Overblog Tous les blogs Top blogs LGBT
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU
20 octobre 2011 4 20 /10 /octobre /2011 22:26

20111020-18539372064ea02848bc769.jpg

 

C’est en rentrant de la projection, à l’UGC ciné cité Bercy, de la palme « Queer » au dernier festival de Cannes, « Beauty », que j’ai pris connaissance du résultat des primaires socialistes.

Qui aurait pu imaginer, il n’y a pas si longtemps encore, quelques mois tout au plus, que François Hollande serait le candidat socialiste à la présidentielle 2012, cinq ans après n’avoir pas été celui de celle de 2007, place qui lui été alors naturellement destinée en tant que premier secrétaire du parti socialiste. L’envolée irrationnelle qui s’était alors produite dans les sondages en faveur de Ségolène Royal l’en avait empêché, et, ironie de l’histoire, c’est elle qui, par son ralliement spectaculaire et presque émouvant, a apporté un soutien décisif à son ancien concubin, bien plus décisif que celui de l’inénarrable baron gauchiste, l’espace d’une élection, Arnaud de Montebourg. Comme il était jouissif, l’autre dimanche, de voir difficilement contenir leur dépit les dinosaures du parti qui s’étaient presque tous rangés dans le camp de Martine, et ...Laurent Fabius serrer la main de vainqueur. J’ai éprouvé, ici ou là, pendant cette campagne certaines émotions que j’avais presque oubliées depuis 1981, celle de l’autre François. Il y a si longtemps que je n’avais plus voté avec plaisir et conviction, presque un retour au bercail. Presque, car le chemin est encore long et s’annonce plus que périlleux dans un environnement économique et financier qui ne va cesser de se dégrader et qui ne devrait plus permettre de tenir le langage d’un autre siècle, celui de Benoit Hamon, ou celui apocalyptique, délirant, du baron. Une autre grande satisfaction pendant ces quelques semaines, l’état de sidération de l’UMP au bord de la crise de nerfs...

« Beauty » donc, d’Olivier Hermanus, est un film sur la haine de soi, celle d’un homosexuel quinquagénaire vivant dans des milieux hyper conservateurs d’une Afrique du Sud dont les « apartheid » sont encore souvent dans les esprits, s’ils ne le sont plus dans les lois. Le titre du film semble étrange car s’il se réfère à la fascination que va exercer la beauté captivante d’un jeune étudiant, la traduction du titre anglais « skoonheid » est impuissante à reproduire son lien avec le mot « apartheid ». Les contradictions du héros, torturé, qui derrière le masque de son homophobie vit clandestinement une homosexualité sordide, et va vivre une passion pour son jeune neveu, destructrice jusqu’ au viol, sont admirablement rendues par l’interprétation remarquable de Dean Lotz. On pourrait reprocher à ce film son simplisme et son caractère démonstratif, renvoyant les contradictions du personnage à son histoire individuelle - milieu social, racisme- notamment dans cette scène finale où le héros comprend, à la vision de jeunes gays s’embrassant en public dans un bar, qu’il est passé à côté de sa vie, il n’en reste pas moins oppressant et très intense. Dommage qu’une réalisation contemplatrice, où les silences s’éternisent, s’éternisent, amène parfois à l’ennui.

Aucune réserve quant au film de Nicolas Winding Refn, « Drive », de la fascination au contraire. Ce thriller qui conte l’histoire d’un petit malfrat solitaire qui va se transformer en tueur fou, le hasard lui ayant fait croiser la route d’Irène et de son fils, menacés par la mafia. La réalisation en est époustouflante, rappelant les plus grands jusque dans son utilisation de la bande son et Ryan Gosling irrésistible dans son blouson brodé d’un scorpion.

Partager cet article
Repost0
4 octobre 2011 2 04 /10 /octobre /2011 22:25

notre-paradis-de-gael-morel-10526602btbvn_1731.jpg

 

Mon attention a été quelque peu détournée de ce blog par mes obligations professionnelles et notamment la nécessité de faire face aux remises en cause, venant d’horizons multiples, et dont la bonne foi et la rigueur scientifique sont le plus souvent absentes, des traitements actuels de la maladie d’Alzheimer. Les effets pervers de la sale affaire « Mediator » ne sont pas prêts de s’estomper.

Les sujets d’intérêt ne manquent pourtant pas, en premier lieu cette campagne des primaires socialistes dont, il y a quelque mois, je ne doutais pas qu’elle ne se révèle délétère pour ce parti et qui constitue au contraire une divine surprise par la retenue dont font preuve, du moins jusqu’à ce jour, les candidats dans leurs attaques personnelles. Si ce renouveau inattendu de maturité politique survit à la désignation du vainqueur, je ne vois pas comment celui ci pourrait perdre cette élection. La présence d'un bureau de vote à distance de marche de mon domicile  pourrait bien m'inciter, dimanche, à aller glisser un bulletin dans l’urne en faveur de François  II.

Il serait cependant excessif de dire que cela me passionne, l’essentiel se joue ailleurs, la crise des dettes souveraines ne laissant pas  d’autres choix à l’Europe que de se faire enfin dans sa dimension politique ou disparaitre dans un avenir qui pourrait bien s’avérer cauchemardesque. Il serait sans doute salutaire pour le parti socialiste de se trouver aux commandes à un moment où la confrontation  à la dure vérité des faits lui interdirait toute expérimentation idéologique.

L’Europe est au bord du gouffre, mais la physique théorique aussi...Le modèle standard qui en constitue le socle, jamais démenti par l’expérience et qui a même permis de découvrir des particules dont il avait prédit l’existence, pourrait se voir remis en cause sur trois fronts. Les physiciens sont des « agnostiques », contrairement aux philosophes ou aux politiques ils confrontent sans arrêt leurs certitudes d’aujourd’hui à l’expérience et leurs remises en question les exaltent. On sait, j’en ai parlé dans un billet précédent, que les expériences en cours dans l’accélérateur de particules du CERN, devraient d’ici quelques semaines ou moins, confirmer l’existence, une des prédictions du modèle, de ce fameux boson de Higgs qui nous donnerait enfin la clé de la masse des particules. Si finalement on ne le trouvait pas, les tenants du principe « anthropique », selon lesquels il n’est pas nécessaire qu’une théorie explique tout si l’on admet que toutes les possibilités existent et que nous sommes seulement dans l’ univers dont les valeur physiques, y compris la masse, étaient les seules compatibles avec la vie, s'en trouveraient confortés....L’autre faiblesse du modèle vient du fait qu’il présuppose que la matière « visible » que nous avons mise en évidence ne  constitue que 20% de la matière totale de l’univers, les 80% restants nous étant « invisibles », la « matière noire » (seule façon d’expliquer la vitesse de rotation des étoiles lointaines). Or une équipe allemande aurait peut être enfin détecté des indices de cette matière introuvable....Mais enfin et surtout, ce qui a le plus mis en émoi les physiciens, c’est la communication de résultats d’une expérience selon lesquels les neutrinos, ces particules si difficiles à détecter car elles interagissent peu avec la matière, pourraient dépasser la vitesse de la lumière, obstacle infranchissable depuis Einstein. Si cette expérience était confirmée ce serait un coup de tonnerre qui obligerait à considérer la théorie de la Relativité comme incomplète. Cet ébranlement pourrait bien se révéler salutaire car la théorie d’Einstein est incompatible « aux origines », au temps du big-bang, avec le modèle standard de la mécanique quantique vu plus haut, il faut donc bien qu’une au moins des deux théories soient incomplète. Les neutrinos sont d’ailleurs des créatures charmantes qui existent sous trois formes, « trois genres » que les physiciens appellent joliment des saveurs, et qui, lorsqu’elles se déplacent peuvent changer de genre, des « trans» en quelque sorte.

Le dernier film de Gaël Morel, « Notre paradis », cavale destructrice d’amants criminels, aurait pu se placer dans la lignée de Jean Genet et de son rapport à l’homosexualité, fascination pour le mal, le crime et la mort. Mais il ne suffit pas de nous montrer toute la panoplie des perversions et pratiques fétichistes de certains milieux gays pour accéder à ce statut, faut il encore avoir du talent, talent dont manque à l’évidence et le réalisateur et certains comédiens. Quant à Stéphane Rideau, dont l’expansion du postérieur n’a d’égal que celle de celui de Béatrice Dale, il n’est plus que le pâle reflet de la jeune découverte d’André Téchiné.

Le numéro 2 du magazine gay « Friendly » est paru. J’avais répondu à la demande de la rédaction en envoyant deux billets ayant pour sujet le mariage gay, l’un exprimant certaines réticences « post soixante huitardes »  quant à ce concept, contrebalancées dans le second, plus polémique, qui fustigeait ceux qui s’y opposent. Seul le second a été retenu...je vais donc passer pour un fervent défenseur  de ce mariage !

Partager cet article
Repost0
2 septembre 2011 5 02 /09 /septembre /2011 18:31

20110901-6368974034e5fa7a4068b0.jpg 

 

 

 

Un certain nombre de députés UMP ne semble pas avoir d’autre urgence que de faire retirer des manuels scolaires qui rendent compte de la « théorie du genre ». Bien que m’étant maintes fois fait référence à cette théorie dans des billets de ce blog, théorie qui je le rappelle affirme que l’orientation et même l’identité sexuelles doivent autant au contexte socioculturel qu’à la biologie, je dois avouer quelque peu surprenant qu’elle soit exposée de façon univoque, sans préciser qu’il ne s’agissait que d’une théorie et non d’une vérité établie sur le plan scientifique ( sous réserve que les passages de ces manuels que j’ai pu lire dans la presse n’aient pas été dénaturés, en dehors de leur contexte...). La théorie « Queer » est fort contestable dans sa version « militante», elle relève du combat politique d’une certaine extrême gauche, mais elle mérite au moins débat si l’on considère la façon dont l’aborde Florence Rochefort du CNRs, en ne parlant plus « d’identité » mais de représentation : "Toutes les représentations assimilées au féminin et au masculin sont le produit d'une construction sociale".
On pourrait conseiller à nos députés UMP d’aller voir, comme « leçon de choses », le passionnant thriller d’Almo Dovar, « La piel que habito », d’une grande beauté formelle même s’il n’atteint pas, le film est quelque peu glacial, à l’émotion de « Tout sur ma mère ». A la fin de ce film bouleversant, le héros, transsexuel, affirmait que son identité sexuelle était un choix. Dans son dernier film Almo Dovar va plus loin, l’identité de «Vera » sera forgée par un démiurge, le genre au delà du gêne et du socioculturel....

Partager cet article
Repost0
25 août 2011 4 25 /08 /août /2011 21:09

20110824-7151088744e54e9850fdc4.jpg

Regagner directement Paris depuis Sitgès en voiture est suffisamment éprouvant, je m’y suis risqué deux fois seul au volant puisque Bertrand ne s’est toujours pas décidé à passer son permis, pour que nous ayons pris l’habitude de faire une étape en France. Cette année ce fût Aigues Mortes dont le joli nom pouvait laisser supposer que nos nuits seraient beaucoup plus calmes, elles le furent, sans que le syndrome de sevrage soit trop brutal puisque le village est proche de la plage naturiste dite de « L’espiguette » dont la réputation n’est plus à faire. Bonne occasion peut être de la « défaire ». Tout contribue à vous mettre de mauvaise humeur, la circulation infernale sur les 10 kms qui la sépare de la ville, le parking payant, les 20 minutes de marche dans le sable sous une chaleur torride pour atteindre la section « gay » où vous avez la surprise de retrouver certains de ceux que vous avez déjà aperçu hier à Sitgès et que vous reverrez demain rue des Archives. Si ce n’était que cela ces petits désagréments seraient vite oubliés, après tout, un peu partout, les plages gays naturistes où l’on peut s’adonner au plaisir des rencontres furtives se méritent. Mais à « L’espiguette » vous prenez le risque que les seuls dards qui vous aient pénétré soient ceux des hordes de moustiques ou autres charmantes bestioles qui hantent les dunes. Cela ne semble pourtant pas décourager les stakhanovistes de la drague en plein air dont on peut supposer qu’ils se sont enduits le corps de lotion répulsive, supposition confirmé par Bertrand qui, inconscient de cette invasion avait continué sa progression au cœur du théâtre des opérations, alors que j’avais entrepris une retraite rapide vers le bord de mer, et qui me dit : « ça avait goût de citronnelle ». Le second jour nous sommes sagement restés sur le bord de mer, ne nous aventurant sur la crête des dunes que pour réaliser nos photos suggestives destinées à l’actualisation des « pics » de nos profils sur les sites de rencontres (où il peut arriver qu’on minimise un tant soit peu son âge dans la limite du vraisemblable pour échapper à la censure des filtres de recherche, mais faut il encore que les photos soient récentes pour qu’il n y ait pas tromperie sur la marchandise...).

 

Ceci étant dit la cité médiévale, étonnamment bien conservée, particulièrement animée en ces jours où se déroulaient les fêtes de Saint Louis, fondateur de la cité, ne manque pas de charme. Nous logions à l’hôtel Canal Aigues Mortes, à deux pas des remparts, très gayfriendly, tenu par un « trouple » très accueillant. Un couple de nos amis avait choisi un hébergement dans un maison d’hôtes exclusivement gay à quelques kilomètres de la ville, dont l’agencement, un fort opportun labyrinthe dans le jardin bordant la piscine, leur a permis de s’épargner l’épreuve des dunes pour faire leurs « courses »....

 

De retour sur Paris samedi, le temps de voir quelques films sortis pendant notre absence : «La planète des singes- les origines », série B offrant une plaisante détente neuronale après un long voyage, puis surtout le dernier Téchiné, « Impardonnables », une relative déception devant cette tragicomédie sentimentale dont les multiples trames du récit s’entrelacent de façon quelque peu confuse sans qu’on en décèle la ligne directrice, ni la nécessité de certaines, comme celle qui décrit les comportements homophobes de Jeremy, l’adolescent psychopathe, mais le film n’en est pas moins attachant, comme ses personnages, notamment le dit Jeremy, Téchiné a toujours excellé dans l’art de découvrir de jeunes talents masculins.

Partager cet article
Repost0
13 août 2011 6 13 /08 /août /2011 18:08

lady-diamond-sitges-sunday-easter.jpg

Nous avons quitté Paris il y a un peu plus d’une semaine pour rejoindre Orange, que nous atteignîmes après être passé par le Puy en Velay et découvert les splendides paysages du plateau de l Ardèche, une ville quelque peu endormie après ses chorégies. A Avignon, notre destination suivante, Bertrand n'avait pas encore eu l’ occasion de visiter le Palais des Papes et de se remémorer ainsi que le séjour de ces derniers en cette ville ne se résumait pas á la période schismatique, nous eûmes la chance de loger, à moitié du prix affiché dans la chambre grâce au site de réservation "booking.com", dans très bel hôtel cloitre et de faire un agréable dîner dans un bistrot, "Mama Corsica", tenu par une mégère faisant marcher à la baguette son personnel comme ses clients. Villeneuve les Maguelones, un village des environs de Montpellier dont je n'avais jamais entendu parler, mais où réside maintenant un couple d'amis gays (presque un pléonasme, nous avons si peu d amis qui ne soient pas gays.....) autrefois parisiens, fut notre dernier étape avant d atteindre Sitges, ville qui fût l'objet du premier billet de ce blog, deux ans déjà... 


Sitges bouge, le temps qui passe, la crise qui touche si durement l'Espagne. "Pepe", le vieux vendeur ambulant qui arpentait la plage gay du centre ville depuis toujours et dont nous avions encore dans l' oreille, bien après notre retour, les "cerveza, coca-cola, aqua", n' est plus là, des restaurants que nous aimions bien ont fermé, des commerces de fringues "branchées" ont été remplacés par les inévitables magasins d’ optique, mais les gays sont au rendez vous, aussi nombreux sinon plus, avec semble t’ il un retour en force des corps sculptés. La tendance, déjà amorcée depuis deux ou trois ans, d'un abandon progressif des lieux "historiques" du circuit des bars, le Candil depuis quelques années, puis plus récemment le Mediterraneo, s'amplifie. Tout se concentre maintenant à proximité du Parrots, le café où ceux qui veulent être vus se retrouvent à l'heure de l'apéritif, entre deux rues parallèles, la Calle Bonnaire et la Calle Bonne Aventure, où le flux nocturne qui semble suivre à la trace "Lady Diamond", la reine de ces lieux où elle fait spectacle, n'a que quelques mètres à parcourir pour aller du Privilège, au Queenz, et au XXL dont la backroom rappelle de plus en plus le RER A aux heures de pointes. 

Le soir de la "White party", tous les mardis dans une discothèque à l'extérieur de la ville, alors que nous étions à la terrasse du restaurant du Parrots, mon attention fût attirée à la table voisine par un individu à l'embonpoint notable qui dînait avec un jeune homme, à n'en pas douter le propriétaire des lieux à la façon dont il réglait d'un mouvement des doigts les déplacements des serveurs, objet d'une véritable "cour" de la part d'un nombre incalculable de passants qui venaient le saluer et qui distribuait, selon son bon plaisir, des entrées gratuites pour la "Party". Véritable "Parrain" d'un empire qui s'est étendu autour du Parrots, au gré des défaillances des commerces voisins probablement emportés par la crise - restaurants, cafés, bars, discothèques se succèdent, drainant le tout Sitgés gay. Bertrand s'esclaffa " c est "Jaba the Hut".

Cette concentration satisfait sans doute aussi ce besoin de la jeune génération de tout avoir à portée de main, ou de pas, comme en témoigne le succès foudroyant du logiciel de rencontres pour iPhone, "Grindr", qui vous indique au mètre près qui est connecté et où («à 7 mètres seulement, seriez vous dans ma baignoire ?» fût un des premiers messages que je reçus en arrivant à notre hôtel !), jusqu'à redécouvrir peut être un jour que le plus proche il partage déjà votre lit...... *

Partager cet article
Repost0
2 août 2011 2 02 /08 /août /2011 14:46

jaime-regarder-les-filles4.jpg

 

Une étude, réalisée par le prestigieux National Institutes of Health auprès d'un millier d'homosexuels, a valu au gouvernement US un flot de critiques. Le rapport intitulé "Le lien entre la taille du pénis et la santé sexuelle chez les hommes ayant des rapports sexuels avec des hommes" établissait un lien entre la taille du pénis et la "passivité" . On y apprenait que  "les hommes gays et bisexuels avec une taille de pénis en "dessous de la moyenne" étaient supposés avoir un position sexuelle  passive, tandis que ceux avec une taille "moyenne supérieure" seraient généralement sexuellement actifs. Ceux qui ont une taille "moyenne" du pénis étaient identifiés comme "versatile"".

Si l' étude ne se limitait pas à cette seule question, qui montre à n'en pas douter la nature hétérosexuelle de son auteur, je ne vois pas en quoi elle est critiquable en tant que telle, seule sa méthodologie pourrait l'être. Elle fait suite à celles qui s'intéressaient à d'autres critères que l'orientation sexuelle. On pourrait citer celle d'un chercheur de l'université d'Helsinki qui a étudié la corrélation entre le PIB d'un pays et la taille moyenne du pénis de ses habitants (http://www.tdg.ch/actu/monde/taille-penis-influerait-pib-2011-07-27). La taille idéale serait 13.5 cm, au delà de 16 (l'Afrique?) ou en dessous de 12 (l'Asie?) on noterait une chute du développement économique .  En effet "Target Map" a publié une cartographie de la taille du pénis en fonction des ethnies (je fais attention à "big brother", je ne parle pas de race!) selon laquelle ce sont les congolais qui l'auraient la plus longue et les asiatiques la plus courte, ce qui correspond bien  à une impression personnelle, fruit d'une longue expérience...Une entreprise européenne  s'est limitée à l'Europe, les français arrivent en tête avec 14 cm en moyenne, l' Irlande et la Grèce ferment la marche avec moins de 12 cm...on comprend mieux pourquoi ils  nous posent tant de problèmes!

La méthodologie de ces études fait cependant sourire, car elle est basée sur "l'automesure", c'est à dire sur le déclaratif des participants, et non sur une mesure par un "tiers"...Les français auraient ils tendance à se surévaluer?  Pas sûr cependant, car dans toutes ces études, indépendantes les unes des autres,  on trouve le même chiffre d'environ 14 cm pour la France. Rassurez vous il s'agit d'hétérosexuels, car il me semble  que la longeur moyenne du pénis chez les gays est significativement supérieure à ce chiffre! mais cette impression soulève un autre problème méthodologique : le choix de l'échantillon. En effet la population gay que j'ai rencontrée est probablement majoritairement représentative de celle qui fréquente les endroits sexe et ces lieux  n'ont ils pas tendance à sélectionner les "bien montés"?

Revenons en à l'étude américaine du  NIH chez les homosexuels. Elle semble basée sur une hypothèse génétique et si je  n'ai pas de doute quant à l'origine "génético-biologique" de l'orientation sexuelle,  je ne crois pas que la façon dont elle s'exprime puisse ignorer l'histoire personnelle  (http://limbo.over-blog.org/article-gay-de-naissance-ou-la-faute-a-maman-44364997.html). Les résultats rapportés ne correspondent pas à mon expérience. On peut identifier plusieurs biais, n'avoir pris comme critère que la longueur du pénis et non son épaisseur,  n'avoir pas pris en compte que nombre de passifs exclusifs compensent ainsi leur absence d'érection,  ignorer que le caractère "passif" ou "actif" peut évoluer avec le temps (on peut ainsi, c'est mon cas, avoir été plutôt passif dans un premier temps, c'est plus reposant pour le paresseux que je suis, puis trouver un certain intérêt à l'autre position quand on s'aperçoit que ses attributs attirent surtout les passifs et que l'on peut ainsi signifiactivement augmenter le nombre de ses contacts...En un mot ce sont les passifs qui concentrent les grosses bites et non celles ci qui  sont, à priori, "actives"...

Ce sujet peut paraître futile tandis que le boucher de Damas continue à sévir, mais le sexe ne gouverne t'il pas ce monde, sans  référence à notre vie politique nationale....? Et puis ce sont les vacances..

La nouvelle revue gay "Friendly" a publié, j'avais fait état de leur proposition précédemment, un de mes billets sur "l'infidélité".  En fait, ils ont fusionné deux billets sur le même sujet, mais pas dans l'ordre de parution, avec une citation de Renaud Camus intercalée entre les deux, ce qui n'en rend pas la lecture pleinement cohérente, mais l'essentiel est préservé. Je dois réfléchir à un nouvel article pour leur numéro 2.

On ne peut évaluer la taille de la  bite de Pierre Niney, plus jeune sociétaire da la comédie française,  dans le délicieux premier film de Frédéric louf "j'aime regarder les filles", mais courrez y, à moins que vous ne préfériez aller voir "Absent", qui pourrait s'appeler "j'aime regarder les garçons", de Marco Berger, premier pris d'un festival gay et lesbien, où l'on ne peut non plus entrevoir les attributs du jeune amoureux, seulement se mourir  d'ennui.

Partager cet article
Repost0
26 juillet 2011 2 26 /07 /juillet /2011 22:39

777081109.jpg

Celui par qui la masse fût. La particule de Dieu, le boson de Higgs, aurait donné des signes de son existence dans le nouvel accélérateur de particules du Cern à Genève. La communauté des physiciens est en émoi, deux équipes ont décelé des perturbations dans des bandes d’énergie entre 120 et 140 milliards d’électrons volts, peut être la signature du boson de Higgs (http://limbo.over-blog.org/article-la-particule-de-dieu-et-le-dieu-des-bars-gays-46950175.html). On espère la confirmation de sa découverte dans les mois qui viennent, l’enjeu est de taille, rien de moins que la confirmation du modèle standard de la mécanique quantique dont tout l’édifice repose sur une particule qui n’a qu’une existence « théorique » car on ne disposait pas jusqu’à maintenant d’accélérateur assez puissant pour atteindre les niveaux énergétiques nécessaires à sa mise en évidence. Sinon tout s’écroule et la physique sera en crise...

Autre découverte scientifique enthousiasmante, celle de l'essai américain sur l'intérêt préventif des traitements antirétroviraux. Chez les couples hétérosexuels sérodifférents, le traitement antiviral se révèle très efficace contre la transmission du VIH : l'essai américain qui portait sur plus de 1700 couples hétérosexuels a été interrompu car les résultats montraient que si une personne vivant avec le VIH était traitée précocement, le risque d'infection pour son ou sa partenaire était réduit de 96 %, aussi bien, sinon mieux, que la capote. En fait un seul couple n’a pas été protégé, probablement parce que le traitement a été entrepris après la contamination, la protection serait donc de près de 100% ! On ne peut encore affirmer que cela peut être complètement extrapolé à la contamination chez les gays le risque de transmission anale étant nettement plus élevé que par voie vaginale, mais il n’est pas douteux que dans ce cas aussi le risque de contagion par une personne à charge virale indétectable est très fortement réduit.

Dans un précédent billet (http://limbo.over-blog.org/article-sida-une-education-de-l-incertitude-49758130.html), alors qu’un premier essai allait déjà dans ce sens, j’avais souligné que nous avions les moyens d’éradiquer cette épidémie : « Un virus, pour se reproduire, a besoin de trouver de trouver un «hôte», et ceci à une relative grand échelle, sinon, il finit par disparaître, «faute de combattants». Il se trouve que si un dépistage à grande échelle (et bien sûr surtout dans les pays en voie de développement) était pratiqué et si tous les patients séropositifs (la plupart....) étaient traités avec les thérapies actuelles qui permettent de diminuer la charge virale dans des proportions telles que la transmission du virus devient improbable, peu à peu, alors que les contaminés vieillissants disparaîtraient, «le réservoir» de virus deviendrait si insuffisant qu'il ne pourrait plus se reproduire.... Ceci est possible, en une ou deux décennies, si l’on y met autant d’énergie que pour le sauvetage du système financier… ».

Mais faudrait il pour cela que les gays se sentent encore engagés par ce combat au lieu de n’avoir plus en tête que le « droit à l’indifférence ». Je partage totalement les propos de Christine le Doaré, présidente du centre LGBT Paris, dans TETU : « Il y a une perte évidente des repères individuels et collectifs sur ce sujet. L’obsession du mariage et de l’adoption a étouffé en partie d’autres luttes....Cette recherche absolue de normalité ne remet pas en question les principes fondamentaux de la société. Ceux qui en font les frais sont les mêmes : les femmes, les malades, les précaires.». A rapprocher de la pensée de deux auteurs, dans le même numéro de Tetu, Judith Butler « pour qui l’empire de la norme sexuelle est inséparable d’un assujettissement, d’un attachement passionné à la norme » et Murray Rothbard, intellectuel américain libertaire dont son ouvrage « L’éthique de la liberté » « débouche sur une critique radicale de l’Etat, dont l’action normalisatrice aurait tendance à uniformiser les modes de vie plutôt qu’à favoriser la dissidence et la différence.»

Lady Gaga, dont Bertrand est un fan, fervente militante du mariage gay, a eu droit à quelques lignes dans le dernier volume du journal de Renaud Camus. Ce dernier, qui prend un malin plaisir a relever les impropriétés de langage des journalistes français a relevé celle-ci qui m’a fait sourire « Lady Gaga....aussi connue pour sa musique que pour ses tenues ». Il aurait fallu dire, peut être trouverez vous qu’on est à limite de l’enculage de mouches en plein vol, « Lady Gaga....aussi connue pour ses tenues que pour sa musique»... Je ne suis pas sûr que Renaud Camus ait raison...il se pourrait bien que ce qui restera de Lady Gaga, ce sont ses tenues....

Partager cet article
Repost0
29 juin 2011 3 29 /06 /juin /2011 21:03

9782213655406.jpg

Comme l’an dernier, c’est avec les quelques volontaires de l’AMG qui avaient répondus présents, en quatorzième position juste devant le « char » de Aides, que j’ai fait ma vingtième gaypride parisienne, marche rendue quelque peu pénible par une tendinite du jambier postérieur qui s’était réveillée au lendemain d’un jogging. Nous étions trop peu nombreux pour être vraiment visibles, certain d’entre nous, surtout les « psy », semblant préférer éviter d’être identifiés en tant que « gays » par leurs patients. Un peu moins de monde que les autres années m’a t’il semblé, mais il est difficile de se faire une idée de la mobilisation de l’intérieur du défilé, ainsi qu’une moindre couverture médiatique, l’évènement s’étant trouvé éclipsé par l’adoption du mariage gay par l’état de New York. J’ai du quitter la marche avant l’arrivée de la queue du cortège place de la Bastille pour me rendre avec Bertrand à l’invitation de deux de nos amis qui fêtaient à Boulogne leur 30 ans de vie de couple, un de ces couples qui n’envisageraient certainement pas de «se marier» mais qui feraient sûrement leur un des slogans: « le droit de ne pas se marier ». Ce genre de soirée où le champagne coule à flots n’autorisant pas à prendre sa voiture, le métro ayant fermé ses portes et les taxis introuvables un samedi soir, il ne restait plus à ceux qui voulaient goutter les dernières miettes de l’ambiance folle qui règne dans le marais un soir de gaypride qu’à se saisir d’un vélib Porte de Saint Cloud, pour parcourir avec entrain en moins de 30 minutes, les quelques kilomètres qui nous séparaient des bars pour avaler la bière de trop avant de galérer pour trouver un autre vélib en état de marche et tenter de regagner son domicile.

Le réveil, dans une atmosphère de plus en plus chaude, fût plutôt difficile. Une bonne occasion pour rester chez soi et s’emparer, laissant tomber comme à mon habitude toutes les autres lectures en cours, du journal de l’année 2010 de Renaud Camus, « Parti pris ». Quelle ne fût pas ma surprise de découvrir mes nom et prénom, même mal orthographié pour le premier, aux pages 53 et 54, à propos d’une de intervention, exceptionnelle car on ne s’aventure qu’à ses risques et périls dans le petit cercle des adorateurs, que j’ai pu faire sur le site de la "Société de ses lecteurs". Certes cela m’était déjà arrivé, mais sous le nom de mon pseudonyme « hyperion ».
Je n’en suis qu’à la moitié de l’ouvrage, aussi serait il sans doute prématuré d’affirmer que je le trouve plus apaisé que les précédents, ses obsessions un peu moins envahissantes (un peu seulement), on peut même y trouver ici où là des appréciations positives. J’ai lu avec un vif plaisir les pages que consacre l’auteur à « l’éreintement élogieux » de son journal par un certain Pierre Le Coz et où il est question de son homosexualité, si absente de son journal depuis des années alors quelle fût un des thèmes majeurs de ses premières œuvres, « Tricks » bien sûr mais surtout les « Notes et Chroniques achriennes» et « Buena Vista Park ». Ce dernier se livre à une « psychanalyse » de l’œuvre : « Il y a à l’œuvre dans les livres de Renaud Camus une sorte de devenir-Nadine-de-Rothschild de leur auteur (sinon de devenir-Pascal-Sevran) : être, dans tous les domaines, l’arbitre des élégances, des codes, des gestes et du « ce-qu’il-faut-penser-de » - y compris dans le domaine intellectuel, littéraire........et c’est l’irruption de Nadine de Rothschild dans la sphère artistique. Ce kitsch en réalité est lié à l’homosexualité – il n’est pas une faute de goût, il est une posture sexuelle. Nadine, en effet, entre deux réceptions, deux avis sur les bonnes manières, ne dédaigne pas d’aller se faire enculer dans les back-rooms, et d’en revenir « les chaussures couvertes de foutre ». La quasi-totalité des lecteurs de Camus lui font reproche de ces passages « hard », mais ils ont tort : cette « pornographie » est absolument nécessaire à l’économie du journal, nécessaire parce que constituant un des pôles de la structure du désir camusien, où l’écart doit être maximum entre le Renaud des back-rooms et la Nadine des salons ».

Nadine est convoquée là où l’on aurait attendu Charlus. L’homophobie de cette interprétation, Renaud Camus en fait la démonstration en rappelant qu’il n’ a cessé de dire qu’avoir une bite à la main (ou ailleurs) ne pouvait excuser « l’incivilité » (citation en fin de billet), est renforcé par son anachronisme, le sexe étant le grand absent de son journal depuis dix ans que l’auteur a rencontré Pierre.
Cette « pornographie » était peut être en effet nécessaire à l’économie du journal, mais pas du tout dans le sens où l’entend Le Coz. Je ne fais pas partie de ceux qui ont fait le reproche de ces passages « hard », bien au contraire. Ils contribuaient à un certain équilibre, la place laissée libre ayant été envahie par la récurrence des obsessions de l’auteur et par ses « folies » de substitution : « La folie de la peinture m’habite entièrement, comme a pu le faire un moment celle de la photographie.... ; et comme l’a fait longtemps celle du sexe, ou du désir, ou de l’amour, où de l’espérance (celles là, je les ai réglées de la plus brillante façon)». On pourrait même avancer l’hypothèse que la fin de son vagabondage sexuel, privant l’auteur des multiples fenêtres sur la diversité du monde, a précipité le repli sur soi et l’accentuation de sa misanthropie.

"D'évidence, Le Coz me lit un peu distraitement, au moins en ce qui concerne l'homosexualité. Il écrit qu'il me faut, ou plutôt qu'il faut à la Nadine que je suis, "l'écart maximum" entre les salons (que je ne pratique guère, mais ce cliché est familier) et les back-rooms, qui seraient pour moi, d'après lui, "le lieu même de l'informe et de la profanation", où les formes qui me sont chères, ou si chères à la Nadine qui est en moi, seraient autant que possible rudoyées, ravagées. Manifestement il a dû sauter, par dégoût, tous les passages sur les back-rooms, dans mon journal - car ce que j'y déplore sans cesse, c'est exactement ce qu'il dit que j'y recherche : la violence, la méchanceté, la brutalité, le défaut de gentillesse et de courtoisie. J'ai écrit deux mille fois que je ne voyais pas pourquoi il fallait au sexe un statut spécial et pourquoi devenait caduc, à son approche, tout ce qui rend supportable la vie civile : la délicatesse, la bonté, l'in-nocence. J'ai dit aussi souvent que j'en ai eu l'occasion à quel point la profanation, et la rasoir transgression bataillienne, n'étaient pas mon affaire. Bien loin que j'étais de rechercher "l'écart maximum" entre la vie sociale et la vie sexuelle, c'est au contraire l'écart minimum qui m'a toujours semblé un idéal."

 

Partager cet article
Repost0
21 juin 2011 2 21 /06 /juin /2011 09:49

Beginners12_thumb.jpg

Telle est la question que pose Jack, le chien « télépathe » du héros du film «Beginners», alors que son maître, Oliver, hésite à devenir adulte et à s’engager dans une histoire d’amour avec la jeune française qu’il vient de rencontrer peu après l’agonie de son père mort d’un cancer du poumon. Celui-ci, quelques années plus tôt, à 75 ans, avait fait son « coming-out » gay au moment du décès de sa femme, vie gay dans laquelle il allait se lancer avec enthousiasme, sans entrave, jusqu’à son dernier souffle,  révélant ainsi à son fils qu’il avait toujours été homosexuel, que son mariage de 40 ans,  s’il n’était pas bâti sur le mensonge - elle avait toujours su- n’était que de complaisance, « elle renonçant à sa judéité et lui à son homosexualité ».  Ce film, c’est peu dire qu’il m’a touché, s’il est empreint d’une certaine mélancolie - Oliver, graphiste de métier, n’est il pas en train de  dessiner une histoire de la « tristesse qui survint après la  création du monde », sorte d’écho à « Tree of  life »- est conté avec un humour distancié qui renforce son charme et le regard porté sur le milieu gay californien et ses combats plein d’affection.

 

Le film nous suggère, et cela est renforcé par les scènes de flash back qui replacent les épisodes de la vie de chaque personnage dans le « contexte » de l’époque (on s’habillait comme ça,  tel était personnel politique, on pensait que...),  que rien n’est figé et qu’il faut savoir oser s’engager, oser « être des débutants".

 

L'opinion qu’on peut avoir quant au « mariage gay » n’est pas sans lien non plus avec le « contexte » de l’époque où elle est émise. En d’autres temps François Baroin ne nous aurait pas dit pas qu’il avait des « amis gays », peut être n’aurait il même pas su qu’il en avait,  aujourd’hui il nous précise  «qu’ils ne veulent pas se marier». On est sidéré par la faiblesse de l’argument, dont on peut d’ailleurs rire de la valeur statistique, d’amis gays il ne doit point en avoir tant que ça pour que l’échantillon soit représentatif. Certes dans mon entourage qui constitue un échantillon beaucoup plus large, je n’en connais pas beaucoup non plus qui veuillent se marier, mais ce n’est pas la bonne question à poser. La question n’est pas de savoir si l'on « désire se marier » mais d’avoir « le droit de se marier ». Et à cette question il n’est pas douteux qu'une majorité des gays d’aujourd’hui répondraient oui.

 

Ceux qui ont lu certains billets, parfois anciens, de ce blog, savent mon peu d’enthousiasme pour cette revendication et que cette réticence concerne le mot qui la désigne, "mariage",  et non les droits qui lui sont attachés. Influence peut être de mon éducation catholique mais surtout de l’époque qui m’a formaté, de ce temps où la « libération » gay voulait dynamiter le mariage et vouait aux gémonies tout mimétisme de l’hétérosexualité. Certes les plus politisés  des gays d’aujourd’hui, à la pointe du combat, héritiers de ceux des années de lutte, ont toujours comme arrière pensée de détruire l’institution du mariage, de l’intérieur, revendication cheval de Troie, mais pour la plupart des autres  il s’agit d'un besoin du « mot », ils sont « nominalistes », nommer effacerait les différences... 

 

J’aurais préféré que nous nous battions pour  obtenir les mêmes droits (héritage, pension de réversion- pour l’adoption je ne me prononce pas, ce besoin m’est trop étranger), et non pour la dénomination "mariage" du contrat,  car ce mot appliqué à une relation entre deux hommes garde pour moi  ce côté « parodique » illustré par Coluche et Thierry le Luron. Mais comment ne pas reconnaître,  maintenant que  le mariage gay a été adopté par nombre de pays, qu’il est une revendication mondialisée,  revendication qui s’est imposée de fait, que toute autre appellation apparaitrait comme une régression et qu’on n'a plus d'autre choix que la soutenir.

Partager cet article
Repost0
14 juin 2011 2 14 /06 /juin /2011 21:49

20110614-9247006234df764123f062.jpg

Ce vendredi, alors que j’assistais à un petit congrès de gériatrie qui se déroulait dans une des salles annexes du Grand-théâtre de Bordeaux,  chef-d'œuvre de l'art architectural du XVIIIe siècle que l’on doit à Victor Louis qui a également réalisé la salle Richelieu de la Comédie Française, je découvris en consultants mes mails celui provenant de la direction de la rédaction d’un nouveau magazine gay dans lequel était sollicité mon autorisation de reproduire un des billets de mon blog. Apres avoir pris contact avec l’auteur de ce mail, j’appris qu’il s’agissait d’un billet sur " l’infidélité" et que la revue en question devrait voir paraître son premier numéro à l’occasion de la gaypride parisienne.

 

En ayant fait part à Bertrand et à Bernard, mon ex, j’ai reçu deux « sms » qui m’ont fait sourire.
En voici, respectivement, la teneur :
« En voilà une bonne nouvelle ! Ils ont sans doute perçu que tu maitrisais bien ton sujet.... » et « Trop heureux de le lire ! Je pense eu égard au nombre de méfaits commis à mon endroit pouvoir prétendre à une dédicace...Envoie le moi »

Partager cet article
Repost0