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22 septembre 2010 3 22 /09 /septembre /2010 12:20

 

On sait comment est née la crise des « subprimes », de l’exploitation par le monde de la finance de la pauvreté et de l’ignorance. La mondialisation freinant la hausse des salaires et donc la consommation « intérieure » indispensable à la poursuite de la croissance, on a incité les pauvres, c’est à dire ceux qui sont les plus nombreux et qui « ne savent pas », à s’endetter en achetant la maison de leur rêve, rêve dont il n’avait pas les moyens. Le film « Cleveland contre Wall street », docu-fiction qui met en scène « fictivement » le procès contre les banques que les habitants de Cleveland n’ont toujours pas réussi à mettre en œuvre, éclaire de façon lumineuse le mécanisme de cette escroquerie, et notamment celui de la « titrisation », un peu obscur pour moi, qui consistait à placer en bourse ces crédits pourris.
Un autre film, « Krach », démonte le mécanisme des bulles boursières en mettant en scène les agissements d’un super trader (à côté duquel Jérome Kerviel apparait comme un enfant de chœur) qui met au point un système qui ne marche que si quelques uns seulement « savent ».
Si, dans ces deux cas, le système s’est diaboliquement retourné contre ses protagonistes c’est parce que l’appât du gain les a rendus aveugles à leur propre savoir.
Les mécanismes économiques et financiers devraient faire l’objet d’un enseignement obligatoire ce qui donnerait à un plus grand nombre les moyens de déjouer les pièges que leur tendent les conseillers financiers et la possibilité pour ceux qui le peuvent de faire fructifier leur épargne sans que cela soit réservé à une petite minorité d’initiés. Une meilleure éducation « économique » de nos concitoyens permettrait peut être aussi à nous gouvernants de ne pas se précipiter et s’enferrer dans des impasses comme celle du « bouclier fiscal ». Certes, la faute à « pas de chance », Nicolaparte ne pouvait prévoir la survenue de la crise financière quand il a imaginé ce mécanisme subtil pour le substituer à une suppression de l’ISF jugée « psychologiquement » impossible. Un minimum d’effort pédagogique aurait néanmoins été souhaitable, comme cette parabole qui circule sur internet (voir en fin de billet), qui certes force le « trait » mais n’en est pas moins éclairante, telle celle de Fernand Raynaud sur le boulanger « étranger ». On peut même s’étonner devant tant de maladresses politiques que, selon un récent sondage, 37% des français soient contre la suppression du bouclier alors que seuls une infime minorité d’entre eux en bénéficient ! On peut supposer (je n’ai pas les détails du sondage) qu’il s’agit de sympathisants de droite qui espèrent un jour en bénéficier...
Pourtant ceux qui « savent » et notamment les dirigeants socialistes, sont bien conscients que si la supression du bouclier fiscal est inéluctable, le temps de la pédagogie est passé, elle doit s’accompagner d’une refonte globale de la fiscalité. Nombre d’entre eux prônent la suppression simultanée de l’ISF (ou du moins sa refonte) et la création d’une tranche supplémentaire de l’impôt sur le revenu. Un syndicat des impôts, tablant lui aussi sans doute sur l’ignorance, dans une logique purement comptable a calculé que cette double suppression, même accompagnée d’une tranche d’imposition de 45% pour les plus hauts revenus, aboutirait à un manque à gagner important pour l’état, faisant semblant d’oublier que la mise en œuvre d’une fiscalité conforme à ce qui pratique ailleurs en Europe devrait réduire fortement l’évasion fiscale et donc permettre des rentrées significativement supérieures dans les caisses de l’état.




« Un classique a méditer : Supposons que tous les jours, 10 collègues se retrouvent pour boire une bière et que l'addition se monte à 50$ (normalement, 5$ chacun). Dans un souci d équité, ils payaient la note de la façon que l'on paie les impôts, selon les revenus de chacun, on a la répartition suivante: Les quatre premiers, les plus pauvres, ne paieraient rien, zéro cent. Le cinquième paierait 50 cents. Le sixième paierait 1,50$. Le septième paierait 3,50$. Le huitième paierait 6$. Le neuvième paierait 9$. Le dernier, le plus riche, devrait payer 29,50$ à lui tout seul. On arrive donc bien à 50$. Ils décidèrent de procéder comme décrit. Les dix se retrouvèrent chaque jour pour boire leur bière et semblèrent assez contents de leur arrangement. Jusqu'au jour où le tenancier du bar les plaça devant un dilemme: «Comme vous êtes de bons clients, dit-il, j'ai décidé de vous faire une remise de 10$. Vous ne paierez donc vos dix bières que 40$.» Le groupe décida de continuer à payer la nouvelle somme de la même façon. Les quatre premiers continuèrent à boire gratuitement. Mais comment les six autres, les clients payants, allaient-ils diviser les 10$ de remise de façon équitable? Ils réalisèrent que 10$ divisés par 6 faisaient 1,66$. Mais s'ils soustrayaient cette somme de leur partage, alors le cinquième et le sixième homme allaient être payés pour boire leur bière (1,16$ et 16 cents). Le tenancier suggéra qu'il serait plus judicieux de réduire l'addition de chacun selon le même barème et fit donc les calculs … Alors … Le cinquième, comme les quatre premiers, ne paya plus rien, Un pauvre de plus ... Le sixième paya 1$ au lieu de 1,50$ (33% de réduction). Le septième paya 2,50$ au lieu de 3,50$ (28% de réduction). Le huitième paya 4,50$ au lieu de 6$ (25% de réduction). Le neuvième paya 7,50$ au lieu de 9$ (17% de réduction). Le dixième paya 24,50$ au lieu de 29,50$ (16% de réduction). On arrive bien à un total de 40$.
Chacun des six clients payants paya moins qu'avant, et les quatre premiers continuèrent à boire gratuitement. Mais une fois hors du bar, chacun compara son économie. «J'ai seulement eu 50 cents sur les 10$ de remise», dit le sixième et il ajouta, montrant du doigt le dixième: «Lui, il a eu 5$!!!» «C'est vrai», s'exclama le septième. «Pourquoi il aurait eu 5$ de rabais alors que moi je n'ai eu que 1$? Le plus riche a eu la plus grosse réduction!» «Attendez une minute, cria le premier homme. Nous quatre n'avons rien eu du tout. Le système exploite les pauvres». Les neuf hommes cernèrent le dixième et l'insultèrent, le tabassère même … Le jour suivant, le dixième homme ne vint pas, il avait déménagé aux Bahamas ou il avait déjà des amis plus agréables à fréquenter. Les neuf autres s'assirent et burent leur bière sans lui. Mais quand vint le moment de payer, ils découvrirent quelque chose d'important: ils n'avaient pas assez d'argent pour payer ne serait-ce que la moitié de l'addition. Et cela est le reflet de notre système d'imposition. Les gens qui paient le plus d'impôts tirent le plus de bénéfice d'une réduction de taxe et, c'est vrai, ils resteront plus riches. Mais malgré tout, en valeur comme en proportions, ce sont eux qui payent le plus, et si vous les taxez encore plus fort et les condamnez à cause de leur richesse, ils risquent de ne plus se montrer. Pour ceux qui ont compris, aucune explication n'est nécessaire. Pour ceux qui n'ont pas compris, aucune explication n'est possible. »

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14 septembre 2010 2 14 /09 /septembre /2010 21:44

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Cela fait maintenant près de 23 ans que j’ai quitté Bordeaux, ville qui vit ma libération sexuelle, sur un mode parfois effréné, de 1978 à 1988. A l’exception de la plage du Porge, la plupart de mes terrains de chasse sont aujourd’hui désertés, chère place Renaudel que j’ai arpentée des nuits entières (je n’aurais plus aujourd’hui cette patience...) ou ont disparu avec les « tasses ». Disparus aussi la totalité des établissements de nuit, bars ou boîtes, où j’ai rencontré tant de garçons, la Boucane, le Vert Galant, Le Différent, le Smart, le 18, le TH, l’Interdit devenu un temps le Yellow Moon ou d’autres, plus éphémères, dont j’ai oublié le nom. D’autres, moins nombreux, les ont peu à eu remplacés, peu ou pas de boîtes strictement « gays » (mais ne fréquentant plus ce genre d’établissements je suis peut être mal renseigné), mais des bars comme le BHV, le Trou Duck, le Codebar. Lorsqu’il m’arrive de franchir la porte de ces endroits je suis étonné de n’y jamais, ou presque, revoir quelques uns de ceux qui furent mes tricks d’un ou de quelques soirs lors de mes « folles » années. Où sont ils donc passés ? Certes quelques uns ont pu trouver le « virus » sur leur passage, d’autres être tellement abimés par le temps que je ne les ai pas reconnus, d’autres encore migrer vers d’autres horizons (il m’arrive d’en croiser à Paris), d’autres enfin ont pu renoncer à affronter le « marché », la plupart d’entre eux ayant maintenant atteints (ou dépassés, ils n’avaient pas tous 18 ans !) les marges de la cinquantaine, se contentant peut être de la virtualité de la sphère internet, des rapports tarifés ou du confort et de la tendresse d’une vie en couple.

Mais où sont les autres ? Sans doute fréquentent-ils des endroits que mes séjours à Bordeaux, fréquents mais brefs, ne m’ont pas donné l’occasion de connaître. Sans doute puisque depuis l’ouverture, il y a quelques mois, d’un nouveau bar, le Gowest, j’ai commencé à en voir réapparaître quelques uns. Ce bar leur rappelle t’il un certain passé, en dépit d’une décoration très moderne, ayant été ouvert par un « pilier » des établissements gays bordelais, ancien propriétaire de plusieurs bars et du sauna 137 et réalisant un brassage de clientèle, du plus jeune au beaucoup moins... ? Le «patron» a un humour « folle » acéré. Lorsque nous sommes passé cet été, avec Bertrand, il est venu vers moi me disant « Je vous connais vous, je vois qu’on aime toujours les petits jeunes ». Comme je lui faisais remarquer que Bertrand avait atteint un âge qui ne méritait plus depuis longtemps le qualificatif de "petit jeune", il se tourna vers lui : « que d’années de « métier » » ! Lors de mon dernier séjour mensuel à Bordeaux, seul cette fois, J’ai alors vu entrer un « personnage » que je n’ai pas reconnu au premier coup d’œil, jusqu’à ce que j’entende le son de sa voix et que l’évidence s’impose, le prénom m’échappait, mais pas son surnom « Sheila ». Je l’avais rencontré fin 78, 20 ans, je ne sais plus si c’était dans un bar ou sur une place de drague. Lorsqu’il m’avait amené dans sa chambre, tous les murs étaient tapissés de photos de Sheila...Je l’avais revu de temps à autre, lui et ses deux frères (ou demi-frères ? ce ne fut jamais très clair), également homosexuels, puis quelques années après mon départ pour Paris je l’avais croisé au BHV, quelques kilos en plus, où il faisait des spectacles de travesti.

Comme nos regards se croisaient il m’apostropha à haute voix par delà le bar « au lieu de faire celui qui ne me reconnait pas tu ferais mieux de m’offrir un verre ». 52 ans maintenant, il ne les marquait pas, mais le jeune homme plus que mince est devenu obèse, près de 100kg m’a t‘il avoué. Il continue à vivre de ses spectacles de « travesti professionnel ». Alors que nous parlions du passé, et notamment de ses joutes verbales avec "Ginette"  (http://limbo.over-blog.org/article-ginette-46573957.html) qui étaient du style « touche pas à mon « mari »), il me dit « il me semble qu’on parle de toi de l’autre côté du bar ». Je reconnus alors A., sud américain rencontré il y a environ 15 ans à « L’Arène », un autre bar qui a fermé ses portes, à Paris où il était Gogo-boy (il m’avait entrainé dans sa « loge » , puis chez lui) et que j’avais revu quelques années après au « Banque Club », toujours aussi bien foutu et doué pour le sexe. A 45 ans maintenant, autant que son tee-shirt moulant le laisse entrevoir, il semblait garder un corps d’exception. Il m’a appris qu’il vivait maintenant à Bordeaux.

Lorsque je croise des personnages comme « Sheila », même sentiment dont j’avais fait part à propos de ce bar de Sitgès ou se donnait un spectacle de travelos, ce film culte de la culture gay, « Torch Song Trilogy » , me revient à l’esprit (http://culture-et-debats.over-blog.com/article-939923.html)

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10 septembre 2010 5 10 /09 /septembre /2010 19:20

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A Monaco, enfermé en salles de réunions, je n’ai eu que des échos lointains de la journée de manifestation sur les retraites, il est vrai que je me sens assez peu concerné puisque quelle que soit l’issue de cette affaire je devrais (je ne m’en plains pas d’ailleurs!) travailler jusqu’à 65 ans...J’ai entendu et lu que ce fût un succès, qui pourtant me semble bien relatif tant le président est impopulaire et le ministre du travail pris dans la toile médiatique que l’on tisse impitoyablement autour de lui qu’on aurait pu s’attendre à un déferlement irrésistible. Qui sait après tout si notre monarque ne s’est pas astucieusement servi de cette « affaire » Woerth, comme pour les Roms, afin de faire écran au problème de fond ?
J’ai bien plus été marqué, me trouvant à la table d’un de mes collègues qui travaille dans la visite médicale, par les nouvelles que je lui ai demandées de son fils, militaire, victime il y a un an environ d’un très grave accident de la route lors de son voyage de noces en Australie, oubli fatal de la conduite à gauche...Il a bien récupéré de ses multiples fractures, au point de pouvoir reprendre sa carrière d’officier sorti de Saint Cyr, mais là résidait son inquiétude et surtout celle de sa femme, au point aussi de ne plus pouvoir différer son départ pour l’Afghanistan. Pendant sa convalescence les deux soldats successivement partis là bas pour le remplacer se sont fait tués. Ces témoignages directs vous font toucher du doigt, bien plus que les reportages télévisés, le caractère meurtrier d’un conflit que l’on sait sans issue.
Nécessité qui s’impose à vous de faire son devoir, terrorisme islamique, je ne sais, mais le souvenir de cet échange m’a effleuré l’esprit à la vision du très beau film de Xavier Beauvois « Des hommes et des Dieux ». Certains ont éprouvé indifférence et ennui (comme ce critique de Télérama, on n’est jamais trahi que par les siens, qui trouve le film académique et manquant de spiritualité), beaucoup, et je suis de ceux là, ont été transportés. La scène de la « cène » sur la musique du « lac des cygnes » est, cela a été dit partout, un moment d’une émotion extrême mais c’est sans doute le long monologue de Lambert Wilson sur le mystère de l’incarnation qui m’a le plus touché, comme si pour la première fois le voile se déchirait un peu. On ne peut pas non plus ne pas penser au « Dialogue des carmélites » de Bernanos. Frère Luc, incarné par l’extraordinaire Mickael Lonsdale cite Pascal : «Les hommes ne font jamais le mal si complètement et joyeusement que lorsqu'ils le font par conviction religieuse». Si Pascal avait connu les deux barbaries du 20è siècle il aurait sans doute nuancé son propos (ou du moins aurait il étendu le champ du religieux à l’idéologie) mais il me semble que l'on pourrait l'inverser : «Les hommes ne font jamais le BIEN si complètement et joyeusement que lorsqu'ils le font par conviction religieuse»

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1 septembre 2010 3 01 /09 /septembre /2010 22:10

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"L'éternel retour", chaque rentrée est étrangement similaire à la précédente, seul le lieu change. Après Chamonix, Pornichet, Anglet, cette année ce sera à Monaco, la semaine prochaine, qu'une partie des collaborateurs de mon entreprise se réunira. Vendredi je reprendrai mes activités mensuelles à Bordeaux. Cyclique aussi , comme il arrive que les jours fériés tombent un dimanche, la localisation des congrès internationaux est très parisienne cette année, je me déplacerais donc moins, ce qui réjouiras Bertrand.
Sur le plan des nouvelles du "front", elles pont plutôt contrastées en cette fin d'été. Si d'un côté nous apprenons le mea-culpa de Castro (avec un nom pareil c'était écrit!) quant à sa responsabilité dans les discriminations et persécutions homosexuelles lors de sa prise de pouvoir, le "coming-out" du directeur de campagne de George Bush et d'un ministre du gouvernement conservateur britannique, qui, dans la foulée, divorce d'avec sa femme (ah, les souffrances des pédés de droite...), d'autre part un jeune homosexuel israélien se fait enlever et maltraiter par sa famille afin de le forcer à changer d'orientation sexuelle, tandis qu'un jeune iranien est menacé de pendaison pour la même raison (une vingtaine de personnalités viennent de s'en inquiéter, on aurait souhaiter que cette mobilisation soit au moins aussi importante que pour cette jeune femme menacée de lapidation). D'autant plus contrastées que l'on apprend aussi que "L'English Defence League", mouvement qui s'affiche comme multiethnique, qui rassemble des Sikhs, des juifs et des homosexuels hostiles aux musulmans a réussi à s'associer à d'autres mouvement d' extrême droite européens : "Les membres de l’English Defence League sont conscients de cette menace qu'est l’immigration musulmane et qu’il faut contrer à tout prix. Tous nos amis chrétiens, juifs, sikhs et hindous ont une expérience de l’impérialisme islamique" (Khadafi, lors de son récent voyage en Italie, demandant l'islamisation de l'Europe, a décidé de leur donner un coup de main!). Le lien avec l' extrême droite de ce mouvement est parait il complexe. Complexe sans doute, si je fais une comparaison avec ce mouvement français qui organise des apéritifs "saucisson-pinard" à connotation antimusulmane, et dont nous avons eu la surprise, Bertrand le premier, de découvrir, dans un reportage du Nouvel Observateur il y a quelques semaines, la photo de son père, qui, dans les discussions que j'ai pu avoir avec lui, m'était apparu comme un républicain hyper-laïque et de gauche...Après tout, peut être que Nicolaparte, s'inquiétant de cette hostilité grandissante antimusulmane, a eu l'idée géniale, au moment du ramadan, de soulager la pression qui s'exerçait sur eux en ouvrant un autre front, les "Roms". Le ramadan me ramène à une situation qui m'a fait sourire, l'attitude de certains des mes "contacts" de cette religion, qui ne se trouvent plus disponibles pour des "plans" que le soir... Je croyais naïvement que puisque de toute façon les rapports homosexuels sont bannis, cela ne devait pas rendre le "péché" beaucoup plus grave s'il était pratiqué dans la journée...
J'avais abandonné pendant mes vacances la lecture des dernières pages du journal de l'année 2008 de Renaud Camus, Au nom de Vancouver", lecture peu adaptée aux "transats" de Sitgès (lieu que, dans ce même journal, l'auteur dit ne point apprécier). Ces dernières pages parlent notamment de l'affaire Bettencourt et des largesses de cette dernière, dont on peut soupçonner qu'elle souffre de la maladie d'Alzheimer (comme la mère de Renaud Camus si l'on en croit les symptômes qu'il décrit en contant les péripéties de ses rapports avec elle), envers Banier. J'avais complètement "scotomisé" que ce célèbre photographe était homosexuel, amant de Pascal Gregory, familier d'Aragon, etc.
Cette lecture m'a ramené à la "rentrée", celle de l'éducation nationale et donner l'envie de "hérisser le poil", pour s'amuser un peu, des professeurs de ce site. On connait l'obsession de l'auteur quant à ce qu'il appelle "l'effondrement syntaxique global". Il s'agit ici de l'usage de "comment" de nos jours : "sur comment", "à comment", "de comment". Pierre, son ami, lui a fait remarquer qu'il ne pouvait absolument pas faire de "sur comment" un objet de correction dans les copies d'élèves, "tout au contraire", "ce serait critiquer implicitement ou expressément ses confrères. De plus ses remarques et corrections seraient totalement inintelligibles pour ses élèves" : "apprendre à faire usage d'un beau niveau de langue, c'est apprendre à l'enfant, dans de pareils cas....à ne pas parler comme ses parents.....ce serait lui apprendre à ne pas parler comme ses maîtres". "Tel est l'état de dériliction du corps enseignant dans son ensemble qu'enseigner vraiment ce serait enseigner contre lui-défaire le très peu qu'il fait"

Renaud Camus vit dans un autre monde, pas celui où les romans d' Amélie Nothomb (que je viens d'entendre nommer sur Europe 1 la "Ladygaga de la littérature", ce qui n'est vraiment pas gentil pour cette dernière) et Marc Levy sont en tête des ventes de cette rentrée... Pour ma part je vais me précipiter sur le nouveau roman de Pascal Mercier, "Léa", l'auteur de l'extraordinaire "Train de nuit pour Lisbonne".

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29 août 2010 7 29 /08 /août /2010 20:57

 

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Il m’arrive, pour affronter les interminables heures d’avion, d’acheter des romans de gare dont le mérite est de se lire si vite et sans effort qu’on arrive souvent à les épuiser en un seul trajet. Mon choix se porte le plus souvent sur des « thrillers », soit des "polars" grand-public aux personnages inconsistants, soit parfois à connotation ésotérique, comme la quête du Graal, peut être une réminiscence de mon engouement d’écolier pour les chansons de geste dont la légende arthurienne en constitue le cycle breton. C’est ainsi que j’ai acheté le « Da Vinci Code » dans une librairie de Roissy, bien avant qu’on ne parle de ce livre. Plus récemment, ce fût le tour du « Labyrinthe », de Kate Mosse, livre  auréolé d’un prix, le « British Book Arwards », certes pas le prix Nobel, mais peut être le signe d’une certaine qualité. Son argument est également la quête du Graal, la déception est toujours au rendez vous au moment du dénouement, mais c’est le principe même du Graal, métaphore du désir, toujours poursuivi, jamais satisfait. Mais l’ici l’intérêt du livre, dont une grande partie de l’action se passe dans le sud de la France au 13è siècle, est de donner une description très fouillée, respectueuse de la vérité historique, de l’épopée cathare. J’avais oublié que l’éradication de l’hérésie cathare avait duré si longtemps, que l’inquisition n’en était venue à bout qu’en 1244, la chute de Montségur, bien après la « croisade » albigeoise des barons « français » du Nord contre la noblesse du Sud, de 1209 à 1229. Selon ce roman, ce ne sont pas les Templiers, comme souvent, mais des personnages, protecteurs ou proches des cathares, qui auraient été les dépositaires du secret du Graal. Ceci m’a incité à aller chercher sur le site de l’INA l’enregistrement, disponible pour quelques euros, du téléfilm qu’avait consacré l’ORTF (vous vous souvenez, du temps où le service public était de qualité..), dans son émission « la caméra explore le temps », à cette épopée. De lien internet, en lien internet, je n’ai cessé d’être ramené à l’homosexualité, convergence certes facilitée par une vision sélective…Les cathares ont été diversement dénommés, « parfait », « infâme », « bougre », les deux derniers termes ayant également servis à dénommer les homosexuels ; l’évolution du terme bougre est la plus étrange, désignant les cathares au 13è, les homosexuels au 17è et finalement « un brave type » au 19è ! Infâme est resté péjoratif, l’accusation d’infamie, de sodomie ayant été un des motifs de condamnation des templiers. Dommage que ce destin n’ai pas été celui du mot « parfait ». Mais là n’est pas le seul lien entre « cathare » et « homosexualité », la revendication du mariage par les homosexuels ayant été assimilée (convergence étrange avec le FHAR, front homosexuel d’action révolutionnaire) à la dissolution du concept de mariage, sacrement non reconnu par les cathares :
http://www.chemins-cathares.eu/010109_parodie_homosexuelle.php

La quête du Graal ramène aussi à l’homosexualité. Sans parler de Léonard de Vinci, on peut citer Bohort, oncle de lancelot du lac, qu’on a soupçonné d’homosexualité en dépit de ses 9 enfants, ou encore Otto Rahn, officier nazi qui participa à la quête du Graal, émettant l’hypothèse originale d’un lien entre cathares et templiers, de Montsegur à Rennes le Château, et qui se serait suicidé (ou aurait été tué à cause…) pour échapper à son homosexualité, sorte d’ébauche du personnage de Aue dans les Bienveillantes, ou peut être de l’officier nazi des Aventuriers de l’Arche Perdue.

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25 août 2010 3 25 /08 /août /2010 22:07

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"On peut discuter [de] ce que l'on veut sur l'affaire des Roms, mais pas un pape allemand", a dit Alain Minc.
"J'ai envie d'exploser un peu. Ce pape allemand ? Parler comme il a parlé ? En français ?", a dit Alain Minc sur France Inter. "On peut discuter [de] ce que l'on veut sur l'affaire des Roms, mais pas un pape allemand", a dit l'économiste, essayiste et conseiller politique. Son prédécesseur "Jean-Paul II peut-être, pas lui".


"Alain Minc, conseiller officieux de Nicolas Sarkozy, a laissé entendre que, de par sa nationalité, Benoît XVI était "un héritier" du régime nazi. "Son insensibilité qu'on a mesurée quand il a réinstallé un évêque révisionniste, son insensibilité à l'Histoire, dont il est comme tous les Allemands un héritier, non pas un coupable mais un héritier", a-t-il dit."


J'ai du mal à croire qu'un conseiller de Nicolas Sarkozy puisse tomber si bas

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18 août 2010 3 18 /08 /août /2010 19:43

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Nous sommes rentrés à Paris samedi en fin après midi, non sans avoir fait une étape du style « chambre de décontamination », comme nous en avons souvent l’habitude en quittant Sitgès. Vendredi nous étions donc à Sarlat, passant de « sexe, beaux mecs, soleil et calamars » à « foie gras, beaufitude, bateleurs et culture », les deux ont leur charme, tout est question de dosage. Le temps était idéal pour visiter ce joyau médiéval où, contrairement à cet autre nid à touristes, le Mont Saint Michel qui fût notre première étape à l’aller, nous nous sommes forts bien restaurés, chez « Rossignol », à des prix irréprochables. Au Mont Saint Michel, en dehors de la « Mère Poulard » dont j’ai pu apprécier il y a quelques années la fameuse omelette mais dont les additions sont disproportionnées, la plupart des restaurants (qui doivent probablement appartenir au même propriétaire) proposent les mêmes menus, à la limite de l’acceptable en ce qui concerne celui que nous avions choisi, aux mêmes prix!
De Sarlat nous avons rejoint Paris après avoir visité le beau château de Hautefort qui doit sa restauration au mécénat de la baronne de Bastard et la ville d’Uzerches, la « perle du limousin », qui, désertée et sous un ciel menaçant, nous a semblé devoir marquer le point culminant de la dite « décontamination ». Nous n’imaginions pas que nous allions la poursuivre pendant 48 heures dans un Paris automnal.
Que faire un dimanche après midi quand il pleut et qu’on juge prématuré, après dix jours à Sitgès, de se réfugier dans un lieu de débauche ? Cinéma donc, trois films enchainés dans l’après midi, « Killer inside me », « Les insoupçonnables » et « Poison mortel ». On oubliera vite le second, polar glacé que l’on voit sans ennui mais sans adhérer jamais à l’intrigue peu crédible. Si du premier je retiendrai surtout l’interprétation étonnante de Casey Affleck dans le rôle d’un shérif-adjoint psychopathe, c’est le troisième qui m’a le plus marqué. On comprend que ce film intimiste, sobre et sensuel, un genre où excelle le cinéma français, qui raconte les premiers émois de la chair chez une adolescente élevée dans un catholicisme rigoureux, ait obtenu le prix Jean Vigo. Certaines associations intégristes y ont vu un film christianophobe, ce ne fût pas mon sentiment. On y découvre au contraire, ce qui correspond à mon vécu, les différents visages de l’Eglise, celui de la Loi, incarné par le personnage de l’Evêque qui choisit un passage de Saint Paul sur l’opposition de la chair et de l’esprit lors de son sermon et celui du prêtre au quotidien, lui même soumis aux tentations de la chair, confident pragmatique. L’absence de « parti pris » du réalisateur explique sans doute les commentaires très opposés qu’on peut lire quant au « message » du film. L’interprétation est remarquable notamment celle de Lio, inattendue dans un tel rôle de mère catholique, ou de « l’enfant de chœur » si émouvant, sans parler de Galabru, égal à lui même.

Les vacances ne m’ont pas complètement tenu éloigné de l’actualité. Si la référence au nazisme par Michel Rocard m’a paru manifester l’effet délétère de la chaleur sur des organismes un peu fatigués, j’aurais tout de même volontiers fait cadeau à notre souverain de l’ouvrage d’Hergé « Les bijoux de la Castafiore ». Cela lui aurait rappelé que les gitans sont des boucs émissaires bien faciles et que l’attitude du « Capitaine Haddock » qui les a accueillis dans le parc de son château a nettement plus de panache. Mais il est plus facile d’entrer dans des camps de « roms » que dans nos banlieues....Une action « pseudo sécuritaire » qui n’est entreprise qu’à des fins politiciennes, même si l’on éprouve pas l’effroi qu’elle eut suscitée si elle l’avait été en raison de convictions idéologiques, ne mérite que le mépris.

 

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8 août 2010 7 08 /08 /août /2010 20:25

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Près d'une semaine déjà que nous sommes arrivés à Sitgès et le soleil ne nous a pas quitté. Nous ne sommes pas les seuls à avoir eu cette idée, encore plus de gays que l'année dernière et toujours autant de français. La gravité de la crise qui frappe l'espagne est tout de même perceptible à travers le nombre de commerces qui ont fermé, notamment notre salle de musculation, et semble t'il, moins d'hétéros....Impossible en tous cas de trouver de la place sur la plage gay du centre ville si l'on n'a pas pris la précaution d'y poser sa serviette dès le petit déjeuner. Quel contraste avec la plage très familiale de Saint Jean de Luz où nous avons passé une heure ou deux en début de semaine, la médiocrité du temps nous ayant dissuadé d'aller à la plage gay des 100 marches à Bidart. A Saint Jean de Luz, dont la plage semble figée dans le temps depuis mon enfance, tous les garçons sont en bermuda et ce n'est que chez les hommes d'un âge certain qu'on peut apercevoir, ça et là, un slip de bain. A Sitgès, sur la plage gay, le slip de bain est roi et change tous les jours ou presque, façon à mettre en évidence ses atouts à utilisation nocturne, et ce n'est que chez les hommes d'un âge plus que certain, assez peu nombreux, que l'on peut découvrir short et bermudas...
Hier soir nous avons diné à "L'alma", restaurant de cuisine française tenue par deux lesbiennes et qui n'a pas le succés qu'il mérite car on y mange fort bien pour un prix raisonnable. Nous y avons assisté à une soirée un peu exceptionnelle, une des convives fêtant l'enterrement de sa vie de jeune fille. Ses amies, déguisées en diablesses, lui avaient organisé une "surprise", une animation par un "travelo" qui une fois son spectacle terminé s'est éclipsé dans les toilettes pour se changer, et est reparti tel un clown triste. Influencés sans doute par ce divertissement, nous avons dérogé à notre circuit nocturne habituel dans les établissements "à la mode" que j'ai décrits ailleurs, pour aller au "Comodin" où un spectacle très couru de travelos "à l'ancienne" se déroule le dimanche soir. Je n'ai jamais été très friand de ce genre de shows, encore cette impression vague de tristesse derrière les déguisement extravaguants de ses acteurs dont la jeunesse est loin et à l'embonpoint marqué, mais Bertrand y est plus sensible et puis cela me change de me retrouver dans un public où je suis loin d'être le plus âgé!

 

 

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28 juillet 2010 3 28 /07 /juillet /2010 16:20

 

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Même si j'ai pris un  certain plaisir à suivre plusieurs saisons de la "Nouvelle star", je ne n'aurais jamais imaginé que cette émission, ou tout au moins l'élimination d'une des candidates,  il y a environ deux ans, puisse tenir lieu d' exemple pédagogique du concept de "Bathmologie" . Renaud Camus attache une grande importance à cette invention ludique de Roland Barthes, nombre de ses travaux d’écriture s’inscrivent dans cette mouvance, le jeu des niveaux, la science des degrés, toutes les formes possibles d’un retour à la même chose qui ne soit plus la même chose, on comprendra qu’il soit de la plus grande importance pour moi d’éclairer votre lanterne.

Voici donc quelques explications par Roland Barthes lui-même, mais comme je doute qu’elles suffisent à totalement éclairer la question, je ferai ensuite appel à l' exemple pédagogique, trouvé sur le net, à propos du cas de Cindy Sander , l' inoubliable candidate malheureuse de la nouvelle star 2008.

Roland Barthes d’abord :
« Le Texte, c’est le champ de l’aruspice, c’est une banquette, un cube à facettes, un excipient, un ragoût japonais, un charivari de décors, une tresse, une dentelle de Valenciennes, un oued marocain, un écran télévisuel en panne, une pâte feuilletée, un oignon, etc. »
ou encore :
« La bathmologie ce serait le champ des discours soumis à un jeu de degrés. Certains langages sont comme le champagne : ils développent une signification postérieure à leur première écoute, et c’est dans ce recul du sens que naît la littérature » (R. Barthes)


ou encore, trouvé sur un blog :
« Si on veut se mettre à lire Renaud Camus, par où commencer ? - Pour commencer à lire Renaud Camus, il est indispensable d’avoir déjà lu un livre de Renaud Camus ». »

Passons donc à l’exemple pédagogique :

“Cindy et la bathmologie
Cindy Sander me rend malade….. Cindy est l'énigme du PAF. Dans la masse des sourires condescendants qui accueillent Cindy sur tous les plateaux de France, l'ironie est évidente, …, elle est méritée : cette incarnation de ringardise qui vient mendier sa chance à la télé depuis des années, c'est la Cindy que vous aimez haïr, celle dont nous entonnons en cœur le Papillon de lumière pour mieux en dénoncer la nullité. ….  Cindy condense le pathétique des anti-héros de la télé-réalité, et le talent comique des "inoubliables" de la Nouvelle Star. Ce qu'il y a de nouveau avec Cindy, c'est qu'elle n'a pas l'air de s'en apercevoir. Et la télé devient un immense dîner de cons, depuis trois semaines, dont personne ne sait si la victime comprend ce qui lui arrive. Parce que c'est tellement gros que même avec la tension nerveuse, l'orgueil et l'instinct de survie, on ne voit pas très bien comment la condescendance générale a pu lui échapper. Cindy n'est pas une Cendrillon, mais elle le deviendra peut-être, si ses nombreux interlocuteurs persistent dans leur sourire carnassier. Elle ne sera jamais "la reine du bal vers qui se tournent les yeux éblouis", mais elle risque bien de devenir la pauvre chose qui fait pitié après avoir été la risée de tous. A moins que Cindy ne soit la plus cynique de tous, ce que je lui souhaite sincèrement même si j'ai décidément du mal à m'en convaincre. Cindy me rend malade parce que je n'arrive pas à résoudre l'équation, je ne sais pas à quel degré la prendre. Une énigme bathmologique. La bathmologie, c'est une sorte de science des degrés que Barthes a inventée dans ses dernières années et qui a fait long feu, mais elle est bien pratique à démêler l'enchaînement dialectique des discours :

1er degré : Cindy Sander chante bien, elle a son "style" elle est intéressante. (J'aime)
2ème degré : Cindy Sander chante mal, le jury la vire, on se moque d'elle sur internet et dans les médias. (J'aime pas)
3ème degré : Cindy Sander est intéressante, puisqu'on se moque d'elle, elle fait le buzz, elle est rentable. (J'aime)
4ème degré : Cindy Sander est le désolant symbole d'une société cynique qui exploite les pauvres gens en les humiliant. (Jaime pas)
5ème degré : Cindy Sander a réussi à profiter des producteurs qui profitent d'elle : elle est drôlement maline en fait. (J'aime)
6ème degré : Cindy Sander est non seulement nulle, mais en plus cynique, désabusée, elle nous vend sa merde sans état d'âme. (J'aime pas)
Personellement, j'en suis plutôt au niveau 4. Mais rien n'interdit de poursuivre au fil des futures aventures de la demoiselle.

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25 juillet 2010 7 25 /07 /juillet /2010 21:40

 

 

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Nous sommes, Bertrand et moi, en vacances depuis vendredi soir. Comme chaque année, ou presque, nous irons à Sitgès du 3 au 13 aout, mais nous décidons toujours au dernier moment, en fonction de la météo,  du trajet aller et retour qui nous y amènera. Cette fois nous partirons jeudi pour le Mont saint Michel que Bertrand ne connait pas, avant de rejoindre Bordeaux vendredi où nous espérons que le temps, qui s'annonce incertain à l'ouest,  nous permettra d'aller initier notre bronzage à la plage gay du Porge. Dimanche nous atteindrons Saint Jean de Luz, la ville de mes vacances d'enfance et d'adolescence, sans oublier d'emporter le CD des chansons  basques de Louis Mariano, avec au programme un diner prévu "Chez Pablo" (ah les succulents chipirons à l'encre!) et une perfection du bronzage (croisons les doigts, le Pays Basque est peut être encore plus arrosé que la Bretagne) à la plage, gay elle aussi, des "100 marches" à Bidart. Le 3 au matin nous traverserons la frontière à Irun pour nous diriger vers Sitgès. Le 13 nous prévoyons un retour sur paris avec une étape en Dordogne à Sarlat, que bien que bordelais je n'ai jamais visité.

 

Nous avons vu ce week-end un film qui m'a enchanté, une comédie tendre, "Le premier qui l'a dit", l'histoire d'un fils de bonne famille italienne qui se fait doubler par son propre frère pour faire son coming out. On pourrait reprocher au réalisateur une certaine naïveté dans ce pamphlet en faveur du droit à la différence qui oscille entre la comédie à l'italienne et le mélodrame, il me semble pourtant que le film fait souvent "mouche"  et touche au plus profond. Courrez y.

On est loin de l'émotion et de la tendresse avec "Inception", thriller fantastique, métaphysique ou de science-fiction, on ne sait, mais un peu trop intelligent, trop brillant. On est sidéré par la virtuose du réalisateur qui semble arriver à ne pas se perdre dans ces mondes de virtualité/réalité emboitées, le spectateur lui un peu, et puis après tout le réalisateur aussi si l'on en croit le dernier plan du film!

 






 

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