les modes de vie plutôt qu’à favoriser la dissidence et la différence.»

Lady Gaga, dont Bertrand est un fan, fervente militante du mariage gay, a eu droit à quelques lignes dans le dernier volume du journal de Renaud Camus. Ce dernier, qui prend un malin plaisir a relever les impropriétés de langage des journalistes français a relevé celle-ci qui m’a fait sourire « Lady Gaga....aussi connue pour sa musique que pour ses tenues ». Il aurait fallu dire, peut être trouverez vous qu’on est à limite de l’enculage de mouches en plein vol, « Lady Gaga....aussi connue pour ses tenues que pour sa musique»... Je ne suis pas sûr que Renaud Camus ait raison...il se pourrait bien que ce qui restera de Lady Gaga, ce sont ses tenues....

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29 juin 2011 3 29 /06 /juin /2011 21:03

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Comme l’an dernier, c’est avec les quelques volontaires de l’AMG qui avaient répondus présents, en quatorzième position juste devant le « char » de Aides, que j’ai fait ma vingtième gaypride parisienne, marche rendue quelque peu pénible par une tendinite du jambier postérieur qui s’était réveillée au lendemain d’un jogging. Nous étions trop peu nombreux pour être vraiment visibles, certain d’entre nous, surtout les « psy », semblant préférer éviter d’être identifiés en tant que « gays » par leurs patients. Un peu moins de monde que les autres années m’a t’il semblé, mais il est difficile de se faire une idée de la mobilisation de l’intérieur du défilé, ainsi qu’une moindre couverture médiatique, l’évènement s’étant trouvé éclipsé par l’adoption du mariage gay par l’état de New York. J’ai du quitter la marche avant l’arrivée de la queue du cortège place de la Bastille pour me rendre avec Bertrand à l’invitation de deux de nos amis qui fêtaient à Boulogne leur 30 ans de vie de couple, un de ces couples qui n’envisageraient certainement pas de «se marier» mais qui feraient sûrement leur un des slogans: « le droit de ne pas se marier ». Ce genre de soirée où le champagne coule à flots n’autorisant pas à prendre sa voiture, le métro ayant fermé ses portes et les taxis introuvables un samedi soir, il ne restait plus à ceux qui voulaient goutter les dernières miettes de l’ambiance folle qui règne dans le marais un soir de gaypride qu’à se saisir d’un vélib Porte de Saint Cloud, pour parcourir avec entrain en moins de 30 minutes, les quelques kilomètres qui nous séparaient des bars pour avaler la bière de trop avant de galérer pour trouver un autre vélib en état de marche et tenter de regagner son domicile.

Le réveil, dans une atmosphère de plus en plus chaude, fût plutôt difficile. Une bonne occasion pour rester chez soi et s’emparer, laissant tomber comme à mon habitude toutes les autres lectures en cours, du journal de l’année 2010 de Renaud Camus, « Parti pris ». Quelle ne fût pas ma surprise de découvrir mes nom et prénom, même mal orthographié pour le premier, aux pages 53 et 54, à propos d’une de intervention, exceptionnelle car on ne s’aventure qu’à ses risques et périls dans le petit cercle des adorateurs, que j’ai pu faire sur le site de la "Société de ses lecteurs". Certes cela m’était déjà arrivé, mais sous le nom de mon pseudonyme « hyperion ».
Je n’en suis qu’à la moitié de l’ouvrage, aussi serait il sans doute prématuré d’affirmer que je le trouve plus apaisé que les précédents, ses obsessions un peu moins envahissantes (un peu seulement), on peut même y trouver ici où là des appréciations positives. J’ai lu avec un vif plaisir les pages que consacre l’auteur à « l’éreintement élogieux » de son journal par un certain Pierre Le Coz et où il est question de son homosexualité, si absente de son journal depuis des années alors quelle fût un des thèmes majeurs de ses premières œuvres, « Tricks » bien sûr mais surtout les « Notes et Chroniques achriennes» et « Buena Vista Park ». Ce dernier se livre à une « psychanalyse » de l’œuvre : « Il y a à l’œuvre dans les livres de Renaud Camus une sorte de devenir-Nadine-de-Rothschild de leur auteur (sinon de devenir-Pascal-Sevran) : être, dans tous les domaines, l’arbitre des élégances, des codes, des gestes et du « ce-qu’il-faut-penser-de » - y compris dans le domaine intellectuel, littéraire........et c’est l’irruption de Nadine de Rothschild dans la sphère artistique. Ce kitsch en réalité est lié à l’homosexualité – il n’est pas une faute de goût, il est une posture sexuelle. Nadine, en effet, entre deux réceptions, deux avis sur les bonnes manières, ne dédaigne pas d’aller se faire enculer dans les back-rooms, et d’en revenir « les chaussures couvertes de foutre ». La quasi-totalité des lecteurs de Camus lui font reproche de ces passages « hard », mais ils ont tort : cette « pornographie » est absolument nécessaire à l’économie du journal, nécessaire parce que constituant un des pôles de la structure du désir camusien, où l’écart doit être maximum entre le Renaud des back-rooms et la Nadine des salons ».

Nadine est convoquée là où l’on aurait attendu Charlus. L’homophobie de cette interprétation, Renaud Camus en fait la démonstration en rappelant qu’il n’ a cessé de dire qu’avoir une bite à la main (ou ailleurs) ne pouvait excuser « l’incivilité » (citation en fin de billet), est renforcé par son anachronisme, le sexe étant le grand absent de son journal depuis dix ans que l’auteur a rencontré Pierre.
Cette « pornographie » était peut être en effet nécessaire à l’économie du journal, mais pas du tout dans le sens où l’entend Le Coz. Je ne fais pas partie de ceux qui ont fait le reproche de ces passages « hard », bien au contraire. Ils contribuaient à un certain équilibre, la place laissée libre ayant été envahie par la récurrence des obsessions de l’auteur et par ses « folies » de substitution : « La folie de la peinture m’habite entièrement, comme a pu le faire un moment celle de la photographie.... ; et comme l’a fait longtemps celle du sexe, ou du désir, ou de l’amour, où de l’espérance (celles là, je les ai réglées de la plus brillante façon)». On pourrait même avancer l’hypothèse que la fin de son vagabondage sexuel, privant l’auteur des multiples fenêtres sur la diversité du monde, a précipité le repli sur soi et l’accentuation de sa misanthropie.

"D'évidence, Le Coz me lit un peu distraitement, au moins en ce qui concerne l'homosexualité. Il écrit qu'il me faut, ou plutôt qu'il faut à la Nadine que je suis, "l'écart maximum" entre les salons (que je ne pratique guère, mais ce cliché est familier) et les back-rooms, qui seraient pour moi, d'après lui, "le lieu même de l'informe et de la profanation", où les formes qui me sont chères, ou si chères à la Nadine qui est en moi, seraient autant que possible rudoyées, ravagées. Manifestement il a dû sauter, par dégoût, tous les passages sur les back-rooms, dans mon journal - car ce que j'y déplore sans cesse, c'est exactement ce qu'il dit que j'y recherche : la violence, la méchanceté, la brutalité, le défaut de gentillesse et de courtoisie. J'ai écrit deux mille fois que je ne voyais pas pourquoi il fallait au sexe un statut spécial et pourquoi devenait caduc, à son approche, tout ce qui rend supportable la vie civile : la délicatesse, la bonté, l'in-nocence. J'ai dit aussi souvent que j'en ai eu l'occasion à quel point la profanation, et la rasoir transgression bataillienne, n'étaient pas mon affaire. Bien loin que j'étais de rechercher "l'écart maximum" entre la vie sociale et la vie sexuelle, c'est au contraire l'écart minimum qui m'a toujours semblé un idéal."

 

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21 juin 2011 2 21 /06 /juin /2011 09:49

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Telle est la question que pose Jack, le chien « télépathe » du héros du film «Beginners», alors que son maître, Oliver, hésite à devenir adulte et à s’engager dans une histoire d’amour avec la jeune française qu’il vient de rencontrer peu après l’agonie de son père mort d’un cancer du poumon. Celui-ci, quelques années plus tôt, à 75 ans, avait fait son « coming-out » gay au moment du décès de sa femme, vie gay dans laquelle il allait se lancer avec enthousiasme, sans entrave, jusqu’à son dernier souffle,  révélant ainsi à son fils qu’il avait toujours été homosexuel, que son mariage de 40 ans,  s’il n’était pas bâti sur le mensonge - elle avait toujours su- n’était que de complaisance, « elle renonçant à sa judéité et lui à son homosexualité ».  Ce film, c’est peu dire qu’il m’a touché, s’il est empreint d’une certaine mélancolie - Oliver, graphiste de métier, n’est il pas en train de  dessiner une histoire de la « tristesse qui survint après la  création du monde », sorte d’écho à « Tree of  life »- est conté avec un humour distancié qui renforce son charme et le regard porté sur le milieu gay californien et ses combats plein d’affection.

 

Le film nous suggère, et cela est renforcé par les scènes de flash back qui replacent les épisodes de la vie de chaque personnage dans le « contexte » de l’époque (on s’habillait comme ça,  tel était personnel politique, on pensait que...),  que rien n’est figé et qu’il faut savoir oser s’engager, oser « être des débutants".

 

L'opinion qu’on peut avoir quant au « mariage gay » n’est pas sans lien non plus avec le « contexte » de l’époque où elle est émise. En d’autres temps François Baroin ne nous aurait pas dit pas qu’il avait des « amis gays », peut être n’aurait il même pas su qu’il en avait,  aujourd’hui il nous précise  «qu’ils ne veulent pas se marier». On est sidéré par la faiblesse de l’argument, dont on peut d’ailleurs rire de la valeur statistique, d’amis gays il ne doit point en avoir tant que ça pour que l’échantillon soit représentatif. Certes dans mon entourage qui constitue un échantillon beaucoup plus large, je n’en connais pas beaucoup non plus qui veuillent se marier, mais ce n’est pas la bonne question à poser. La question n’est pas de savoir si l'on « désire se marier » mais d’avoir « le droit de se marier ». Et à cette question il n’est pas douteux qu'une majorité des gays d’aujourd’hui répondraient oui.

 

Ceux qui ont lu certains billets, parfois anciens, de ce blog, savent mon peu d’enthousiasme pour cette revendication et que cette réticence concerne le mot qui la désigne, "mariage",  et non les droits qui lui sont attachés. Influence peut être de mon éducation catholique mais surtout de l’époque qui m’a formaté, de ce temps où la « libération » gay voulait dynamiter le mariage et vouait aux gémonies tout mimétisme de l’hétérosexualité. Certes les plus politisés  des gays d’aujourd’hui, à la pointe du combat, héritiers de ceux des années de lutte, ont toujours comme arrière pensée de détruire l’institution du mariage, de l’intérieur, revendication cheval de Troie, mais pour la plupart des autres  il s’agit d'un besoin du « mot », ils sont « nominalistes », nommer effacerait les différences... 

 

J’aurais préféré que nous nous battions pour  obtenir les mêmes droits (héritage, pension de réversion- pour l’adoption je ne me prononce pas, ce besoin m’est trop étranger), et non pour la dénomination "mariage" du contrat,  car ce mot appliqué à une relation entre deux hommes garde pour moi  ce côté « parodique » illustré par Coluche et Thierry le Luron. Mais comment ne pas reconnaître,  maintenant que  le mariage gay a été adopté par nombre de pays, qu’il est une revendication mondialisée,  revendication qui s’est imposée de fait, que toute autre appellation apparaitrait comme une régression et qu’on n'a plus d'autre choix que la soutenir.

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14 juin 2011 2 14 /06 /juin /2011 21:49

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Ce vendredi, alors que j’assistais à un petit congrès de gériatrie qui se déroulait dans une des salles annexes du Grand-théâtre de Bordeaux,  chef-d'œuvre de l'art architectural du XVIIIe siècle que l’on doit à Victor Louis qui a également réalisé la salle Richelieu de la Comédie Française, je découvris en consultants mes mails celui provenant de la direction de la rédaction d’un nouveau magazine gay dans lequel était sollicité mon autorisation de reproduire un des billets de mon blog. Apres avoir pris contact avec l’auteur de ce mail, j’appris qu’il s’agissait d’un billet sur " l’infidélité" et que la revue en question devrait voir paraître son premier numéro à l’occasion de la gaypride parisienne.

 

En ayant fait part à Bertrand et à Bernard, mon ex, j’ai reçu deux « sms » qui m’ont fait sourire.
En voici, respectivement, la teneur :
« En voilà une bonne nouvelle ! Ils ont sans doute perçu que tu maitrisais bien ton sujet.... » et « Trop heureux de le lire ! Je pense eu égard au nombre de méfaits commis à mon endroit pouvoir prétendre à une dédicace...Envoie le moi »

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2 juin 2011 4 02 /06 /juin /2011 21:15

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Presque 10 ans que je n’avais revu Lisbonne. Cette ville ne se donne pas immédiatement, elle vous pénètre peu à peu pour ne plus vous lâcher. Je suis tombé sous son charme lors de mes premières vacances au Portugal en 1994 avec l’ami qui partageait alors ma vie. Nous avions abordé le pays par le nord, après une étape à Saint Jacques de Compostelle, le bout du monde, deux jours de voiture depuis Bordeaux, alors que nous avions prévu de l’atteindre en un seul, ce qui nous permis de découvrir la cathédrale et la basilique de Léon où nous dûmes passer la nuit. De Saint Jacques, délaissant Porto, nous fîmes étape à Braga, la Baroque, le temps de visiter ses multiples édifices religieux et de monter le long escalier de l’église du « Bon jésus de la montagne », puis dans la ville médiévale et universitaire de Coimbra, une merveille que nous avons eue du mal à quitter pour découvrir, avant d’arriver à Lisbonne deux des monastères les plus impressionnants qu’il m’ait été donné de voir, celui cistercien d’Albobaça et celui, fascinant, de Bothala avec sa splendide voute gothique et ses chapelles inachevées.

Nous arrivâmes à Lisbonne, sous un soleil écrasant, en direction du quartier de la Baixa où était situé notre hôtel. Ce cœur de la ville à vocation commerciale, totalement reconstruit après le tremblement de terre, totalement déserté un dimanche d’Aout en fin d’après midi, nous sidéra quelque peu. Nous ne savions pas encore que nous n’étions qu’à quelques minutes de marche de l’Alfama, l’âme de cette ville avec ses ruelles étroites qu’on ne se lasse pas d’arpenter, et des quartiers animés du Chiado et surtout du Barrio Alto où toute la jeunesse se retrouve à la nuit tombante. Nous n’avions prévu que d’y rester quelques jours, à peine le temps, une véritable expédition en ferry puis en bus, de découvrir l’immense plage dont les dunes sont parcourues par un petit train qui vous dépose, aux stations 17 et 18, à la plage naturiste gay, avant de repartir vers la France après une étape à la ville « musée » d’Evora et une visite au château des templiers de Tomar et son inoubliable « Couvent du Christ ».

Nous ne pouvions pas ne pas y revenir, dès l’année suivante, en traversant l’Espagne d’est en ouest cette fois ci, depuis Sitgès, puis quelques années plus tard, avec Bertrand cette fois et quatre de nos amis, sans compter deux ou trois voyages professionnels comme l’actuel. C’est lors de notre deuxième séjour que nous avons pu mieux connaitre la vie nocturne très « gay friendly » du Barrio Alto qui s’organisait alors autour du bar « Portas Lagas », ouvert sur la rue. Une clientèle jeune et cosmopolite s’y retrouvait, souvent à la sortie du restaurant Bota Alta de l’autre côté de la rue Atalaia, ce qui fût l’occasion pour nous d’engager la conversation avec quatre jeunes français que nous avions repérés à une table proche de la nôtre. L’un d’eux, amant éphémère, l’espace d’un ou deux week-ends, quelques années plus tard, dans l’intervalle entre le départ de Bernard et ma rencontre avec Bertrand, devait devenir et rester un de mes meilleurs amis.

J’ai pu constater, ce dernier week-end, que la rue Atalaia était toujours aussi animée et que le « Portas Lagas » était toujours fidèle au poste mais avait donné naissance à de nombreux petits frères. Je ne sais, l’âge et l’internet « facile » aidant je n’ai plus la motivation suffisante pour passer la nuit à chasser le garçon, si les lieux plus spécifiquement gays que j’ai connus, les bars « 106 » et « Bric à brac », où les discothèques comme le « Fragyl » et surtout le « Trump » sont toujours aussi courus ou si d’autres les ont remplacés, notamment sur les « Docks » où s’est maintenant déplacée une partie de la vie nocturne branchée...

Flânant dans les rues de la ville, ce dernier dimanche après midi, je prenais conscience que je n’avais jamais eu d’ « amant » dans cette ville, tout au plus de très rares rapports « hygiéniques » dont je n’ai plus aucun souvenir, dans une dune, une backroom ou un sauna. Mon seul amant portugais je l’ai rencontré à Sitgès...
Comme si cette ville, écho à un précédent billet, vous aider à choisir la grâce plutôt que la nature. Le hasard veut que je découvre sur Arte à mon retour les 6 épisodes des « Mystères de Lisbonne » de Raoul Ruiz, unanimement célébré comme un chef d’œuvre. Une occasion de rappeler aussi le très beau roamn de Pascal Mercier « Train de nuit pour Lisbonne » (http://limbo.over-blog.org/article-train-de-nuit-pour-lisbonne-45196271.html)

 

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17 mai 2011 2 17 /05 /mai /2011 22:33

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Lorsque j’ai franchi les portes de l’aéroport, à la descente de l’avion qui m’amenait de Doubaï à Mascate, la capitale du Sultanat d’Oman, j’ai été cloué sur place par le choc thermique. Plus de 30° à 22 heures, le lendemain nous aurions 45....Je devais m’estimer heureux car il s’agissait d’une chaleur sèche, dans quelques semaines l’humidité viendrait s’y ajouter et quelques pas suffiraient à vous « liquéfier ». La journée passée la veille à Doubaï m’avait permis de m’acclimater quelque peu, quelques degrés de moins tout de même. Une architecture démesurée et fascinante en plein milieu du désert, comme sortie de la réalité virtuelle d’un jeu vidéo, sorte d’alchimie entre Las Vegas, Hong- Hong et Chicago. A l’opposé Mascate, porte sur l’Inde, a le charme et l’hospitalité qu’on imagine de l’Arabie.

J’avais été surpris de constater sur gayromeo, où j’avais signalé mon voyage comme cela avait été le cas pour le Vietnam quelques semaines avant, la proportion très nettement plus élevée qu’en France de contacts qui me sollicitaient. Sans doute un rapport culturel à l’âge différent plutôt qu’un attrait particulier pour les occidentaux. Une fois sur place, aussi bien à Doubaï qu’à Mascate, j’ai pu constater que l’accès à internet des sites gays n’était pas des plus aisés, et très variable en fonction des lieux de connexion, relativement facile dans les grands hôtels internationaux, beaucoup plus problématique ailleurs. A la faveur d’une connexion réussie un de mes contacts m’a appris comment contourner la « censure » de ces sites : choisir la version « soft » (celle sans images de sexe) pour ceux qui le permettaient (comme gayromeo qui a une version « clean » sous le nom de planetromeo), ou mettre https devant l’adresse et non http...mais certains sites restent inatteignables.

C’est en consultant l’édition internet du « Monde », dimanche matin, dans les locaux de mon entreprise à Mascate que j’ai découvert sa « Une » qui m’a fait vérifier la date (étions nous le 1è avril?), puis me demander si je ne souffrais d’un coup de chaleur....Certes, ma préférence pour Hollande que j’avais laissée supposer dans des billets précédents reposait en partie sur ma crainte que DSK ne tienne pas la distance sous l’acharnement qui ne manqueraient pas de survenir pendant la campagne en utilisant sa vie privée tumultueuse, la fortune de sa femme, le tout sur fond d’antisémitisme, cela avait d’ailleurs commencé depuis l’histoire de la Porsche, mais de là à imaginer une telle pantalonnade ! Une fois le choc passé je me suis laissé aller à imaginer cinq scénarios : il est fou ; elle est folle ; encore une victime des médicaments ; le piège ; le complot
• Il est fou ? : victime de pulsions sexuelles incontrôlables dans un contexte de sentiment d’impunité lié au pouvoir. Dans ce cas là ce ne doit pas être la première fois, c’est la thèse que répand de façon « élégante » Bernard Debré dans les médias. Si elle s’avérait exacte on l’a échappé belle...
• Elle est folle ? : construction délirante de la victime supposée à la vue d’un homme sortant nue de sa salle de bains. Dans ce cas là aussi on devrait retrouver des antécédents psychiatriques.
• Prise récente de médicaments provoquant un raptus sexuel ? : les médias ont rapport récemment ces « accidents médicamenteux » à type d’addiction aux jeux ou d’agression sexuelle avec les antiparkinsoniens. Mais si DSK avait un Parkinson ça se saurait et midi est une heure bien tardive pour subir les effets d’un hypnotique.
• Le piège ? : initiative individuelle ou collective d’individu (s) qui lui aurait jeté dans les pattes une provocatrice
• Le complot ? : version sophistiquée de la précédente. L’idée a fait son chemin sur internet : services secrets, patron du Sofitel proche de Sarkozy, militant de l’UMP diffusant la nouvelle avant qu’elle ne soit connue, etc...Je ne suis pas assez paranoïaque pour croire à de telles énormités, je laisse ce type de paradélire aux émules de Marion Cotillard ou de   Bigard.
On peut sans aucun doute éliminer les hypothèses 3 et 5. Restent les 3 autres, attendons la suite....
En tous cas l’évènement remue les foules , voire les amuse: j’ai reçu deux sms, de l’un de mes ex qui me disait « heureusement que tu n’es pas candidat à la présidentielle » et de l’un de mes amis « Heureusement que tu n’as pas essayé de violer un groom de l’hôtel en Arabie ». Je ne m’imaginais pas avoir une telle réputation, à ma connaissance je ne me suis encore jamais rendu coupable de la moindre violence sexuelle !

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13 mai 2011 5 13 /05 /mai /2011 11:00

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Vieillir fidèle peut de temps à autres vous réserver des surprises. Ne vous méprenez pas , je parle ici de fidélité à son entreprise. Une de mes anciennes collègues du département "marketing"  a saisi l'opportunité, il ya quelques mois, d'une fonction localisée à Dubaï englobant l'ensemble des filiales du Moyen Orient. Un des Emirats Arabes, le sultanat d'Oman, ayant à sa disposition depuis peu le plus puissant des neuroleptiques dans le traitement de la schizophrénie, lui a demandé d'organiser une conférence sur ce produit dont l'utilisation nécessite d'être parfaitement informé de ses risques. Ce produit est disponible depuis si longtemps en occident qu'il est maintenant "génériqué". Il se trouve que je reste le seul dans mon entreprise, au niveau mondial, qui ait participé à son développement clinique. Je m'envolerai donc  dans quelques heures pour Oman , via Dubaï, avec enthousiasme, car avoir fortement contribué à son utilisation en France, qui a révolutionné la prise en charge des schizophrénies graves, reste ma plus grande satisfaction professionnelle.

 

Faudrait il encore que je puisse avoir mon ticket d'entrée. Je me suis souvenu, un peu tard, de mes vacances en Israël l'hiver dernier...Avoir un "tampon"  des autorités israéliennes sur son passeport n'est pas conseillé pour venir dans nombre de pays arabes et une consultation des forums internet quant à l'entrée à Dubaï n'était pas rassurante, même si ma collègue qui y réside a eu des informations selon lesquelles ce n'était pas un problème, du moins si son nom n' évoquait pas une origine juive. J'ai jugé plus prudent d'essayer d'obtenir un passeport "en urgence",  mais mon cas, dixit la préfecture de police, relevait en fait de la procédure "accélérée" qui a certes l'avantage de vous procurer un "vrai "passeport" (non un provisoire d'une durée d'un an, de plus non utilisable aux USA),  mais qui ne peut être délivré qu' en 2 à 5 jours. S'il n'arrive pas à temps je partirai donc à l'aventure. Les Emirats Arabes semblent peu touchés par les révolutions en cours même s'il y  a eu quelques manifestations de rue à Oman cet hiver. 

 

"Ticket d'entrée" c'est aussi le tire du roman de Joseph Macé-Scaron, directeur du magazine littéraire et de la rédaction de "Marianne", après avoir été journaliste au Figaro et  directeur du Figaro magazine pendant quelques mois avant d'être "viré" par Dassault, un habitué du grand écart donc. Il participe assez souvent au Grand Journal de Canal Plus. Il s'agit de l'histoire, en grande partie autobiographique, du passage éclair d'un journaliste homosexuel du quotidien "Le Gaulois" (traduisez le Figaro) à la direction du magazine du dit journal et de sa vision des univers de la presse, de la politique et des gays parisiens. Ce roman satirique n'épargne personne, même pas son héros. On imagine sans peine que les portraits de Nicolas Betout, le directeur du Figaro, et de Dassault décrivent une certaine réalité même si la satire oblige à forcer le trait. La rencontre avec Sarkozy pourrait constituer un chapitre du dernier libre de Gisbert...Mais c'est peut être au milieu "gay" que l'auteur réserve ses flèches les plus perfides, à ce milieu qu'on désigne "métonymiquement" le "Marais". Le milieu ici décrit jusqu'à la caricature existe en effet, il m'arrive de l'effleurer au Club Med Gym Palais Royal où j'ai d'ailleurs plusieurs fois croisé l'auteur, dans certains bars du Marais ou dans les "soirées du Marquis", mais il ne s'agit que de l'écume du milieu, celle des people gays friqués qui sont de tout les circuits, une infime minorité dont il est facile de dénoncer le désert intellectuel et inconsciemment renforcer la vision "cliché" qu'a Eric Zemour de l'homosexualité. Le "milieu" ne peut se résumer à ce qui en est dit ici. Un livre parfois drôle mais qui use un peu trop du calambour et des citations de Proust,  loin d'être à la hauteur des propos dithyrambiques entendus à l'émission "littéraire" de Frantz olivier Gisbert. Une déception.

 

Un coup de cœur par contre pour le film "L"aigle de la neuvième légion", réalisé par le fils de David Bowie et qui est loin des "péplums" habituels. La virtuosité de la mise en scène, la splendeur des paysages magnifient l'amitié naissante entre un centurion et son esclave aux sous entendus gays très présents. Jamie Bell, Billy Elliot a grandi, et Tahar Rahim ("Le prophète du film d'Audiard") en chef d'une tribu sauvage écossaise, sont étonnants.

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