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26 novembre 2010 5 26 /11 /novembre /2010 19:02

 

 

 

 

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Plusieurs personnalités, dont Boris Cyrulnik et Michel Rocard, ont signé un texte en faveur de la suppression de la notation en école primaire, en raison de son caractère « traumatisant ». Des générations d’enfant ont pourtant subi cette notation sans qu’on s’en alarmât, mais la scolarisation « de masse » changerait la perspective. J’ai subi cette notation de façon « extensive », bien au delà de l’école primaire, puisque au collège bordelais Sainte Marie Grand Lebrun, qui m’a accueilli  de la 8è à la terminale, nous avions un classement « général » tous les 15 jours, sans compter les « compositions » au moins tous les trimestres (peut être tous les mois, mais c’est un peu loin...) et bien sûr les prix de fin d’année (ah la belle cérémonie dans le parc du collège avec la remise du prix d’excellence et d’une multitude d’autres portant le nom d’un célèbre ancien, pas de prix François Mauriac toutefois, en fonction des matières concernées). Je dois avouer que j’ai effectivement trouvé « stressante » cette compétition permanente et qu’elle reste un des très rares mauvais souvenirs que j’ai de ces années. Non que j’ ai été un habitué des mauvaises notes, c’était fort rare (en dehors du dessin et du sport), mais au contraire, mes parents, surtout ma mère, attachant une telle importance à cette compétition, qu’il était impératif pour moi de rester dans les trois premiers sous peine d’encourir les foudres parentales, voire même si cela se produisait deux quinzaines de suite, des punitions (qui pouvaient aller jusqu’à des brimades physiques telles que rester à genou un certain temps). C’est toujours avec angoisse que je vivais les heures qui précédaient l’entrée dans la classe du préfet des études ou du directeur ( ah le terrible Père Cazelles) qui venaient nous dire ce classement que nous attendions sagement sur notre banc en casquette et blaser bleu, classement qui venait heureusement me soulager le plus souvent, même si j’en venais à redouter d’être premier n’excluant pas que ma mère mette la barre toujours plus haut. Je ne sais si avoir du subir une telle pression à intervalle si rapproché a eu une influence positive sur la suite de mes études, mais j’en doute. J’en venais même à envier mon frère, habitué lui des notes médiocres car mes parents se contentaient de la moindre amélioration de son classement.
J’avais été confronté très tôt à cette obsession du classement chez certains parents, dans mon précédent collège, l’école Sainte Barbe à Toulouse où j’ai été scolarisé de la 11è à la 9è. Pas de prêtres ici, mais des sœurs qui ne m’ont pas laissé un souvenir impérissable (déjà je préférais les hommes...). J’ai déjà évoqué dans un billet précédent l’histoire du bonnet d’ânes, mais dans le cas qui nous occupe elles m’ont infligé un « déclassement » dont je me souviens encore. En classe de 9è, j’étais toujours second derrière X éternel premier. Cette fois là mon « concurrent », que je détestais, étant malade lors d’une composition dans je ne sais plus quelle matière,  j’ai donc ravi pour la première fois la première place. Sous la pression des parents de l’absent, j’ai été déclassé sous le prétexte que s’il avait pu subir l’épreuve, il aurait été premier !

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12 novembre 2010 5 12 /11 /novembre /2010 19:44

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Il n'est pas rare, sur les "chats", forums ou autres blogs du monde gay, de trouver des propos discriminatoires à l'égard de certains des composantes de la communauté gay. Selon eux, la société nous accepterait bien mieux, nous pourrions enfin parvenir à ce droit "à l'indifférence" s'il n'y avait tant de ces homosexuels qu'ils accusent de donner « une mauvais image de nous» : les travestis, les folles, les tantes, les efféminés, les cuirs, les bears, ceux qui vont à la gaypride, ceux qui fréquentent le marais, ceux qui organisent des partouzes, ceux qui ont des « trips pervers » (uro, etc…), ceux qui s’embrassent ou se tiennent la main dans la rue, ceux qui draguent alors qu’ils sont en couple, ceux qui fréquentent les backrooms (souvent les mêmes !), etc, etc….

Ce "meilleur des mondes" dont ils rêvent existe peut être dans un des multiples et infinis univers parallèles dont certaines interprétations de la théorie quantique nous affirment l'existence. La théorie nous dit qu'il n'est certes pas possible de communiquer entre ces univers putatifs, mais l'expérience onirique permet de s'affranchir pour un temps de la réalité. Imaginons donc qu'un de nos homosexuels en mal de ce monde "idéal"  réussisse dans son rêve à franchir une  dimension cachée (sorte de fenêtre quantique sur les mondes parallèles…) et qu'il puisse s'y promener par la pensée…Qu'en serait il, dans un tel monde, de l’homosexualité? Se rendant dans le "marais", il se réjouit de n'y trouver aucun bar, aucun drapeau gay, aucun signe visible d’une présence gay ostentatoire. Son soulagement initial se transforma en sourde inquiétude, quand après avoir vérifié qu'internet existait bien aussi dans ce monde là et taper le mot "homosexualité" dans un moteur de recherche, il obtint la réponse: «il n’y a pas de résultat pour votre recherche ». Son inquiétude se mua en panique quand il découvrit que dans ce monde là, il n'existait pas….Un monde sans « différences»

L’univers de Jean Guidoni est bien différent :
http://keskidi.net/chansons/paroles,52389.htm

 

"Aigreurs/

Très récurrente dans les petites annonces, l'hostilité emphatique au "ghetto", "au milieu", au "circuit", me parait témoigner d'une homophobie à peine latente."

(Renaud Camus, Notes achriennes, p.O.L., 1982).

""MORALISME"
"Surtout ne pas tomber dans le piège de l'amoralisme, de l'immoralisme, de l'anti-moralisme : "Puisque c'est au nom de la Morale que vous nous méprisez, que vous nous rejetez, que vous nous opprimez, nous sommes contre la Morale." Non, leur morale n'est pas la Morale, elle est une erreur et une erreur coupable. C'est au nom de la Morale, de ce qui est juste et de ce qui est bien qu'il faut lutter contre les racistes anti-achriens.
La Morale n'est pas de leur côté, elle est du nôtre. Il ne faut pas la leur abandonner. Notre indignation, notre dégoût, sont en intensité égaux aux leurs. Ils ont comme les leurs la Morale pour référence. Mais ils sont justes et moralement fondés, tandis que les leurs sont imbéciles et moralement indéfendables.
Il n'y a pas leur morale et la nôtre. Ici il n'y en a qu'une, et elle leur donne tort.
(Renaud Camus, Notes achriennes, 1980)

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10 novembre 2010 3 10 /11 /novembre /2010 19:13

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Le personnel d’Air France ayant renoncé à faire grève et les sénateurs à leur amendement, j’ai finalement pu, jeudi dernier, m’envoler pour Toulouse pour assister à ce congrès sur les essais cliniques dans la maladie d’Alzheimer, études qui, les unes après les autres, s’avèrent négatives. La perspective d’une percée majeure dans la prise en charge de cette pathologie dans les 5 ans à venir, un des objectifs du Plan Alzheimer lancé par Nicolas Sarkozy, s’éloigne chaque jour un peu plus.

La douceur printanière qui régnait sur la « ville rose » m’a incité à parcourir à pied et redécouvrir, de mon hôtel à l’Hôtel Dieu où se tenait le congrès, son centre ville et sa partie historique sur les bords de Garonne, d’un œil plus bienveillant, plus objectif, que le bordelais que je suis ne le faisait dans un passé pas encore si lointain, n’hésitant pas à affirmer de façon péremptoire- « on ne compare pas la brique et la pierre de taille... » . Les quelques années que j’y ai passé à l’occasion de la mutation temporaire de mon père, du jardin d’enfant à la 9è, ne m’avaient laissé que le souvenir de la naissance de mon frère, comme le signe prémonitoire de tout ce qui allait nous séparer, et de la coiffe des bonnes  sœurs de l’école Sainte Barbe et du bonnet d’âne qu’elles m’avaient infligé pour une écriture « de cochon ».

De retour à Paris, vendredi soir, c’est au restaurant le « vagabond » que j’ai redécouvert, presque 20 ans après ma dernière visite, à une époque où les bars/discothèques de la rue Saint Anne, le 7, le Colony et le Bronx avaient depuis longtemps fermé leur portes et où les tapins de la rue de Saint Anne avaient migré vers des lieux plus accueillants, alors que  le club « 18 » et « L’insolite » tous proches étaient encore fort courus. Bien que le propriétaire ait changé, le lieu (mais pas la note) semblait comme piégé dans un repli du temps. La clientèle m’a semblé encore plus âgée qu’auparavant, j’ai perdu l’habitude de me retrouver parmi les plus jeunes, ou presque, d’un établissement gay, tandis que les gigolos si présents lors de ma dernière visite, semblaient avoir déserté le lieu à l’instar de leur collègues bas de gamme de la rue Saint Anne, préférant sans doute maintenant chasser le micheton sur Gayromeo. Sans doute ces gays d’un certain âge, qui se sentent exclus du Marais, viennent ils  essayer de retrouver là un peu de leur passé.

Samedi, sous une pluie froide, en sortant de ma séance au Club Med Gym Nation, j’ai pu croiser la tête du cortège syndical qui atteignait les colonnes du Trône. L’ambiance n’était pas à l’euphorie, point besoin d’attendre les comptages, d’où qu’ils viennent, pour constater le reflux. Le temps en tous cas incitait à s’enfermer dans une salle de cinéma, ce que nous fîmes à trois reprises ce week-end, rien d’inoubliable mais du bon cinéma du samedi soir : « Elle s’appelait Sarah », un mélo fort émouvant, c’est fait pour ça, remarquablement interprété même dans les seconds rôles (Michel Duchossoy, Niels Arestrup)- « Fair Game », thriller parfois un peu poussif, quasi documentaire,  sur les méfaits de l’équipe Bush pour justifier l’invasion de l’Irak- « L’homme qui voulait vivre sa vie », comédie dramatique à la première partie prometteuse, malheureusement un final trop peu crédible, mais il y a Romain Duris, je craque, et Niels Arestrup, encore, toujours génial.

Je n’ai pas l’habitude de faire mes choix de lecture en fonction de l’attribution d’un prix littéraire, mais il n’est pas rare que de tels prix récompensent un livre déjà lu. Cette année ce fût le cas pour « Sukkwand Island » (Prix Médicis étranger) et le Houellebecq, bien sûr. C’est un des grands romanciers de ce siècle, Harry Mulish, donné plusieurs fois "nobélisable", qui vient de disparaître. Un de ses derniers romans, « A la découverte du ciel », reste pour moi un des plus grands chocs littéraires que j’ai éprouvés. Cette fresque magistrale, véritable thriller métaphysique,  dont le dénouement se situe à Jérusalem,  raconte comment Dieu décide de rompre son alliance avec l’humanité qui a fait du 20è siècle une barbarie. Une perte pour moi équivalente à celle de Kubrick pour le cinéma.


 "C'est qu'il y a deux sortes d'absence, la bathmologie le sait bien, qu'on pourrait appeler pour les distinguer ante factum et post factum l'une est un en deçà de la présence, l'autre est un au-delà. La première est celle des pays que nous ne connaissons pas, des musiques inouïes, des êtres que nous n'avons jamais rencontrés. Celle-là ne m'intéresse guère, même s'il arrive aussi qu'elle me hante. C'est une absence essentiellement conceptuelle, progressiste, dynamique et pour tout dire métaphysique. C'est par excellence l'absence de Dieu - malgré le court épisode de "l'Incarnation", que nous sommes quelques-uns à ne pas trouver pleinement convaincant. L'autre absence est bien plus humaine, nostalgique et sensuelle, conservatrice et, j'en ai peur, réactionnaire, même : elle connaît ce qui lui manque. Elle a - et c'est bien sûr sa cruauté, mais c'est aussi sa force, sa beauté, son efficace et sa vertu - elle a le son d'une voix, le grain d'une peau, l'odeur d'une pinède, d'une averse ou d'une chevelure. Elle luit du miroitement captieux d'un nom, de la couleur d'un moment, de la terrible acuité d'une volupté, d'un assentiment ou d'un cri. Sans doute est-elle un vide, nous ne l'éprouvons que trop. Mais comme dans les plus audacieuses et les plus belles des nefs, des coupoles et des cages d'escalier baroques, ce vide est l'élément constitutif d'un espace qu'il structure et qu'il modèle selon ses formes propres, son épaisseur, ses lois, ses caprices, ses lancinantes poussées."
(Renaud Camus, Elégies pour quelques-uns, P.O.L., 1988)

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14 octobre 2010 4 14 /10 /octobre /2010 21:28

 

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J’étais à Limoges lundi dernier, une chance la grève ne commençait que le lendemain,  pour rencontrer plusieurs médecins du CHU avec lesquels nous menons une étude clinique. A chaque fois que je reviens dans cette ville, je ne peux m’empêcher de penser que c’est dans cette ville, il y a bien longtemps, je devais avoir environ 17 ans, que j’ai connu mon premier « émoi affectif ». J’y effectuais ma période dite des « 3 jours », en fait à peine un jour et demi, pendant laquelle, en ces temps là, on déterminait votre aptitude au service militaire. J'y étais allé certes un peu inquiet de ce que j'allais avoir à faire, mais aussi fort excité de découvrir un milieu sans femmes! Retrouver l'excitation, purement visuelle,  que me procurait l'ambiance des dortoirs à cette époque là, la même que j’avais connue à l’âge de 13 ans lors d’une « retraite » d’une semaine à Lourdes, organisée par mon collège catholique, et durant laquelle j’attendais chaque soir avec impatience que nous nous couchions pour observer, à la dérobée, mes camarades se déshabiller…Il se trouve que quelques mois avant cette évaluation militaire j’avais fait, probablement la conséquence d’un banal traumatisme sportif (cela peut prêter à sourire mais je jouais au golf dans ma jeunesse, et lors d’un mouvement malheureux le club lancé à grande vitesse a raté la balle et s’est brutalement planté dans le sol), un pneumothorax spontané. Ceci a beaucoup inquiété le médecin militaire qui voulait me réformer, ce que, à la stupéfaction générale, je refusais absolument, je me sentais trop bien dans cette ambiance exclusivement masculine (j’ai ressenti la même chose 10 ans plus tard lors de mes « classes » d’aspirant médecin à Libourne où j’ai été à deux doigts de m’engager !). Ce médecin a donc décidé de m’hospitaliser à l’hôpital militaire de Bordeaux pour un bilan visant à s’assurer que je ne souffrais d’aucune pathologie pulmonaire. Il se trouve que j’avais sympathisé avec un jeune homme, Loïc, qui lui aussi allait être hospitalisé pour une raison que j’ai oubliée. Je me souviens encore du véritable moment de détresse que j’ai ressenti lorsqu’ il a été réformé et est retourné chez lui quelques jours après son arrivée à l’hôpital. Il n’était probablement pas homosexuel (je n’étais même pas vraiment conscient de l’être), mais avec le recul j’ai indiscutablement connu là, pour la première fois, le désir amoureux….Je suis sorti quelques jours plus tard, apte...

Les plus "physionomistes" d'entre vous me retrouveront peut être sur la photo ci-dessus, prise à la fin de mes classes!

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3 octobre 2010 7 03 /10 /octobre /2010 21:56

 

 

 

les-amours-imaginaires-dolan.jpgSamedi après midi, au même moment où certains d'entre nous défilaient contre la retraite à 62 ans (comme pour la gaypride, les chiffres de la police et des organisateurs divergent), nous sommes allés au cinéma. J'avais fait état, dans un blog antérieur, de mon coup de cœur pour le premier film d'un jeune canadien de 18 ans, surdoué, Xavier Dolan. Après "J'ai tué ma mère" son nouveau film, "Les amours imaginaires", ne déçoit pas , loin de là. La mise en scène en est pour temps beaucoup plus audacieuse et esthétisante, ce qui a pu en agacer certains, mais une grande sensualité en émane. La déconstruction du triangle amoureux (un jeune homme au visage d'ange va être l'objet du désir d'un fille à pédé et de son petit copain interprété par le réalisateur dont on a peine à imaginer qu'il le soit ) n'apporte rien sur le fond à ce que l'on sait déjà - René Girard- mais elle est illustrée de façon magistrale, en s'aidant de ralentis à la "In the mood for love" et d'une bande son étonnante mêlant Bach et Dalida. Xavier Dolan rafraichit avec irrévérence tout ce que la grande littérature nous a déjà appris du caractère "imaginaire", accidentel, éphémère de "l'état amoureux".
Le hasard a voulu que nous voyions dans la foulée, un jour plus tard un film magnifique du metteur en scène italien Luca Guadagnino, "Amore", histoire d'un amour fou, à la réalisation aux accents parfois viscontiens, et qui là encore s'accompagne d'une superbe bande son. Somptueux et bouleversant.
J'ai eu le loisir pendant une semaine professionnelle assez chargée qui m'a mené de Genève à Nice (où nous avons pu diner sur la plage, derniers moments d'un été dont j'ai de plus en plus de mal à le voir s'en aller) en passant par un séminaire à Neuilly où j'ai pu constater que la vie "communautaire" , ce n'était pas seulement à "Barbes", d'avancer dans la lecture du dernier Houellebecq - "La carte et le territoire"- qui pour une fois rencontre (il y a cependant des bastions de "résistance") l'unanimité de la critique. On se demande pourquoi car ce roman me semble totalement cohérent avec son 'œuvre antérieure, autoportrait de l'auteur, situé dans un monde parallèle (constance d'un référence à certains codes de la science-fiction) qui se veut une "représentation du réel" qui le dévoile, monde où Jean Pierre Pernaud aurait fait son "coming-out" en plein journal télévisé, vison toujours aussi cynique, ironique (c'est souvent très drôle) et pessimiste. L'écriture de ce grand roman est toujours aussi belle.
Le succès de ce roman, en tête des ventes, au même moment où "Des Dieux et des hommes", une vraie surprise, est en tête des entrées cinématographiques depuis 3 semaines, souligne la complexité de notre humanité.
Je suis loin de me sentir en phase avec tout ce que dit Philippe Sollers, qui fût une des têtes pensantes de la cabale contre Renaud Camus lors de "l'affaire", mais cet extrait de la chronique dans le JDD, je n'ai rien à en retirer :
"La religion rend souvent fou, c’est une vieille histoire. La palme d’or de l’illumination revient quand même, ces tempsci, au pasteur protestant menaçant de brûler en public quelques centaines de corans. Obama le supplie de n’en rien faire, l’armée américaine aussi. Il est têtu, il insiste, il a pris goût à sa dimension soudaine de star. Les Américains éclairés (ça existe) soutiennent, par ailleurs, le projet de mosquée près de Ground Zero. En effet, si toutes les religions se valent, pourquoi l’islam n’aurait-il pas droit de cité sur des ruines provoquées par des fanatiques? L’islam modéré est en marche (voyez la Turquie, il n’y a pas que l’Iran) et au nom de quel Dieu faudraitil freiner ses progrès? La mauvaise religion perverse, vous le savez bien, est la catholique et ses légions de prêtres pédophiles encore sur le terrain. Le pape n’en fait pas assez dans le repentir, et l’Angleterre vient de le lui rappeler avec fermeté. Le Vatican, un Etat? Vous rigolez, un repaire de fantasmes. Le mariage des prêtres résoudrait-il le problème? On le dit, mais rien n’est moins sûr. L’indignation gay est compréhensible: Benoît XVI ferait mieux de démissionner."

 

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14 septembre 2010 2 14 /09 /septembre /2010 21:44

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Cela fait maintenant près de 23 ans que j’ai quitté Bordeaux, ville qui vit ma libération sexuelle, sur un mode parfois effréné, de 1978 à 1988. A l’exception de la plage du Porge, la plupart de mes terrains de chasse sont aujourd’hui désertés, chère place Renaudel que j’ai arpentée des nuits entières (je n’aurais plus aujourd’hui cette patience...) ou ont disparu avec les « tasses ». Disparus aussi la totalité des établissements de nuit, bars ou boîtes, où j’ai rencontré tant de garçons, la Boucane, le Vert Galant, Le Différent, le Smart, le 18, le TH, l’Interdit devenu un temps le Yellow Moon ou d’autres, plus éphémères, dont j’ai oublié le nom. D’autres, moins nombreux, les ont peu à eu remplacés, peu ou pas de boîtes strictement « gays » (mais ne fréquentant plus ce genre d’établissements je suis peut être mal renseigné), mais des bars comme le BHV, le Trou Duck, le Codebar. Lorsqu’il m’arrive de franchir la porte de ces endroits je suis étonné de n’y jamais, ou presque, revoir quelques uns de ceux qui furent mes tricks d’un ou de quelques soirs lors de mes « folles » années. Où sont ils donc passés ? Certes quelques uns ont pu trouver le « virus » sur leur passage, d’autres être tellement abimés par le temps que je ne les ai pas reconnus, d’autres encore migrer vers d’autres horizons (il m’arrive d’en croiser à Paris), d’autres enfin ont pu renoncer à affronter le « marché », la plupart d’entre eux ayant maintenant atteints (ou dépassés, ils n’avaient pas tous 18 ans !) les marges de la cinquantaine, se contentant peut être de la virtualité de la sphère internet, des rapports tarifés ou du confort et de la tendresse d’une vie en couple.

Mais où sont les autres ? Sans doute fréquentent-ils des endroits que mes séjours à Bordeaux, fréquents mais brefs, ne m’ont pas donné l’occasion de connaître. Sans doute puisque depuis l’ouverture, il y a quelques mois, d’un nouveau bar, le Gowest, j’ai commencé à en voir réapparaître quelques uns. Ce bar leur rappelle t’il un certain passé, en dépit d’une décoration très moderne, ayant été ouvert par un « pilier » des établissements gays bordelais, ancien propriétaire de plusieurs bars et du sauna 137 et réalisant un brassage de clientèle, du plus jeune au beaucoup moins... ? Le «patron» a un humour « folle » acéré. Lorsque nous sommes passé cet été, avec Bertrand, il est venu vers moi me disant « Je vous connais vous, je vois qu’on aime toujours les petits jeunes ». Comme je lui faisais remarquer que Bertrand avait atteint un âge qui ne méritait plus depuis longtemps le qualificatif de "petit jeune", il se tourna vers lui : « que d’années de « métier » » ! Lors de mon dernier séjour mensuel à Bordeaux, seul cette fois, J’ai alors vu entrer un « personnage » que je n’ai pas reconnu au premier coup d’œil, jusqu’à ce que j’entende le son de sa voix et que l’évidence s’impose, le prénom m’échappait, mais pas son surnom « Sheila ». Je l’avais rencontré fin 78, 20 ans, je ne sais plus si c’était dans un bar ou sur une place de drague. Lorsqu’il m’avait amené dans sa chambre, tous les murs étaient tapissés de photos de Sheila...Je l’avais revu de temps à autre, lui et ses deux frères (ou demi-frères ? ce ne fut jamais très clair), également homosexuels, puis quelques années après mon départ pour Paris je l’avais croisé au BHV, quelques kilos en plus, où il faisait des spectacles de travesti.

Comme nos regards se croisaient il m’apostropha à haute voix par delà le bar « au lieu de faire celui qui ne me reconnait pas tu ferais mieux de m’offrir un verre ». 52 ans maintenant, il ne les marquait pas, mais le jeune homme plus que mince est devenu obèse, près de 100kg m’a t‘il avoué. Il continue à vivre de ses spectacles de « travesti professionnel ». Alors que nous parlions du passé, et notamment de ses joutes verbales avec "Ginette"  (http://limbo.over-blog.org/article-ginette-46573957.html) qui étaient du style « touche pas à mon « mari »), il me dit « il me semble qu’on parle de toi de l’autre côté du bar ». Je reconnus alors A., sud américain rencontré il y a environ 15 ans à « L’Arène », un autre bar qui a fermé ses portes, à Paris où il était Gogo-boy (il m’avait entrainé dans sa « loge » , puis chez lui) et que j’avais revu quelques années après au « Banque Club », toujours aussi bien foutu et doué pour le sexe. A 45 ans maintenant, autant que son tee-shirt moulant le laisse entrevoir, il semblait garder un corps d’exception. Il m’a appris qu’il vivait maintenant à Bordeaux.

Lorsque je croise des personnages comme « Sheila », même sentiment dont j’avais fait part à propos de ce bar de Sitgès ou se donnait un spectacle de travelos, ce film culte de la culture gay, « Torch Song Trilogy » , me revient à l’esprit (http://culture-et-debats.over-blog.com/article-939923.html)

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1 septembre 2010 3 01 /09 /septembre /2010 22:10

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"L'éternel retour", chaque rentrée est étrangement similaire à la précédente, seul le lieu change. Après Chamonix, Pornichet, Anglet, cette année ce sera à Monaco, la semaine prochaine, qu'une partie des collaborateurs de mon entreprise se réunira. Vendredi je reprendrai mes activités mensuelles à Bordeaux. Cyclique aussi , comme il arrive que les jours fériés tombent un dimanche, la localisation des congrès internationaux est très parisienne cette année, je me déplacerais donc moins, ce qui réjouiras Bertrand.
Sur le plan des nouvelles du "front", elles pont plutôt contrastées en cette fin d'été. Si d'un côté nous apprenons le mea-culpa de Castro (avec un nom pareil c'était écrit!) quant à sa responsabilité dans les discriminations et persécutions homosexuelles lors de sa prise de pouvoir, le "coming-out" du directeur de campagne de George Bush et d'un ministre du gouvernement conservateur britannique, qui, dans la foulée, divorce d'avec sa femme (ah, les souffrances des pédés de droite...), d'autre part un jeune homosexuel israélien se fait enlever et maltraiter par sa famille afin de le forcer à changer d'orientation sexuelle, tandis qu'un jeune iranien est menacé de pendaison pour la même raison (une vingtaine de personnalités viennent de s'en inquiéter, on aurait souhaiter que cette mobilisation soit au moins aussi importante que pour cette jeune femme menacée de lapidation). D'autant plus contrastées que l'on apprend aussi que "L'English Defence League", mouvement qui s'affiche comme multiethnique, qui rassemble des Sikhs, des juifs et des homosexuels hostiles aux musulmans a réussi à s'associer à d'autres mouvement d' extrême droite européens : "Les membres de l’English Defence League sont conscients de cette menace qu'est l’immigration musulmane et qu’il faut contrer à tout prix. Tous nos amis chrétiens, juifs, sikhs et hindous ont une expérience de l’impérialisme islamique" (Khadafi, lors de son récent voyage en Italie, demandant l'islamisation de l'Europe, a décidé de leur donner un coup de main!). Le lien avec l' extrême droite de ce mouvement est parait il complexe. Complexe sans doute, si je fais une comparaison avec ce mouvement français qui organise des apéritifs "saucisson-pinard" à connotation antimusulmane, et dont nous avons eu la surprise, Bertrand le premier, de découvrir, dans un reportage du Nouvel Observateur il y a quelques semaines, la photo de son père, qui, dans les discussions que j'ai pu avoir avec lui, m'était apparu comme un républicain hyper-laïque et de gauche...Après tout, peut être que Nicolaparte, s'inquiétant de cette hostilité grandissante antimusulmane, a eu l'idée géniale, au moment du ramadan, de soulager la pression qui s'exerçait sur eux en ouvrant un autre front, les "Roms". Le ramadan me ramène à une situation qui m'a fait sourire, l'attitude de certains des mes "contacts" de cette religion, qui ne se trouvent plus disponibles pour des "plans" que le soir... Je croyais naïvement que puisque de toute façon les rapports homosexuels sont bannis, cela ne devait pas rendre le "péché" beaucoup plus grave s'il était pratiqué dans la journée...
J'avais abandonné pendant mes vacances la lecture des dernières pages du journal de l'année 2008 de Renaud Camus, Au nom de Vancouver", lecture peu adaptée aux "transats" de Sitgès (lieu que, dans ce même journal, l'auteur dit ne point apprécier). Ces dernières pages parlent notamment de l'affaire Bettencourt et des largesses de cette dernière, dont on peut soupçonner qu'elle souffre de la maladie d'Alzheimer (comme la mère de Renaud Camus si l'on en croit les symptômes qu'il décrit en contant les péripéties de ses rapports avec elle), envers Banier. J'avais complètement "scotomisé" que ce célèbre photographe était homosexuel, amant de Pascal Gregory, familier d'Aragon, etc.
Cette lecture m'a ramené à la "rentrée", celle de l'éducation nationale et donner l'envie de "hérisser le poil", pour s'amuser un peu, des professeurs de ce site. On connait l'obsession de l'auteur quant à ce qu'il appelle "l'effondrement syntaxique global". Il s'agit ici de l'usage de "comment" de nos jours : "sur comment", "à comment", "de comment". Pierre, son ami, lui a fait remarquer qu'il ne pouvait absolument pas faire de "sur comment" un objet de correction dans les copies d'élèves, "tout au contraire", "ce serait critiquer implicitement ou expressément ses confrères. De plus ses remarques et corrections seraient totalement inintelligibles pour ses élèves" : "apprendre à faire usage d'un beau niveau de langue, c'est apprendre à l'enfant, dans de pareils cas....à ne pas parler comme ses parents.....ce serait lui apprendre à ne pas parler comme ses maîtres". "Tel est l'état de dériliction du corps enseignant dans son ensemble qu'enseigner vraiment ce serait enseigner contre lui-défaire le très peu qu'il fait"

Renaud Camus vit dans un autre monde, pas celui où les romans d' Amélie Nothomb (que je viens d'entendre nommer sur Europe 1 la "Ladygaga de la littérature", ce qui n'est vraiment pas gentil pour cette dernière) et Marc Levy sont en tête des ventes de cette rentrée... Pour ma part je vais me précipiter sur le nouveau roman de Pascal Mercier, "Léa", l'auteur de l'extraordinaire "Train de nuit pour Lisbonne".

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29 août 2010 7 29 /08 /août /2010 20:57

 

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Il m’arrive, pour affronter les interminables heures d’avion, d’acheter des romans de gare dont le mérite est de se lire si vite et sans effort qu’on arrive souvent à les épuiser en un seul trajet. Mon choix se porte le plus souvent sur des « thrillers », soit des "polars" grand-public aux personnages inconsistants, soit parfois à connotation ésotérique, comme la quête du Graal, peut être une réminiscence de mon engouement d’écolier pour les chansons de geste dont la légende arthurienne en constitue le cycle breton. C’est ainsi que j’ai acheté le « Da Vinci Code » dans une librairie de Roissy, bien avant qu’on ne parle de ce livre. Plus récemment, ce fût le tour du « Labyrinthe », de Kate Mosse, livre  auréolé d’un prix, le « British Book Arwards », certes pas le prix Nobel, mais peut être le signe d’une certaine qualité. Son argument est également la quête du Graal, la déception est toujours au rendez vous au moment du dénouement, mais c’est le principe même du Graal, métaphore du désir, toujours poursuivi, jamais satisfait. Mais l’ici l’intérêt du livre, dont une grande partie de l’action se passe dans le sud de la France au 13è siècle, est de donner une description très fouillée, respectueuse de la vérité historique, de l’épopée cathare. J’avais oublié que l’éradication de l’hérésie cathare avait duré si longtemps, que l’inquisition n’en était venue à bout qu’en 1244, la chute de Montségur, bien après la « croisade » albigeoise des barons « français » du Nord contre la noblesse du Sud, de 1209 à 1229. Selon ce roman, ce ne sont pas les Templiers, comme souvent, mais des personnages, protecteurs ou proches des cathares, qui auraient été les dépositaires du secret du Graal. Ceci m’a incité à aller chercher sur le site de l’INA l’enregistrement, disponible pour quelques euros, du téléfilm qu’avait consacré l’ORTF (vous vous souvenez, du temps où le service public était de qualité..), dans son émission « la caméra explore le temps », à cette épopée. De lien internet, en lien internet, je n’ai cessé d’être ramené à l’homosexualité, convergence certes facilitée par une vision sélective…Les cathares ont été diversement dénommés, « parfait », « infâme », « bougre », les deux derniers termes ayant également servis à dénommer les homosexuels ; l’évolution du terme bougre est la plus étrange, désignant les cathares au 13è, les homosexuels au 17è et finalement « un brave type » au 19è ! Infâme est resté péjoratif, l’accusation d’infamie, de sodomie ayant été un des motifs de condamnation des templiers. Dommage que ce destin n’ai pas été celui du mot « parfait ». Mais là n’est pas le seul lien entre « cathare » et « homosexualité », la revendication du mariage par les homosexuels ayant été assimilée (convergence étrange avec le FHAR, front homosexuel d’action révolutionnaire) à la dissolution du concept de mariage, sacrement non reconnu par les cathares :
http://www.chemins-cathares.eu/010109_parodie_homosexuelle.php

La quête du Graal ramène aussi à l’homosexualité. Sans parler de Léonard de Vinci, on peut citer Bohort, oncle de lancelot du lac, qu’on a soupçonné d’homosexualité en dépit de ses 9 enfants, ou encore Otto Rahn, officier nazi qui participa à la quête du Graal, émettant l’hypothèse originale d’un lien entre cathares et templiers, de Montsegur à Rennes le Château, et qui se serait suicidé (ou aurait été tué à cause…) pour échapper à son homosexualité, sorte d’ébauche du personnage de Aue dans les Bienveillantes, ou peut être de l’officier nazi des Aventuriers de l’Arche Perdue.

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18 août 2010 3 18 /08 /août /2010 19:43

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Nous sommes rentrés à Paris samedi en fin après midi, non sans avoir fait une étape du style « chambre de décontamination », comme nous en avons souvent l’habitude en quittant Sitgès. Vendredi nous étions donc à Sarlat, passant de « sexe, beaux mecs, soleil et calamars » à « foie gras, beaufitude, bateleurs et culture », les deux ont leur charme, tout est question de dosage. Le temps était idéal pour visiter ce joyau médiéval où, contrairement à cet autre nid à touristes, le Mont Saint Michel qui fût notre première étape à l’aller, nous nous sommes forts bien restaurés, chez « Rossignol », à des prix irréprochables. Au Mont Saint Michel, en dehors de la « Mère Poulard » dont j’ai pu apprécier il y a quelques années la fameuse omelette mais dont les additions sont disproportionnées, la plupart des restaurants (qui doivent probablement appartenir au même propriétaire) proposent les mêmes menus, à la limite de l’acceptable en ce qui concerne celui que nous avions choisi, aux mêmes prix!
De Sarlat nous avons rejoint Paris après avoir visité le beau château de Hautefort qui doit sa restauration au mécénat de la baronne de Bastard et la ville d’Uzerches, la « perle du limousin », qui, désertée et sous un ciel menaçant, nous a semblé devoir marquer le point culminant de la dite « décontamination ». Nous n’imaginions pas que nous allions la poursuivre pendant 48 heures dans un Paris automnal.
Que faire un dimanche après midi quand il pleut et qu’on juge prématuré, après dix jours à Sitgès, de se réfugier dans un lieu de débauche ? Cinéma donc, trois films enchainés dans l’après midi, « Killer inside me », « Les insoupçonnables » et « Poison mortel ». On oubliera vite le second, polar glacé que l’on voit sans ennui mais sans adhérer jamais à l’intrigue peu crédible. Si du premier je retiendrai surtout l’interprétation étonnante de Casey Affleck dans le rôle d’un shérif-adjoint psychopathe, c’est le troisième qui m’a le plus marqué. On comprend que ce film intimiste, sobre et sensuel, un genre où excelle le cinéma français, qui raconte les premiers émois de la chair chez une adolescente élevée dans un catholicisme rigoureux, ait obtenu le prix Jean Vigo. Certaines associations intégristes y ont vu un film christianophobe, ce ne fût pas mon sentiment. On y découvre au contraire, ce qui correspond à mon vécu, les différents visages de l’Eglise, celui de la Loi, incarné par le personnage de l’Evêque qui choisit un passage de Saint Paul sur l’opposition de la chair et de l’esprit lors de son sermon et celui du prêtre au quotidien, lui même soumis aux tentations de la chair, confident pragmatique. L’absence de « parti pris » du réalisateur explique sans doute les commentaires très opposés qu’on peut lire quant au « message » du film. L’interprétation est remarquable notamment celle de Lio, inattendue dans un tel rôle de mère catholique, ou de « l’enfant de chœur » si émouvant, sans parler de Galabru, égal à lui même.

Les vacances ne m’ont pas complètement tenu éloigné de l’actualité. Si la référence au nazisme par Michel Rocard m’a paru manifester l’effet délétère de la chaleur sur des organismes un peu fatigués, j’aurais tout de même volontiers fait cadeau à notre souverain de l’ouvrage d’Hergé « Les bijoux de la Castafiore ». Cela lui aurait rappelé que les gitans sont des boucs émissaires bien faciles et que l’attitude du « Capitaine Haddock » qui les a accueillis dans le parc de son château a nettement plus de panache. Mais il est plus facile d’entrer dans des camps de « roms » que dans nos banlieues....Une action « pseudo sécuritaire » qui n’est entreprise qu’à des fins politiciennes, même si l’on éprouve pas l’effroi qu’elle eut suscitée si elle l’avait été en raison de convictions idéologiques, ne mérite que le mépris.

 

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8 août 2010 7 08 /08 /août /2010 20:25

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Près d'une semaine déjà que nous sommes arrivés à Sitgès et le soleil ne nous a pas quitté. Nous ne sommes pas les seuls à avoir eu cette idée, encore plus de gays que l'année dernière et toujours autant de français. La gravité de la crise qui frappe l'espagne est tout de même perceptible à travers le nombre de commerces qui ont fermé, notamment notre salle de musculation, et semble t'il, moins d'hétéros....Impossible en tous cas de trouver de la place sur la plage gay du centre ville si l'on n'a pas pris la précaution d'y poser sa serviette dès le petit déjeuner. Quel contraste avec la plage très familiale de Saint Jean de Luz où nous avons passé une heure ou deux en début de semaine, la médiocrité du temps nous ayant dissuadé d'aller à la plage gay des 100 marches à Bidart. A Saint Jean de Luz, dont la plage semble figée dans le temps depuis mon enfance, tous les garçons sont en bermuda et ce n'est que chez les hommes d'un âge certain qu'on peut apercevoir, ça et là, un slip de bain. A Sitgès, sur la plage gay, le slip de bain est roi et change tous les jours ou presque, façon à mettre en évidence ses atouts à utilisation nocturne, et ce n'est que chez les hommes d'un âge plus que certain, assez peu nombreux, que l'on peut découvrir short et bermudas...
Hier soir nous avons diné à "L'alma", restaurant de cuisine française tenue par deux lesbiennes et qui n'a pas le succés qu'il mérite car on y mange fort bien pour un prix raisonnable. Nous y avons assisté à une soirée un peu exceptionnelle, une des convives fêtant l'enterrement de sa vie de jeune fille. Ses amies, déguisées en diablesses, lui avaient organisé une "surprise", une animation par un "travelo" qui une fois son spectacle terminé s'est éclipsé dans les toilettes pour se changer, et est reparti tel un clown triste. Influencés sans doute par ce divertissement, nous avons dérogé à notre circuit nocturne habituel dans les établissements "à la mode" que j'ai décrits ailleurs, pour aller au "Comodin" où un spectacle très couru de travelos "à l'ancienne" se déroule le dimanche soir. Je n'ai jamais été très friand de ce genre de shows, encore cette impression vague de tristesse derrière les déguisement extravaguants de ses acteurs dont la jeunesse est loin et à l'embonpoint marqué, mais Bertrand y est plus sensible et puis cela me change de me retrouver dans un public où je suis loin d'être le plus âgé!

 

 

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